SAINT MÉLITON, ÉVÊQUE DE SARDES
APOLOGISTE DE LA RELIGION CHRÉTIENNE (1° siècle).
Saint Méliton, l’un des principaux défenseurs de la foi chrétienne au 11e siècle de l'Eglise, était évêque de Sardes, ville de Lydie, dans l’Asie-Mineure, du temps de l’empereur Marc-Aurèle.
I] était reconnu publiquement pour un prophète parmi les chrétiens, comme l’a déclaré Tertullien, qui, écrivant alors contre l'Eglise, faisait connaitre que telle était l'opinion des catholiques et se contentait de louer la beauté de sôn talent, l'élévation de son esprit, sans parler de la sainteté de ses mœurs, de la pureté de sa doctrine.
Les principaux ouvrages de saint Méliton sont : 10 Un catalogue des écritures canoniques ; 20 deux livres sur la question de la Pâque; 3° son apologie en faveur des chrétiens, qu'il adressa vers l’an 170 à Marc-Aurèle. Ces écrits, et un grand nombre d’autres, dont on peut voir la liste dans saint Jérôme, dans Eusèbe, etc., sont perdus. Nous ne parlons pas du livre intitulé Ze Trépas de la Vierge, qu'on lui a faussement attribué, et que le pape Gélase a rangé parmi les apocryphes.
Il parait être mort en paix dans son église, l'an 175.
SAINT BEREHOND', ÉVÊQUE D'AMIENS (vn° siècle).
Saint Berehond, évêque d'Amiens, succéda, vers l'an 6114, à saint Salve selon les uns, à Déodat selon les autres. On ne sait rien de sa naissance, ni de sa famille. L'histoire de son épiscopat se borne aux relations qu'il entretint avec saint Valery, moine de Luxeuil et fondateur de l’abbaye de Leuconaüs, en Picardie.
Il favorisa la donation que Clotaire IT fit à Valery de la terre de Leuconaüs et prêta plus tard son concours à saint Blitmond, pour relever de ses ruines l’oratoire primitif et en faire un monastère régulier.
Saint Berchond évangélisa le Vimeu qui restait obstinément attaché à certaines coutumes paiennes et spécialement au culte des arbres. Un de ces arbres sacrés s'élevait près de l’ermitage de saint Valery et attirait les hommages superstitieux des visiteurs. Berchond suspendit à cet arbre des reliques qu'il avait coutume de porter sur lui et put ainsi, sans brusquer des habitudes invétérées, leur donner une consécration chrétienne.