ÉCRITS DE SAINT MARCEL
Nous possédons deux Epitres que l’on regarde comme étant de lui, quoique un peu altérées : l’une est adressée aux évêques de l1 province d’Antioche, où il traite de la primauté de l'Eglise romaine, qu'il prouve devoir être appelée Ze chef des Eglises; il y déclare aussi que, de droit, nul concile ne peut être célébré que par l'autorité du souverain Pontife. L'autre est écrite au tyran Maxence, où il lui dit que les vrais prêtres de Dieu aiment beaucoup mieux être poursuivis pour la vraie foi, que d’être riches et honorés sur la terre, pour perdre enfin le ciel; parce que, dit-il, «tout ce qui est ici-b's n’a poiut de durée ; mais ce qui est au delà est éternel». Voilà ce que les historiens nous apprennent de saint Marcel, dont la fête est célébrée dans l'Eglise avec office semidouble, par l’ordre du pape saint Grégire VII. Parmi les églises de France dédiées en l'honneur de saint Marcel, pape, nous ne connaissons que celles de Saint-Marcel de Cluny, de Vandenesse-sur- Arroux et d'Yguérande, au diocèse d’Autun : il y en a sans doute d’autres.