SCENE V
FALERPIN, AMORGO, MADAME AMORGO, entrant par l a droite. A morgo a à la main un petit sac en cuir de Russie. Madame A morgo va cherciier des livres dans le meuble de gauche et les lorte à Amorgo, qui les met dans le sac.
FALERPIN, se rapprochant d'eux.
Ah çà!... vous partez donc ?
AMORGO, étonné.
Vous restez, vous ?
FALERPIN
Pourquoi pas?... [Geste évasif d' Amorgo. Falerpin, inquiet j insistant.) Vous avez l'air de dire que je gaffe?... [Silence d' Amorgo.) Vous soupçonnez donc quelqu'un de la maison?.., [Amorgo hoche la tête. — Falerpin, renversé.) Boispierre?... [Silence explicite d''Ai7iorgo, qui continue à ranger ses livres dans le sac. — Falerpin, s'indignant.) C'est insensé, voyons! Pourquoi le soupçonnez-vous?... Parce que Boispierre se fait sa matérielle au Cercle? Parce qu'il ratiboise les vieux généraux?... Mais ils n'ont qu'à savoir se défendre! Ils jouent comme des tambours!... [S'animant de plus en plus.) Boispierre est un honnête garçon, voyons! C'est mon camarade d'enfance ! Je mettrais ma tête sur le billot, moi, qu'il est innocent!... [A bout d'arguments.) Et puis, enfin, quoi! Il a constamment perdu, ici!... Est-ce que ça perd, un grec ?...
AMORGO, froidement.
Ça amorce!. ..
MADAME AMORGO, de même.
En tout cas, n'est-ce pas?... une maison où il faudrait mettre ses bijoux sous clef!... [Amorgo et madame Amorgo sortent.)