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SCÈNE V. FILERIN, GUSTAVE

Cl STAVE.

Comment, mon cher confrère, vous avez peur de la rougeole.

FILERIN.

C'est une faiblesse, si vous voulez... mais c'est avec ces précautions là que je suis arrivé à soixante - dix ans sans la plus légère indisposition.

Je conçois qu'à votre âge!;..

FILERIN.

Aon. non, mon cher ami , j'ai été comme cela toute ma

a le... on n'est pas médecin pour rien... les précautions'... les

précautions!... vous autres jeunes gens... vous allez... vous

allez , vous passez les nuits à travailler... vous sortez par tous

les temps, vous ne pensez pas que le brouillard est mal sain..* que l'humidité amène des cathares... les chaleurs des pleurésies!... moi, voyez-vous, je sors aujourd'hui... je vais voir quelques malades, pourquoi?... parce qu'il fait beau... l'air est sec... cela ne peut que me faire du bien... mais aussi je ne m'amuse pasà eu aller voir une douzaine... je rentre de bonne heure... je dîne légèrement... je me couche à dix heures, et il n'y a pas à venir me chercher une fois que je suis au lit... pour tout l'or du monde je ne me dérangerais pas. Quand ou se doit au public , il faut se soigner.

GUSTAVE

C'est une manière de voir comme une autre.

( Filerin prend des pastilles ).

Mon dieu, monsieur Filerin, est-ce que vous êtes enrhumé?

FILERIN.

Non, ma chère Margueritte... mais ça peut venir... un rhume arrive... il vous tombe sur la poitrine: la péripneumonie se déclare , et puis votre serviteur de tout mon cœur... et un médecin qui meurt, r.a fait toujours mauvais effet... ça décrédite la médecine... A propos de ça, jeune homme, je suis furieux contre vous...

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