‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 257 sur 339 · XIX° JOUR D'AVRIL · texte numérisé non relu

XIX° JOUR D'AVRIL

MARTYROLOGE ROMAIN

La naissance au ciel de saint Timon, l’un des sept premiers diacres, qui fit premièrement sa résidence à Bérée, où il enseignait le peuple ; ensuite, répandant partout la semence de la parole du Seigneur, il vint à Corinthe, où, selon la tradition, il fut jeté dans le feu par les Juifs et les Grecs, mais sans en avoir aucun dommage ; enfin on le crucifia et il acheva ainsi son martyre 1. 1er $. -— À Mélitène, en Arménie, les saints martyrs Hermogène, Caïus, Expédit, Aristonique, Rufus et Galatas, couronnés le même jour. — À Collioure, en Catalogne, le supplice de saint VINCENT, martyr. 291. — Le même jour, les saints martyrs Socrate et Denis, qui furent percés à coups de lance. 119 s. — À Jérusalem, saint Paphnuce, martyr ?. — À Cantorbéry, en Angleterre, saint ELPHÈGE, évèque et martyr. 1012. — À Antioche de Pisidie, saint Georges, évêque, qui fut envoyé en exil pour le culte des saintes images et y mourut. 1x° s. — À Rome, saint LÉON IX, pape, remarquable par la gloire de ses vertus et de ses miracles. 1054, — Au monastère de Lobbes, saint URSMAR, évêque, 713. — À Florence, saint Crescent, confesseur, disciple du bienheureux Zénobe, évèque 3. 396.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

À Wesel, sur le Rhin, saint VERNIER ou VERNHER, enfant de treize ans, massacré per Jes Juifs. 14287. — À Saint-Omer, au monastère de Saint-Bertin, le bienheureux BERNARD LE PÉNITENT, natif de Maguelone, en Languedoc. 1182. — A Ascoli, dans la Marche d’Ancône, le bienheureux Conrad Milani, cordelier, docteur de Paris. 1289. — À Bellevaux, en Franche-Conté, la bieuheureuse mort de saint Burchard, disciple chéri de saint Bernard, qui fut d’abord religieux de Clairvaux, puis abbé de Balerne, et enfin de Bellevaux. Il contribua à l'établissement du moutier de Buillon. La belle église élevée à Notre-Dame par le bienheureux Burchard n'existe plus, mais sur ses ruines a été élevée une chapelle magnifique qui conserve au moins le nom si vénérable de Notre-Dame de Buillon. 4164. — À Moyen-Moutier, en Lorraine, invention des reliques de saint Lazare, roi d'Orient, et de sainte Aza, sa fille, qui, étant venus vénérer les tombeaux des Apôtlres à Rome et les plus renommés sanctuaires de la Gaule, vécurent en reclus le reste de leurs jours sous les murs du monastère de Moyen-Moutier. Helwide, mère du saint Pape Léon IX, ayant cherché au même lieu un refuge pendant les guerres qui désolèrent ses domaines, découvrit ces reliques dont Dieu s'était servi pour opérer de nombreux miracles.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe des Franciscains. — À Ascoli, dans la Marche d’Ancône, le bienheureux Con- RAD, confesseur de l'Ordre des Mineurs, qui, après avoir parcouru l'Afrique et converti beaucoup d'hommes à la foi, revint dans sa patrie, et y décéda, glorieux par ses vertus et ses miracles.

1. Les pays évangélisés par saint Timon sont, outre Bérée ou Corinthe : l'île de Chypre où il prépara la voie à saint Barnabé, la Phénicie, l'Arabie. Il aurait été successivement évêque de Tyr et de Bostra (Bussereth).

2. On ne connaît ni la patrie de saint Paphnuce, ni l'époque à laquelle il a souffert : il n'est pas prouvé que Jérusalem soit le lieu de sa naissance ou de son triomphe. Les Bollandistes disent que saint Paphnuce, honoré aujourd'hui, est différent de saint Paphnuce de Jérusalem. Quoiqu'il en soit, le culte de notre Saint était célèbre chez les Grecs : leurs menées redisent ses louanges en termes pompeux, sur un ton très-lyrique. On l'invoque pour la paix de l'Eglise.

3. Saint Zénobe ensevelit de ses propres mains son sous-diacre, saint Crescent. Saint Ambroise, ami particulier de salnt Zénobe, avait dit de ce pieux jeune homme qu'il était un ange donné à la terre pout montrer par sa soumission, son respect, sa vénération envers ses supérieurs, comment les esprits célestes obéissent à Dieu,

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES MAGIOGRAPHES

Aux martyrs de Mélitène, cités ci-dessus, il faut joindre les saints Metina, Arminia, un autre Rufus, Hilaire, Aristonique, Fortunat, Caïus, Donat, Mavelinus, aussi martyrs. — A Jérusalem, saint Jean Paléolaurite, solitaire, qui, ayant pris sa croix, alla combattre le combat singulier de la vie monastique dans un désert près de cette ville. — A Brescia, en Italie, sainte Olive, vierge, qui répandit une suave odeur sous le pressoir du martyre. Entre autres fruits de ses courses apostoliques, saint Apolonius, converti et consacré évêque de Brescia par les Apôtres, avait eueilli cette belle et odorante Olive, remplie de l’huile de la grâce divine, des dons du Saint-Esprist et de toutes les grâces du ciel. 129. — À Constantinople, saint TRIPHON, patriarche ; déposé de son siège par la violence, il finit ses jours dans un monastère. Après l’an 945. — En Rhétie, sur le mont Albergh qui sépare Coire du Tyrol et non loin de Feldkirch, saint Gérold, comte de Sax, ermite, et ses fils, les bienheureux Udalric et Cunon, moines de l'Ordre de Saint-Benoît. xe s. — À Brême, déposition de sainte Emma, veuve du comte Ludger et sœur de Meginwerk, évêque de Paderborn. Elle vécut quarante ans dans une sainte viduité et fit don de toutes ses richesses aux pauvres. On voyait autrefois une de ses mains au couvent de Saint-Ludger de Werden, dans le cercle d’Essen. 19 avril 1040,

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