‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 4 sur 412 · RELATIVES AUX ÉDITIONS PRÉCÉDENTES · texte numérisé non relu

RELATIVES AUX ÉDITIONS PRÉCÉDENTES

Lettre de Monseigneur GUIBERT, alors archevêque de Tours aujourd’hui archevêque de Paris.

Tours, le 15 février 1865.

* « Monsieur l'Abbé,

« J'ai recu l’exemplaire de la Vie des Saints, du Révérend Père Giry, que vous avez la bonté de m'offrir. Je vous en remercie très-sincèrement. C’est dans le Père Giry que j'ai lu la Vie des Saints dans mon enfance. Ce livre avait autrefois sa place au foyer des familles chrétiennes. quoiqu’il fût imprimé dans-le format in-folio : l'exemplaire que vous avez bien voulu m'envoyer est d'un format plus commode, et j'y trouve un très- grand nombre de vies qui manquaient aux anciennes éditions. En complétant et en continuant jusqu’à nos jours l'œuvre du Père Giry, vous avez, Monsieur l'Abbé, rendu un vrai service aux études religieuses et aux familles chrétiennes. Combien il serait à désirer qu'un tel livre fût universellement répandu! Que ne donne-t-on à lire aux jeunes gens la Vie des Saints du Père Giry, au lieu de toutes ces productions futiles, ennuyeuses, souvent pleines de dangers ? la jeunesse y gagnerait pour la vertu comme pour le bon goût, car les récits du Père Giry sont écrits avec plus d'agrément et de charme que tous ces fades romans qu’on imprime chaque jour et qui corrompent le goût autant que les mœurs.

« Je fais donc les vœux les plus sincères pour que l’œuvre du Père Giry, à laquelle vos corrections et vos additions donnent une plus grande valeur, oblienne tout le succès qu'elle mérite.

« Agréez, Monsieur l'Abbé, avec tous mes remerciements, l'assurance de mes sentiments très-

dévoués.

& + J. Hipp., archevéque de Tours ».

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Lettre de Monseigneur GUERRIN, évêque de Eangres.

Langres, le 4 février 1867.

« Mon cher Abbé,

« Lorsque, de concert avec quelques-uns de vos confrères du collége de Saint-Dizier, vous avez entrepris de rééditer et de remettre en lumière l’excellente Vie des Saints du Père Giry, j'ai applaudi à ce projet et j'en ai désiré sincèrement la réussite. Rien, en effet, ne me paraissait plus propre à réveiller les chrétiens de notre temps de leur indifférence, à les désabuser des faux biens de ce monde, à tourner leurs pensées et leurs désirs vers le ciel, à leur inspirer, en un mot, l'amour et la pratique de Ja vertu, que la Vie des Saints, qui en offre à la fois de si éloquentes leçons et de si touchants exemples. Je croyais et je crois encore que ce qui contribuait si puissamment autrefois à entretenir, dans les familles, l'esprit chrétien — la lecturé de la Wie des Saints — est aujourd'hui un des meilleurs moyens de le faire rentrer, ou de le ranimer là où il s'éteint, ou d'où il est malheureusement banni depuis longtemps.

Le succès que je vous souhaitais, vous l'avez obtenu : la preuve en est dans la rapidité avec

Jaquelle se sont écoulées, toujours avec quelque amélioration, les nombreuses éditions que vous avez publiées à des intervalles assez rapprochés. Je vous en félicite et j'en bénis la Providence.

« Maintenant que, désireux d'offrir au clergé et à la classe lettrée quelque chose de plus complet et de plus parfait à tous égards, vous entreprenez sous ce titre : Les Petits Bollandistes, une nouvelle publication dans laquelle rien n’est négligé, sous le rapport de l’érudition, de la critique et du goût, pas plus que sous le rapport typographique, et qui est de nature à satisfaire les plus scrupuleuses exigences, je ne puis que donner mon approbation et des éloges bien mérités à une œuvre aussi ntéressante, aussi consciencieuse, aussi riche et aussi utile, qui vous a coûté des recherches immenses et des soins infinis, mais qui, par le bien qu’elle doit produire, vous dédommagera sans doute amplement de vos peines.

«A er uger par les quatre premiers volumes, dont vous avez bien voulu me faire hommage, et dont je vous remercie bien sincèrement, je crois pouvoir vous présager un succès qui dépassera vos prévisions.

« Agréez, mon cher Abbé, avec mes remerciements, l'assurance de mes sentiments aussi affectueux que dévoués.

«+ J.,..., évéque de Langres ».

APPROBATION ET LETTRES. DE FÉLICITATION. sil

Depuis, l’auteur a reçu un suffrage encore plus auguste : nous voulons parler de la distinction dont le Saint-Père l’a honoré. Voici un court extrait d’une lettre où il l’annonçait lui-même :

« Appelé à Rome, où j'eus le bonheur de passer trois mois (mai, juin, juillet 4868), de voir presque quotidiennement Pie IX, de contempler ce visage dont on ne se lasse jamais, et qui se grave ineffaçablement dans les cœurs, j’obtins une audience particulière qui fut longue et délicieuse. Je pus jouir pleinement de la voix angélique du vénéré Pontife, lui offrir mes écrits: Les Petits Bollandistes et les Conciles, et recevoir sa vivifiante bénédiction, d'où l’on se relève plus fort pour de nouveaux labeurs. Le Saint-Père s'enquit avec un vif intérêt de Ja publication de Baronius, ce qu’il fait chaque fois que l’on porte à Sa Sainteté un nouveau volume. Je n’abuserai pas de vos moments en vous énumérant toutes les preuves que m’ont données de leur bienveillance les plus hauts personnages. J'arrive tout de suite au comble que le Saint-Père a mis à ses bontés : « Sa Sainteté a daigné m’admettre au nombre de ses camériers d'honneur en habit violet ». 3 ”

Ce trait de la bonté paternelle du Saint-Père sera un nouveau lien qui m’anira encore plus indissolublement au Saint-Siége, une nouvelle obligation de me rendre moins indigne de si grandes faveurs, de me consacrer tout entier aux seuls travaux qui tendent à la gloire de Dieu, à l'utilité de l'Eglise et au bien des âmes ».

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