‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 31 sur 412 · PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION. XXXTII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION. XXXTII

Giry excellent, mais trop vague, trop général. Baillet raconte en détail comment saint Epiphane a rendu moins dures à l'Italie les dominations successives de Ricimer, d’Odoacre et de Théodoric. Sans doute, la meilleure méthode de compléter le Père Giry est de remonter aux sources, dans les Bollandistes, et nous l’avons constamment suivie ; mais il y a beaucoup à prendre aussi dans Baïllet et surtout dans les savantes notes de Godescard ; nous l'avons pris. On ne pourra plus dire que ces deux auteurs, inférieurs au Père Giry en tant de points, ont sur lui quelques avantages: nous leur enlevons ces avantages pour enrichir notre édition.

Pour tous ces emprunts, s’ils sont textuels, nous les mettons sous forme de notes avec le nom de l’auteur. Si nous nous les approprions en modifiant le style, nous les mêlons à la trame du récit.

Ce que nous venons de dire ne regarde guère que les saints qui ont joué un rôle fameux dans le monde; ce rôle, nous avons dû, plus que le Père Giry, le faire ressortir. Quant à ces vies toutes privées ou toutes célestes, qui ne semblent en rapport qu'avec Dieu, ou qui ne se manifestent aux hommes et n’influent sur eux que d’une façon miraculeuse, notre pieux auteur excelle à les peindre: là il n'oublie aucun trait, aucune beauté, et son langage semble d’un ange. L’altérer eût été une profanation ; nous l’avons seulement retouché avec respect comme dans les précédentes éditions.

Lorsque le Père Giry, dans l’histoire d’un Saint, ne fait pas assez connaître ses écrits, nous n’omettons jamais de combler cette lacune par une notice bibliographique que nous empruntons à Godescard, ou que nous faisons, tantôt en analysant Dom Ceillier, tantôt en parcourant les œuvres complètes du Saint dans la patrologie de M. Migne.

Nos vues, en complétant l’œuvre du Père Giry, sont non-seulement d’ajouter aux gloires qu’il célèbre quelques traits oubliés, mais de contenter la pieuse curiosité du lecteur, et de lui éviter toute espèce de fatigue et de recherches. Il trouvera dans le texte même, ou en notes, pour certains usages politiques ou religieux, pour quelques hérésies, parfois pour des mots peu usités ou techniques, une courte explication; pour les abbayes, leur histoire abrégée ; pour les Ordres religieux, une notice sur leur origine, leurs règles, leurs progrès, leur état actuel.

Les vies de saints que nous avons ajoutées à celles du Père Giry dépassaient le nombre de cinquante dans la première édition. Dans celle-ci, il nous à fallu en faire ou en refaire beaucoup plus, outre les deux mille notices qui développent le Martyrologe, car depuis le xvim° siècle, on a trouvé des documents ignorés alors, et des Saints ont acquis une plus grande importance par le culte particulier que l'Eglise leur rend aujourd’hui. Nous avons choisi de préférence, parmi ces innombrables habitants de la gloire céleste, ceux dont le passage sur la terre a laissé des traces plus spéciales et plus saillantes ; nous nous efforçons de leur conserver, à

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