‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 220 sur 339 · SAINT PATERNE, ÉVÊQUE D'AVRANCHES. A1S · texte numérisé non relu

SAINT PATERNE, ÉVÊQUE D'AVRANCHES. A1S

ga prédication, par son extraordinaire ferveur envers la bienheureuse Vierge et sa dévotion à saint Michel, archange ; célèbre aussi par ses miracles ; il s’endormit dans le Seigneur le 4er de mars. Fin du xuie 8.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

En Grèce, sainte Irène, martyre. Sainte Irène était en prière dans son oratoire privé avec d’autres chréliens, lorsque des délateurs vinrent se saisir d'elle pour la traîner devant le juge. On lui arracha ses dents les unes après les autres avant de lui trancher la tête. 1119 s. — Encore en Grèce, saint Adrien, aussi martyr. — En Ecosse, saint Magne, qui fut comte des îles Orcades, et qui est aujourd’hui leur patron. Avant d’être Saint, il avait été un grand pécheur. Un prince danois usurpa ses Etats et le massacra lui-même. 1106. — A Brona, en Lombardie, saint Contard le Pèlerin. Le bienheureux Contard était de la famille des marquis de Ferrare. Renonçant à la couronne en faveur d'un sien cousin, il se fit pèlerin pour l'amour de Dieu et de Notre-Dame : mais Dieu et Notre-Dame se contentèrent de son bon vouloir : à peine parti, il tomba malade et mourut en Lombardie, à l’âge de trente-cinq ans. On l’invoque contre l’épilepsie, ét le jour de sa fête on fait bénir du pain que l’on place dans les maisons comme une sauvegarde. 1249, — À Sienne, la bienheureuse mort de saint Joachim, de l'Ordre des Servites, remarquable par sa tendre dévotion envers Marie et son extraordinaire charité. Son père lui ayant, alors qu'il était encore jeune, recommandé un jour de mettre des bornes à ses aumônes qui pouvaient gêner la maison, il répondit : « Mon père, vous m'avez appris que c’est à Jésus-Christ qu’on fait l’aumône en la personne des pauvres : pourrait-on leur refuser quelque chose ? » Le père pleura de joie, en voyant de si beaux sentiments dans un âge si tendre. 4305. — A Cosenza, en Calabre, le bienheureux Jean de Castrovillari, religieux de l’étroite observance de Saint-François. 1532. — A Sainte-Marie de la Nativité !, en Sicile, les obsèques du bienheureux Guillaume Gnoff, natif de Polizi. Il vécut d’abord ermite, près de Castelbono, puis entra dans un Ordre mendiant, quise trouvait près de Tragudo, et devint prieur de ce couvent. Il est célèbre par les luttes qu’il eut à soutenir contre le démon de l’impureté. Un jour qu'il était en tournée pour la quête, il accepta l'hospitalité chez une femme qu’il croyait pieuse. Après avoir fait sa prière du soir, il allait prendre son repos lorsque son hôtesse vint lui faire des propositions coupables. « Malheureuse », lui dit le Saint, « faites le signe de la croix, pensez aux fins dernières et allez demain vous confesser ». Dans cette lutte, entre le vice et la vertu, la victoire demeura à cette dernière. La pécheresse, touchée subitement de la grâce, se jeta aux genoux du Saint et lui demanda pardon. Mais, plus tard, le souvenir de la beauté de cette femme s’attacha tellement à l’âme de Guillaume, qu’il résolut de rentrer dans le monde. Dès le premier jour de sa course aventureuse, il s’endormit sous un arbre. Alors il eut un songe affreux : il se vit environné d’une troupe d'animaux féroces, image des démons et des tentations de l’impureté. « Seigneur », s'écria-t-il, « sauvez-moi et je vous servirai fidèlement le reste de ma vie » : il le fit si bien qu'il parvint à un très-haut degré de sainteté. Ses reliques sont vénérées à Polizi — A Gubbio, en Italie, le bienheureux Archange Caneto, chanoine régulier de Saint-Sauveur. Son père et ses frères furent victimes des discordes civiles qui ensanglantaient Bologne, sa patrie : lui-même ne dut sa conservation qu’à une protection particulière de la Providence. Ayant été envoyé habiter la maison que son Ordre possédait à Venise, il fut chargé du soin des hôtes : ce fut, en cette qualité, qu’il se trouva dans le cas de recevoir l'assassin de son propre père : le serviteur de Dieu triompha des mouvements de la vengeance et servit avec charité cet homme qu’il avait parfaitement reconnu. 11 mourut le 16 avril 1513. — À Haren, village près de Bois-le-Duc, en Hollande, martyre de Pierre de Colmpthout, curé de cette localité : des soldats protestants lui coupèrent d'abord le nez et les oreilles, et finirent par lui trancher la tête d’un coup de hache, parce qu'il avait refusé d’abjurer. 4572.

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SAINT PATERNE, ÉVÈQUE D’AVRANCHES ET SAINT SGUBILION, LE COMPAGNON DE SA SOLITUDE

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