SCÈNE V
DUFOURAGE; seul.
Encore une bonne acquisition que je viens de faire là... H est intelligent... et mes affaires iront bien, si je puis le dresser à la tenue des livres... comme je la conçois. Il pourra même me donner des conseils... car je suis dans le plus grand embarras. Conçoit-on l'audace de ce feld-maréchal , qui me propose de faire tomber au pouvoir des assiégés, les convois que je destinais au détachement de l'aimée qui est cantonné ici... je ne sais pas à quoi ces gens-là pensent... ma parole d'honneur... ils s'imaginent me séduire pour une misérable somme de cent mille frs.ncs... c'est inoui !... maintenant dois-jelui répondre, ou doisje garder un silence héroïque?... avec cela , il y a un tas de gens qui viennent me dire qu'avant trois jouis nous allons être cernés par un corps de troupes de vingt mille hommes !... mais c'est qu'il a poussé l'audace jusqu'à ni'envoycr dix mille francs en bons billets de banque... Ces grands seigneurs se croient tout permis J Ils sont là... ( il met la main sur sa poche de côté.) C'est affreux ! on ne se conduit pas aiusi avec un honnête homme , sous prétexte qu'il est fournisseur... Mais qu'est-ce qui ni'arrive-là?. .. c'est celte petite fermière, ma voisine j il s'agit sans doute d'avoine ou de foin... Bonne affaire pour moi.