SCENE XVI
UOLLIN, BONNARD.
BONNABD.
Allons, allons, tout va bien, mon cher Boulin, ma femme est enchantée du mariage de sa fille, et j'ai fait portera la poste la lettre que j'ai écrite à votre oncle.
BOULIN
A la poste? quoi, déjà?
BONNARD
Ah! cà, qu'avez-vous donc, mon gendre? vous avez l'air mal à votre aise... embarrassé?
boulin, d'un ton pénétré.
Ah ! monsieur, je suis le plus malheureux des hommes !
bonnard.
Eli! bon Dieu! que vous est-il donc arrivé ?
BOULIN
Vous me voyez au désespoir!
BONNARD
Comment!
Je me flatte que- vous aurez apprécié mes sentimens; Dieu merci, ce n'est pas l'intérêt qui a dicté mon choix; non , mademoiselle Emma a des frères, c'est vrai... elle n'eu aurait pas que je l'aurais épousé» tout de même; aussi devez-vous être convaincu de la grandeur du sacrifice. Mais l'honneur, la délicatesse... le fait est que j'ai un rival.
BONNARD
Un rival ?
boulin.
Aimé!... adoré peut-être.
BOULIN
Qui vous l'a dit?
Je l'ai vu.
Ou
C'est impossible.
BOULIN
BONNARD
BOULIN
BONNARD
BOULIN
Je vous demande, pour toute satisfaction, l'union de ces deux tendres amans.
BONNARD
Du tout, du tout!... ma parole est sacrée... et le contrat'.'
BOULIN
Père estimable, je ne vous quitte pas que vous n'ayez donné votre consentement au bonheur de mon rival... l'infortuné! il est là qui attend son sort, dans l'antichambre.. Allons, docteur, pourquoi trois malheureux, quand un seul peut suffire... je me me dévoue, unissez votre fille à celui qu'elle aime.
BONNARD
Mais monsieur...
boulin , l' interrompant.
Vous êtes attendri!
bonnard.
Comment?
BOULIN
Je vous dis que vous êtes attendri... (à lui-même.) Allons, frappons les grands coups.
BONNARD
Ah! morbleu... il y a là-dessous quelque malentendu, et nous allons voir si devant ces dames... (// appelle. ) Emma !... madame Lambert!...
boulin , au fond.
Venez, jeune homme, accourez dans les bras de celui que vous pouvez maintenant nommer sans crainte votre père!