‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 32 sur 412 · XXXIV PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

XXXIV PRÉFACE DE LA QUATRIÈME ÉDITION

chacun, leur caractère, afin d’éviter la monotonie et de présenter des objets divers à l’admiration et à l’imitation des fidèles.

Ainsi, pour ne point prendre d'exemples hors de ce volume, l’histoire de saint Aldric (7 janvier), montrera dans un évêque le bienfaiteur de son peuple, qui dote sa ville d’un aqueduc, d’hôpitaux et d’autres établissements non moins.utiles. Saint Séverin (8 janvier) et saint Epiphane (21 janvier), nous rappelleraient, si nous l’avions oublié, que l'Eglise, placée entre les hordes barbares et le monde romain, adoucissait ces farouches envahisseurs, défendait les vaincus, rachetait les captifs, inspirait aux chefs le respect des sujets. On verra dans la vie de saint Hilaire, évêque de Poitiers (14 janvier), que ni les promesses ni les menaces d’un empereur qui protége l’erreur sous prétexte de défendre la vérité, ni l’exil, ne peuvent enchaîner la parole de Dieu ; qu’un seul homme saint, éloquent, désintéressé, peut embarrasser tout un empire au profit de la liberté et de la religion et triompher, presque seul, de l’hérésie armée de pied en cap. Nous nous sommes étendu assez longuement sur saint Bernon (13 janvier), parce que c’est raconter l’origine d’un grand nombre de nos abbayes, et la charte de fondation de Cluny, que nous citons, donne un échantillon de la foi, de la piété de ces âges, où l’on faisait de si grandes choses sur la terre en vue du ciel. Si nous avons laissé de côté la vie de saint Honorat d’Arles (16 janvier), composée par le Père Giry, ç'a été pour laisser parler saint Hilaire, son disciple, son ami, son successeur ; car le doux et suave langage de l’un n’est pas moins utile ni moins délicieux à connaître que les sublimes vertus de l’autre.

Est-il besoin de dire que nous avons fait passer, avant tous les autres, les souverains Pontifes, et que nous avons mis un soin particulier à décrire leur rôle auguste, non-seulement dans la conduite de l'Eglise, mais aussi dans la direction du genre humain ? Nous n’avons pas attendu cette nouvelle édition pour combler toutes les lacunes de ce genre qui se pouvaient trouver dans le Père Giry. Lorsque nous éditions pour la première fois son ouvrage, nous y ajoutions la vie de saint Grégoire X, de saint Simplicius, de saint Zacharie, de saint Grégoire VII, de saint Boniface [®, etc.

Les matières traitées ici touchent sans cesse à la liturgie, lorsqu'il s’agit des mystères dont l'Eglise fait la fête, ou du culte des saints et de leurs reliques ; quand l’œuvre du Père Giry a eu besoin, sous ce rapport, de rectification ou de développements, nous nous sommes servi principalement de l’année liturgique de Dom Guéranger.

Les notes renvoyées à la fin du volume dans la première édition se trouveront désormais ou fondues dans le texte, ou placées au bas de chaque page.

Les saints, les bienheureux ont leur histoire le jour du mois où l'Eglise permet ou ordonne de les honorer. Les personnes mortes en odeur de sainteté, comme le vénérable curé d’Ars, dont l'Eglise n’a pas encore autorisé le culte, placées en dehors du calendrier ecclésiastique à la fin de l’ouvrage,

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