RELATIVES A LA SEPTIÈME ÉDITION
(Voir ci-dessus la lettre du Saint-Père)
Lettre de Monseigneur FOULON, évêque de Nancy,
Nancy, le 18 décembre 1872, « Monsieur l'Abbé,
Je connaissais déjà, par les éloges autorisés qu’il a reçus, l'immense travail auquel vous vous êtes livré sur les Vies des Saints, et j'estimais que la meilleure recommandation d’un pareil ouvrage, c’est qu'en peu d'années vous en ayez publié six éditions successives. Vous voulez bien me faire hommage de la septième, dont M. l'abbé Guillaume est venu m'apporter hier, de votre part, les cinq premiers volumes, et je ne veux point tarder à vous dire combien je vous suis reconnaissant de cette bonne pensée.
« Mon premier soin à été de faire connaissance avec le livre et de me rendre compte de votre méthode. Je l'ai fait en lisant les introductions et les préfaces, et en m'arrélant à deux ou trois vies de Saints pour me bien pénétrer du plan que vous avez suivi.
« Cetle prise de possession provisoire est tout à fait à votre avantage. Comme critique et comme onction, vous avez facilement la palme sur Ribadeneira et Godescard, mais vous l’emportez infiniment sur tous les deux par ce que les anciens appelaient Zucidus ordo. De plus, vous êtes complet, et enfin vous donnez des renseignements et des détails qui manquaient absolument dans les Vies des Saints, et qu'il fallait chercher très-laborieusement et souvent sans succès chez les Bollandistes.
« Par tous ces mérites, votre œuvre m'atlire singulièrement. Permettez-moi de vous féliciter de la faveur exceptionnelle qu’elle a obtenue, et aussi d'en féliciter le temps où nous vivons. C’est en effet un indice consolant de vie chrétienne que de se reprendre à aimer et à relire les vies des Saints. Je fais des vœux pour que ces lectures saines et robustes puissent remplacer peu à peu au foyer de la famille les livres malsains et frivoles, et je ne serais point même fâché qu’elles pussent nous débarrasser de certains ouvrages de parti, sans doctrine et sans onction, sans portée et sans style, dont on encombre trop complaisamment les bibliothèques chrétiennes.
« Agréez, Monsieur l'Abbé, avec tous mes remerciements, l'assurance de mon bien affectueux
dévouement, « Joseph évéque de Nancy. »