‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 258 sur 339 · SAINT URSMAR, ABBÉ DE LOBBES ET MISSIONNAIRE · texte numérisé non relu

SAINT URSMAR, ABBÉ DE LOBBES ET MISSIONNAIRE

644-713. — Papes: Théodore Ier; Constantin. — Rois de France: Clovis 1; Dogobert III.

Tout me semble une perte auprès de la connaissance de Jésus-Christ pour l'amour duquel je me suis privé de toutes choses.

Aux Plilipp., xx, 8.

Ursmar naquit à Floyon, petit village aux environs d’Avesnes. Sa mère vit en songe, avant sa naissance, un vénérable vieillard qui lui présentait un petit enfant à nourrir Mais la cherté des vivres, qui désolait alors le pays, l’obligea de refuser cette charge ; le vieillard lui donna courage, lui offrant pour cette nourriture un pain blanc. Elle Le prit, et ce pain s’augmenta à vue d’œil entre ses mains, pour lui faire connaître que l'enfant qu’elle portait ferait un jour de grandes conquêtes au royaume de Jésus- Christ. Elle vit aussi une échelle qui allait jusqu’au ciel, et son fils qui y montait, ce qui lui fut un motif, lorsque cet enfant fut né, de l’élever soigneusement en la crainte de Dieu et dans l'étude des saintes lettres.

Quand il fut plus grand, ses parents le mirent au monastère de Lobbes, fondé par saint Landelin, sur la Sambre, dans le diocèse de Cambrai ; tous les religieux furent si satisfaits de sa conduite, qu’ils lui donnèrent de bon cœur le saint habit de religion. Il fit de si grands progrès en cette sainte maison, qu’il devint en peu de temps un modèle de toute sorte de perfections. Aussi saint Landelin le fit élever à la prêtrise et nommer abbé en sa place, lorsqu'il se retira, en 686, dans la solitude, où il bâtit depuis le monastère de Crépin. Ursmar édifia de plus en plus les religieux de Lobbes par ses exemples, acheva l’abbaye et l’église, et fonda d’autres monastères, comme ceux d’Alne, sur la Sambre, à une lieue de Lobbes ; de Waslers, à huit lieues de Lobbes.

Son zèle ne put se renfermer dans l'enceinte de son abbaye : il en sortit

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