SCÈNE III
LEs mêmes, FIRM1N , entrant et se cachant.
adèle, à part, le voyant.
C'est Firmin !
Denise , le voyant aussi.
C'que c'est qu'un rêve pourtant, ça vous laisse des idées !
THOMAS
Allons , vous êtes folles toutes deux. ( à Adèle. ) Vous }
(9) inam'zelle , dépêchez d'finir vos bouquets ; la compagnie pe f arriver d'un instant à l'autre; et une fois mariée, n'vo avisez plus de rêver; ça n'plairait peut-être pas a vot' mari. firmin , bas , s' approchant d'Adèle.
Ma chère Adèle , j'ai mille choses à te dire.
thomas , prenant Denise à part.
Et vous , ma chère Denise, surveillez ma fille plus que jamais.... Ce jeune homme , ce révc, c'est sérieux, trèisérieux !
deni.se:
Eli ! mon dieu, soyez tranquille; j'en réponds comme de moi-même.
THOMAS
Moi, je vous connais; vous êtes d'une faiblesse.... Je soupçonne Firmin , ce jeune hussard.... Il rôde souvent autour de notre maison.... prenez-y garde, au moins.
Air: de M. Guillaume.
Surveillons bien ce jeune militaire ,
Il est adroit ; il paraît amoureux
Ces lurons sav' tromper un père ,
Sous sa barbe, et même k ses yeux, (bis.)
(Firminfait tout ce que Thomas annonce dans le couplet.}
En tapinois il s'approch'roitds'a belle.
Qui le second' peut êtr' trop bien. Il pourrait ben baiser la main d'Adèle,
Que vous n'y verriez rien. {ter.)
denise , Jinement.
Au lieu que vous
{ Adèle cache Firmin avec son tablier. )
THOMAS
Oh ! oh ! c'est différent , j'ai de l'expérience... Ah ça , mes enfans , je m'en vais un peu sur le port , rassembler nos amis ,
nos parens Ah'.jarni, quel moment! j'enpleure d'avance,
parce que.... le choc des sentimens.... vrai, ça m'fait mal à
moi Adieu , mes enfans.
( Il sort en chantant. ) Les bateliers d' la Grcnouillièrc , Vantez qu' ça fait d' jolis garçons l etc.