‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 160 sur 412 · RELIQUES DE SAINT JULIEN ET L'ABBAYE DE MORIGNY · texte numérisé non relu

RELIQUES DE SAINT JULIEN ET L'ABBAYE DE MORIGNY

On dit que le crâne de saint Julien fut apporté d'Orient à Paris, du temps de saint Grégoire le Grand. La reine Brunehaut, à qui il fut donné, en fit présent aux religieuses qu’elle avait établies près d'Etampes. Une partie de ce crâne se trouvait à Morigny, près d'Etampes, et l’autre à Paris, dans l’église des chanoinesses régulières de Sainte-Basilisse.

Nous avons demandé des renseignements sur ce sujet à M. Bonvoisin, chanoine honoraire, curé de Notre-Dame, à Etampes. Voici sa réponse :

L'abbiye de Morigny, ainsi que l'église, fut bâtie sur un terrain donné par un nommé Anseau, par la générosité des Etampois. Mirare qui legis hwæc….. antiqui nostri omnia quæ hic cernis ex paunerum eleemosynis construxerunt, Non reæ, non comes, non aliquis magnalum, uliquid institut.

Tout a disparu. Déjà dans le commencement du xvie siècle, l'invasion des abbés commendataires lui avaient fait perdre de sa première splendeur, L'Histoire des anhiquatés d’Etampes, 1630, sisnale des abbés qui laissaient dépérir l'édifice, et lorsqu’est arrivée la tourmente de 93, il n’y avait plus de religieux: Les bâtiments de l’abbaye étaient loués et occupés par tout venant ; c’étaient des ruines ; de l’église, il ne reste que Le chœur,

Le dernier abbé (de Tressin) ne résidait pas; un religieux cordelier d’Etampes allait dire une messe tous les dimanches à l’abbaye.

Aujourd’hui, l’église paroissiale ayant été démolie, le chœur de l’église abbatiale, seul survivant, est devenu l'église de la paroisse ; c’est un beau eo! bon reste du x1118 ou xive siècle.

Quant aux bâtiments, is ont disparu; mais où pense qu’une partie du nouveau chäleau, enclavée dans des constructions plus modernes, provient des anciens bâtiments : I! es! impos- Sible de Le savoir autrement ; le tout a été recouvert de plâtre et rieu n'indique d’anciennes cons- &uctions.

Quan: au crâne de saint Julien :

Il y avait autrefois auprès de la tour de Brunehaut, paroisse de Morigny, une abbaye de religieuses dont il ne restait en 1680 que la chapelle de saint Julien, martyr d’Antiochie, et l'on croit que la reine Brunehaut avait fait bâtir cette abbaye.

Des ouvriers qui travaillaient au maitre-autel de cette chapelle en 1648, trouvèrent un coffret de jlomb qui fut ouvert en présence de l’abbé de Morigny, par Jean Hochereau, doyen de Notre-Dame d’Etampes, assisté de Nicolas Tyrouin, curé de Saint-Basile, et l'on y trouva la partie postérieure d’us crâne, un os de bras en trois pièces, une vertèbre, plusieurs poudres d'os, et une pièce antique sur laquelle étaient gravés les mots suivants :

Hic jacet caput 8. Juliuu, martyris, quod Sevsrinus attulit de Antiochia civitale, temportbus Brunegildis Reginæ.

Et au revers :

Ex o5s bus S. Chrislophort, — Brachium S. Gamadielis.

Ces relques furent déposées, d’après les ordres de l’archevèque de Sen:, dans la sacristie de l'abiaye, aiusi qu'il est dit au procès-verbal, dressé pur ledit doyen de Notre-Dame,

Cela est résumé des Anfiquilés d'Etampes, par Dom Fleuveau, 1680.

Il n'y a maintenant, nulle part, trace des reliques de saint Julien, ni à Etampes, ni à Morigny.

Peut-être auraient-elles été transférées à Seus, qui avait et qui a encore une insigne col- Jection.

Morigny était de ce diocèse.

Le Martyrologe indique deux saints Julien, martyrs, entre autres, saint Julien de Constantinople, Q juin ; saint Julien d’Antioche, el sa femme, 9 janvier,

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