RELIQUES ET MONUMENTS
Au xvi® siècle, les calvinistes s'étant rendus maîtres de la ville et de l’abbaye de Romans, pil- Hèrent cette maison, rompirent la chässe de saint Barnard, brülèrent ou jetèrent ses reliques. Les fidèles ne purent sauver qu'une partie des vertèbres, une “rotule et l'os du bras. Les impies de 1192 voulurent achever cette œuvre sacrilége, mais quelques membres fervents dé la confrérie des Péni-
| SAINT ren FONDATEUR. DE L'ABBAYE D ”AMBRONAY. 573
tents s'emparèrent des reliques de saint Barnard et les cachèrent dans la chapelle dite Fa Saint- Sacrement ; elles restèrent dans cet état jusqu’au rétablissement du culte catholique ; alors, sur la demande de M. le curé de Romans, Mgr Bécherel, évêque de Valence, fit reconnaître l'authenticité de la relique, et depuis lors elle a été exposée à la vénération des fidèles, le jour de la fête de saint Barnard, comme on avait coutume de le faire avant 1792.
L’archevèché de Vienne n'existe plus depuis la Révolution française ; mais les diocèses de Grenoble, de Valence et de Viviers, qui ont conservé le bréviaire de cette antique et vénérable métropole, font encore aujourd’hui l'office de saint Barnard. Sa fête est aussi marquée au 23 janvier dans
le rituel de Belley, publié en 1830-1831, par Mgr Devie. Près de Trévoux, une paroisse porte le
nom de Saint-Barnard. On assure qu'il possédait non loin de là le château de la Bruyère et des terres considérables.
L'abbaye d’Ambronay fut réunie à la mense épiscopale de Belley par une bulle du 44 janvier 4781. Elle possédait une belle bibliothèque, dont une partie fut transportée à Bourg lorsque le gouvernement supprima les ordres religieux et vendit leurs biens. La vaste église de Notre-Dame, un des plus beaux monuments du département, est aujourd’hui église paroissiale. La façade et l’une des nefs porte le cachet du 1xe siècle. Le reste ayant été brûlé, fut reconstruit dans un style différent. Les vitraux, la sacristie, l'autel et un escalier en spirale attirént l’attention des visiteurs.
Quant aux bâtiments, ils furent acquis en 1792 par diverses personnes au en ont détruit une partie et transformé le reste en habitations particulières.