‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 308 sur 412 · ncolæ manentes · texte numérisé non relu

ncolæ manentes

19 JANVIER. à

célébration fréquente de la messe, par une oraison assidue, par une perpétuelle abstinenee de viande et par d'abondantes aumônes versées dans le sein des pauvres. Plus ses sentiments étaient humbles, plus sa vertu était exaltée par la renommée publique. C'était au point que, sans parler des Anglais et des Normands, les prélats étrangers se recommandaient à ses prières. Il mourue en 1095. Il avait été évêque trente-deux ans, et en avait vécu quatre-vingt-sept. Il fut enseveli dans sa cathédrale et canonisé en 1203.

On a représenté saint Vulstan : 40 rendant la vue à une religieuse aveugle, au moyen du signe de la croix ; 20 refusant un plat d’oie qu’on lui présente. On raconte qu’étant un jour à dire la messe, il sentit l'odeur d'une oie qu’on faisait cuire à son intention : le fumet du rôti ne laissa pas de chatouiller agréablement son estomac saxon; mais surmontant bientôt cette tentation de gourmandise, il promit à Notre-Seisneur Jésus-Christ présent sur l'autel de ne jamais toucher de sa vie à cette espèce de viande : lorsque donc on lui en présentait, il feignait de ne pas l'aimer; — 30 enfoncant sa crosse dans le tombeau de saint Edouard le Confesseur.

La vie de saint Vulstan à été écrite par Guillaume de Malmesbury (dans Warthon, t. n1), par Florent de Worcester et par Capgrave. Voyez aussi l'Histoire de la cathédrale de Worcester, par Thomas.

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