LE TRAITÉ DE MANCHABALLE III
ment Caroline ne payera pas les cent mille francs.
D'abord, parce qu'elle ne les a pas,
et ensuite parce que, quand elle a signé le traité, elle était mineure. Une canaillerie en vaut une autre. Mais c'est égal. 11 me semble qu'il y a là une petite campagne à entreprendre, et qu'il faut protéger un peu ce pauvre bétail féminin que vous aimez tant, contre ce que je pourrais appeler la traite des blanches.
Et quand j'ai voulu prouver à Dubard que Caroline ne pouvait décemment lui payer cent mille francs de dédit avec trois cent cinquante francs par mois d'appointements, il m'a répondu :
— Et mes avant-scènes, pourquoi les comptez-vous? Votre fille n'a-t-elle pas mes avant-scènes ?
Ses avant-scènes I II n'y a jamais personne dedans. Si celles de Caroline n'étaient pas mieux garnies, où irions-nous, Seigneur!
Ï74 LBS PETITES M AN CHABALLE
C'est-à-dire, monsieur Richard, que je n'oserais même pas vous intéresser à sa cause.
Votre servante dévouée,
VeUVe MANCHABALLE.