‹ Les petits appartemensChapitre 198 sur 356 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ÉM1LTE, YALBRUN, JOLICOEUR.

( Emilie tient sous son bras un portefeuille de dessin. )

VALBRTJN.

Comment, c'est toi, mon vieux camarade?. . . Par quel hasard te trouves-tu ici à la tête d'un semblable établissement?

JOLICŒUR.

Vons savez bien que j'étais maître d'armes, général: j'avais commencé par établir un tir dans les environs ; mais ayant remarqué qu'en fait de duels, les restaurateurs me faisaient un tort sensible , j'ai pris' un restaurant , et je m'en suis bien trouvé.

air : J'ons un curé patriote.

Deux rivaux d'humeur guerrière Arrivent-ils en ces lieux , Rien n'égale leur colère. . .

Il faut la mort de l'un deux ; L'enseigne du restaurant Frappe leurs yeux à l'instant. . .

Et voilà , (Bis.)

La colère qui s'en va. (Bis.)

( Parlant bas au général. ) J'ai joint à mon établissement des cabinet particuliers, et ça m'a encore réussi. . .

Même air.

Une gentille griselte Suit un riche séducteur :

Le grand jour qui l'inquiète Effarouche sa pudeur; Moi soudain de m'écpier :

Cabinet particulier !

Et voilà , (Bis.)

La décence qui s'en va. (Bis.)

YALBRUN.

C'est très-bien pensé.

JOLICŒUR.

Cet établissement existait déjà j mais personne ne le visitait. Moi qui avais exercé avant d'être soldat, j'ai remis tout sur un nouveau pied; l'ancien propriétaire n'y entendait rien.

VALBRUN

Reçois mon compliment.

JOLICCEUR.

General, si vous voulez faire un essai de mon savoir en gastronomie ?- . .

VALBRUN

Volontiers. . . Sers-Dous un petit repas délicat.

JOLICŒUR.

Soyez, tranquille, général. ( En rentrant. ) Vite à la cave ! à la broche!

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