SAINT ELPHÉGE
ÉVÊQUE DE WINCHESTER, ARCHEVÉÈQUE DE CANTORBÉRY ET MARTYR 1012. — Pape : Benoît VIII. — Roi d'Angleterre : Ethelred II.
Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis, Joan., x, 11.
L’Angleterre fut le pays de saint Elphège. Il naquit d’une famille illustre en 954. Il reçut une éducation digne de sa haute naissance ; mais vivement sollicité par la grâce, il quitta le monde de bonne heure pour vivre dans la solitude. I] lui fallut pour cela étouffer la voix de la nature et rester sourd aux prières pressantes d’une mère aimée qui cherchait à le retenir. Le moaastère de Derherst lui ouvrit ses portes. Il travailla dès lors avec ardeur à sa sanCtification. Il traita son corps avec rigueur et s’appliqua à la pratique d’une humilité profonde. On le voyait accepter avec joie les humiliations, de quelque part qu’elles lui vinssent. Après plusieurs années, se croyant appelé à une vie plus sainte, il laissa son monastère et partit pour aller où Dieu l’appellerait. La solitude de Bath, au territoire de Sommerset, le séduisit, et il s’y arrêta. Il s’y construisit une étroite cellule et, loin du commun des hommes, se livra avec une énergie nouvelle à la pratique de toutes Les vertus. Dieu permit qu’il fût découvert, et il se vit obligé d’accepter des disciples qui voulaient vivre sous sa sainte direction. La commupauté devint rapidement nombreuse et retraça l’esprit et la sainteté de la primitive Eglise. Saint Elphège tenait surtout à ce que la règle füt observée à la lettre, car il était persuadé que la moindre transgression sur ce point pourrait avoir des suites fâcheuses. Sa maxime était qu’il vaut mieux rester
les eaux de cette fontaine leurs enfants malades ou dont les reins sont faibles, eroient que saint Ursmar, par Sa puissance auprès de Dieu, a donné cette propriété à ses eaux ».