‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 128 sur 229 · ÉCRITS DE SAINT JACQUES DE NISIBE · texte numérisé non relu

ÉCRITS DE SAINT JACQUES DE NISIBE

Quoique saint Jacques ait composé divers traités sur des matières de religion, saint Jérôme ne l'a point mis au nombre des écrivains ecclésiastiques, apparemment parce que de son temps les ouvrages de ce Père n’avaient pas encore été traduits du syriaque en grec. Ils ne l’étaient pas mème du temps de Gennade, qui remarque qu'ils étaient divisés en vingt-six livres, sous différenis titres ; mais cet auteur n’en nomme que vingt-qüatre. Le premier est de la Foi ; le second, contre les hérésies; le troisième, de la Charilé en général ; le quatrième, de la Charité envers le prochain; le cinquième, du Jeëne; le sixième, de l’Oraison; le septième, de la Résurrection ; le uitième, de la Vie après la mort; le neuvième, de l’Humilité; le dixième, de la Patience; le onzième, de la Pénilence; le douzième, de la Satisfaction; le treizième, de la Virginité; le quatorzième, de la Vie de l'âme; le quinzième, de la Circoncision; le seizième, du Grain de raisin que l’on conserve dans une grappe, parce qu’il a été béni de Dieu; le dix-septième, de Jésus-Christ, pour prouver qu'il est Fils de Dieu et consubstantiel à son Père ; le dix-huitième, de la Chaslelé; le dix-neuvième, contre les Gentils ; le vingtième, de la Construction du tabernacle; le vingt et unième, de la Conversion des Gentils; le vingt-deuxième, du royaume des Perses ; le vingt-troisième, de la Perséculion, apparemment celle que Sapor excila vers l’an 344, contre les chrétiens de ses Etats, dont un grand nombre souffrirent le martyre. Le vingtquatrième élait une Chronique, moins curieuse, dit Gennade, que celle des Grecs, mais plus S0lide ; car elle n’élait composée que de passages de l’Ecriture et tendait à fermer la bouche à ceux qui veulent philosopher vainement sur l’Antecbrist, ou sur le dernier avénement de Notre-Seigneur. Grégoire, neveu de l'apôtre d'Arménie, surnommé l'Iluminateur, ayant prié par lettre saint Jacques de Nisibe de lui envoyer quelques-uns de ses écrits sur la religion, ce Saint lui envoya les suivants, auxquels il joignit une réponse à la lettre qu'il avait‘recue : un traité de la Foi; un de la Charité ; un du Jeüne ; un de l'Oraison ; un du Combat spirituel ; un de la Piété ; un de La Pénitence ; un de la Résurrection des morts ; un de l’'Humilité ; un des Devoirs des Pasteurs : un de la Circoncision, contre les Juifs ; un du Sabbat, contre les Juifs ; un de la Distinction des viandes ; un de la Pâque ; un de l'Election des Gentils et de la Réprobation des Juifs ; un pour montrer que Jésus-Christ est le Fils de Dieu; un de la Virginité et de la Chasteté, contre les Juifs ; un contre les Juifs qui attendent que le Messie vienne pour les réunir.

Ces traités, qui sont au nombre de dix-huit, se trouvent manuscrits en langue arménienne, dans la Bibliothèque des moines arméniens, dits de Saint-Antoine, à Venise, avec la lettre de Grégoire et celle de saint Jacques, dont nous venons de parler. Ces traités ont été publiés en arménien et en latin par Nicolas Antonelli, sous ce titre : Sancti fratres nostri Jacobi Nisibeni Sermones ; Rome, un volume in-folio, 4156. Joseph Assémani a donné, dans sa Bibliothèque orientale, quelques lettres du mème Saint. Les traités des sermons de saint Jacques se trouvent encore

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dans Galland, tome v de sa Bibliothèque des anciens Pères. I y a aussi une lettre de saint Jacques aux évêques, aux prêtres et aux diacres de Séleucie et de Ctésiphon, où, traitant des divisions et des contradictions, suites naturelles de l'orgueil et de l'ambition, il touchait, en passant, le schisme qui s'était élevé dans l’Assyrie,

Dans le Recueil des Liturgies orientales, il y en a une qui porte le nom de saint Jacques de Nisibe, et que des auteurs mettent au nombre de celles qui étaient autrefois en usage chez les Syriens. Mais on convient qu'elle n’est point de ce Père, et qu'on ne l’a publiée sous son nom qu’à cause de la grande célébrité du saint Evèque.

Voir l'Æistoire ecclésiastique de Théodoret, liv. 11, et Dom Ceillier.

SAINT HENRI Il, ROI DE GERMANIE,

EMPEREUR DES ROMAINS ET CONFESSEUR 972-1024, — Papes : Benoît VI; Jean XIX. — Rois de France : Lothaire ; Robert II, le Pieux.

Summum in regibus bonum est justitiam colere, ac sua cuique jura servare, et subjectis non sinere quod potestalis est fieri, sed quod æquum est custodiri.

La perfection souveraine des rois, c'est de pratiquer la justice, de faire respecter les droits de chacun, et, au lieu d'autoriser les sujets à abuser de la force, de les astreindre à observer les lois de l'équité.

S. Greg. Mag., lib. vix in Reg.

Saint Henri, surnommé le Pieux et le Boiteux, naquit l’an de grâce 979, non pas à Ratisbonne ou Regensberg, comme quelques-uns l’ont écrit, mais dans un château appelé Abaudi, sur le Danube. Son père fut Henri, duc de Bavière, prince de Norique et de Carinthie, et sa mère Giselle, fille de Conrad, roi de Bourgogne. Il fut tenu sur les fonts sacrés du baptême par saint Wolfgang, évêque de Ratisbonne, qui depuis prit le soin de l’élever dans les pratiques de la vraie piété et les vertus les plus dignes d’un grand roi; dès ce temps-là, par un esprit prophétique, il lui en donnait souvent le nom. Ce pieux prélat eut la consolation de voir son élève faire de rapides progrès dans les sciences et la vertu. Henri, de son côté, était tendrement attaché à son maître et profita autant de ses exemples que de ses leçons.

En 995 il perdit son père et lui succéda dans le duché de Bavière. Connaissant les devoirs d’un souverain, il gouverna son peuple d’après les préceptes de notre sainte religion et les lois de la justice. C’est à cette époque qw'il faut placer son mariage avec Cunégonde, fille de Sigefroi, comte de la Moselle. Les deux époux observèrent la continence pendant toute la durée de leur union, et se donnèrent mutuellement les plus beaux exemples des vertus chrétiennes. Ne cherchant en tout que la gloire de Dieu et le bonheur de leurs sujets, le duc et son épouse semblèrent rivaliser entre eux de zèle et d’amour pour les peuples. Jamais gouvernement ne fut plus paternel et plus heureux : les sujets bénissaient le ciel de leur avoir donné un chef si vertueux et si juste, et le duc, de son côté, remerciait la Providence des grâces qu'elle répandait sur ses Etats et de l’union qui régnait entre ses sujets.

Quelques années avant qu'il fût élu empereur, saint Wolfgang, qui était

LL or ST Me PT CRE EEE CN ir LE

déjà décédé, lui apparut la nuit en songe, comme s’il eût été dans l’église de Saint-Emmeramme, évêque et martyr, et lui dit de lire ce qui était éerit sur la muraille. Il le fit, et n’y vit rien autre chose que ces deux mots : Après six. Lorsqu'il fut éveillé, il repassa dans son esprit ce que pouvaient signifier ces paroles, et crut qu’elles voulaient dire qu’il ne vivrait plus que six jours. Il' fit aussitôt de grandes aumônes, et, voyant au bout de ce temps qu’il se portait bien, il pensa que cela se devait entendre de six mois; c’est pourquoi il continua à faire de bonnes œuvres, et lorsque les six mois furent passés sans qu'il sentit aucune altération à sa santé, il crut enfin que ces paroles se devaient entendre de six années. Ainsi, il se disposa à mourir au bout de ce temps. Mais quand les six années furent écoulées, il fut, le premier jour de l’an 1002, élevé à la dignité impériale : car Othon III étant mort à Rome, en l’année 1004, les princes d'Allemagne laissant au peuple romain le soin des devoirs funèbres de l’empereur qu'ils avaient perdu, s’occupèrent de l’élection d’un successeur, qui fut saimt Henri, duc de Bavière et comte de Bamberg. Ce prince connut alors ce que sa vision signifiait, et rendit grâces à Dieu et à saint Wolfgang de la révélation qu'il avait eue.

Henri, apprenant son élection, partit accompagné d’un grand nombre d'hommes choisis, et sortit de la Bavière pour passer le Rhin, près de Worms, et de là se rendre à Mayence et se faire sacrer empereur; mais Hermann, duc d'Alsace et de Souabe, qui avait espéré lui-même se placer sur le trône impérial, ayant connu le dessein de Henri, s’avança avec des troupes pour lui disputer le passage du Rhin : alors Henri, feignant de craindre une action sur les bords de ce fleuve, leva son camp comme s’il eût voulu retourner en Bavière. Cette contre-marche donna le change à Hermann, qui se retira, tandis que Henri tourna sans bruit du côté de Laurisheim et s’avança jusqu’à Mayence, où il fut couronné roi de Germamie. Ce fut l'archevêque Willégise qui le sacra, le 8 juillet 1002, en présence d’un grand nombre d'évèques et de seigneurs de l'Empire. La réputation de piété, de justice, de douceur et de modération, dont il jouissait, avait engagé les chefs du corps germanique à le placer à leur tête. Par un mouvement de générosité, Henri céda à son beau-frère, surnommé Henri l'Ancien, son duché de Bavière.

Dès lors, occupé constamment à procurer le bonheur de ses sujets, Henri s’appliqua avec zèle à connaître la situation de son empire et les besoins de ses peuples. Par la sagesse de son gouvernement, il justifia la haute idée qu'on avait conçue de lui, et par lheureux assemblage des vertus chrétiennes, royales et militaires, il prouva qu’un bon roi est un vrai don du ciel. Il priait souvent, méditait sans cesse la loï de Dieu, pratiquait dans toutes les cireonstances l'humilité, afin de se prémunir contre l’orgueil et ne point se laisser éblouir par le faste des grandeurs de la terre.*

Cependant son compétiteur Hermann, furieux d’avoir perdu ses droits à la couronne, fit répandre le bruit qu’il allait chercher Henri et lui livrer un combat singulier partout où il le rencontrerait. Ce monarque s'était alors avancé en Souabe dans limtention de séjourner quelque temps dans l'abbaye de Reichenau, située dans une île. du lac de Constance. Ayant appris que Hermann devait venir le combattre, il se retira dans une grande plaine pour l'y attendre : mais eelui-ci ne parut pas; alors les courtisans pressèrent Henri d'investir Constance, comme Hermann avait fait à Strasbourg, que ses troupes avaient pris et livré au pillagé en mettant même le feu à la cathédrale : mais le saint empereur repoussa ce conseil et, ne dou-

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tant pas que Constance ne dût se soumettre plus tard, il répondit que Dieu ne Jui avait pas mis la couronne sur la tête pour faire du mal, mais pour punir, au contraire, Ceux qui en faisaient, et qu’en ruinant Constance, comme Strasbourg l’avait été, ce serait doubler ses pertes.

Hermann, voyant Henri :s’affermir de plus en plus sur son trône, se désista de son projet et laissa à ce monarque le loisir de faire le bonheur de son vaste empire.

Henri résolut dès lors de s’employer tout entier au service du Roi du ciel et de la terre : il prit un extrême soin de faire fleurir la religion catholique. Il donna de grands biens aux églises et les embellit extraordinairement. Il répara celles d’Hildesheim, de Magdebourg, de Strasbourg, de Meissen, de Bâle et de Mersebourg, églises épiscopales, que les ravages des Esclavons avaient presque ‘entièrement détruites : il fit les mêmes libérahités à tous les évêchés de son empire, et, par une révélation de Dieu, il &onna saint Godard pour évêque à la ville d’Hildesheim, où il avait été élevé et instruit dans les sciences.

Ce qu'il fit pour l’église de Mersebourg demande d’être raconté plus au long. Cet évêché avait été ravagé et pour ainsi dire détruit par les incursions des idolâtres qui habitaient la Pologne et l’Esclavonie. Notre Saint résolut de combattre ces barbares. Il prit, en passant à Waïlbech, l’épée de saint Adrien, martyr, que l’on y conservait depuis fort longtemps comme une relique. Après l’avoir mise à son côté, il dit à Dieu de tout son cœur : «Jugez, Seigneur, mes ennemis, terrassez ceux qui m’attaquent; prenez l'épée et le bouclier, et déployez votre bras en ma faveur ». Il s’avança ensuite, et fit camper son armée au lieu où l’église de Mersebourg est assise. Lorsqu'il la vit ainsi ruinée, il jeta un profond soupir, et s'adressant à saïnt Laurent, patron de cette église, il lui dit : « Grand Saint, martyr îllustre de Jésus-Christ, si je puis, par votre assistance, soumettre ces nations barbares à la religion chrétienne, je rétablirai, avec l’aide de Dieu, dans sa première dignité, cette église consacrée à votre honneur ».

Quand il fut près de l’armée innombrable des Barbares, il eut recours à ses armes ordinaires, nous voulons dire à la prière; et, après avoir imploré le secours de Dieu, il mit son armée et sa personne sous la protection des bienheureux martyrs saint Laurent, saint Georges et saint Adrien; puis il fit communier tout le monde, mit ses troupes en bataille, les harangua pour les exciter à combattre généreusement, et, voyant cette multitude d’ennemis, il adressa à Dieu cette prière : « Seigneur, qui êtes le Dieu des batailles, levez votre bras contre ces mations qui veulent détruire vos serviteurs. Dissipez-les par votre puissance; ruinez-les, vous, mon Dieu, qui êtes notre protecteur, et faites qu'elles soient comme la païlle que le vent emporte ». Lorsqu'il proférait ces paroles, il vit à la tête de son armée les glorieux Martyrs qu’il avait invoqués et pris pour protecteurs, et l’ange æxterminateur, qui mettait en fuite les bataillons ennemis; ainsi, comme il arriva autrefois à l’armée de Sennachérib, ce nombre incalculable de Barbares fut dissipé : ils jetèrent leurs armes, et cherchèrent leur salut dans la fuite, sans que cette victoire coûtât aux chrétiens une seule goutte de sang.

Alors ce très-saint empereur leva les mains et les yeux au ciel, et remercia Dieu en ces termes : « Je vous bénis, Roi du ciel et de la terre, qui résistez aux superbes, qui répandez vos grâces sur les humbles et protégez ceux qui vous aiment. Vous serez glorifié dans toutes les nations, à cause de cette victoire que nous ne tenons que de vous seul ».

Après un si heureux et si grand succès, le Saint fit un traité avantageux avec ces Barbares. La Pologne, la Bohême et la Moravie lui demeurèrent tributaires; et il accomplit, avec tant de fidélité et de magnificence, le vœu qu'il avait fait à saint Laurent, touchant l’église et l'évêché de Mersebourg, qu’il les rétablit avec plus d'éclat que jamais dans leur première dignité.

Outre plusieurs autres églises qu’il fit bâtir avec une grande magnificence, il voulut encore ériger celle de Bamberg en thédiile, et y établir un siége épiscopal, en lui soumettant les abbayes de Schutteren et de Gengenbach, situées à la droite du Rhin et qui étaient alors du diocèse de Strasbourg. Pour cela, il fit tenir une assemblée générale de tous les pré: lats de l'empire, dans la ville de Francfort (1007); il y fit une action d’humilité qui mérite la réflexion des plus grands princes de la chrétienté. Entrant dans ce Synode sacré, ilse prosterna contre terre, devant tous les prélats qui le composaient, comme reconnaissant en leur Caractère la majesté du Dieu tout-puissant, au nom duquel ils étaient assemblés, et il ne se fût pas relevé si l'archevêque, qui présidait, n’eût été le prendre par la main, et ne l’eût placé lui-même sur le trône qui lui était préparé. L’assemblée consentit volontiers à son pieux dessein, et régla, avec une joie extrême, toutes les choses nécessaires pour le faire exécuter. On donna le titre des glorieux apôtres saint Pierre et saint Paul, et du bienheureux martyr saint Georges, à la nouvelle église; et l’empereur l’affecta particulièrement à la nomination des Papes, voulant qu’elie relevât absolument et immédiatement du Saint-Siége. Il fit aussi bâtir, dans la même ville, deux beaux monastères pour en être la sauvegarde; l’un de chanoïnes réguliers de Saint-Augustin, l’autre de religieux de Saint-Benoît : le premier fut dédié à saint Etienne, et le second à saint Michel et au même saint Benoît.

Convaincu que la paix est le premier besoin des peuples, Henri fit tous ses efforts pour la maintenir dans ses Etats, sans laisser cependant de repousser par les armes les agressions de ses ennemis. Quelques-uns de ses sujets ayant osé se révolter contre lui au commencement de son règne, le monarque, qui voulait leur inspirer une crainte salutaire sans les porter au désespoir, les réduisit par les armes et les vainquit par la clémence.

Les affaires d'Italie n'étaient pas alors en très-bon état, car l’ordre que Charlemagne y avait établi avait été violé par l’artifice des Lombards; et, après la mort d'Othon II, Hartwich s'était saisi des principales places de la Gaule Cisalpine. Ces troubles obligèrent l’empereur d'y marcher en diligence, afin d’en arrêter au plus tôt le cours. Mais, comme Dieu répandait sans cesse ses grâces sur lui, et qu'il était comme l'épée et le bouclier qui le protégeaient contre tous ses ennemis, il ne fut pas longtemps sans défaire Hartwich; mais à peine commençait-il à goûter les fruits de son triomphe qu'il fut rappelé en Allemagne pour prévenir les pernicieux desseins de Boleslas, duc de Pologne, qui voulait se prévaloir de son absence, et jeter le trouble dans ses Etats, contre la fidélité qu'il devait au traité fait entre eux, après la journée de Mersebourg. Il quitta donc l'Italie, après avoir rendu ses vœux au tombeau de saint Ambroise, pour qui il avait une dévotion particulière, et arriva bientôt aux frontières de la Pologne. Cette guerre ne l’empêcha pas de penser au repos universel de l'empire; il eut soin de faire convoquer des Synodes et des assemblées ecclésiastiques, afin de pourvoir au bon règlement des mœurs et à la sage conduite de l'Eglise catholique.

Pendant toutes ces affaires, la mort du pape Sergius IV survint, et Benoît VII fut légitimement élu pour son successeur. Un antipape schisma-

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