‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 175 sur 229 · SAINT FRÉDÉRIC, ÉVÊQUE D'UTRECHT, MARTYR · texte numérisé non relu

SAINT FRÉDÉRIC, ÉVÊQUE D'UTRECHT, MARTYR

Avant la Révolution, chaque année, la veille de la fête de saint Arnoul, son anneau était porté par les chanoines, en habits de chœur, au couvent dédié à ce Bienheureux, et en était rapporté, le lendemain soir, à la cathédrale, dans le même appareil. On s’en servait, ce jour-là, pour faire, avec la pierre gravée de son chaton, des empreintes sur des anneaux de cire, que l’on distribuait comme objets de dévotion.

A l’époque de 1793, lorsqu'on dépouilla la cathédrale de son trésor, l'anneau dé saint Arnoul fut porté à l'hôtel de la Monnaie avec divers vases sacrés. Un des officiers de la Monnaie put, en le rachetant, le sauver de la destruction. Mais, plus tard, sur le point de quitter Metz, il le céda à l’un de ses collègues, M. Lallouette, duquel, enfin, M. l’abbé Simon l’obtint en 4819. Sans perdre de temps, M. Simon fit constater l’authenticité de cette précieuse relique par différentes personnes qui en avaient eu une parfaite connaissance avant la Révolution, et notamment par M. Valentin, alors curé de Courcelles-Chaussy, et par Dom Millet, alors curé de Béchamps. Le premier, en sa qualité de grand marguillier de la cathédrale, avait eu cet anneau sous sa garde ; et le second, en sa qualité de prêtre-sacristain du couvent de Saint-Arnoul, s’en était servi pour faire des empreintes sur des anneaux de cire. Des procès-verbaux de toutes ces circonstances ont été dressés, et enfin, en 4846, M. l'abbé Simon a remis l'anneau avec toutes ces pièces entre les mains de Mgr Du Pont des Loges, pour être conservé dans le trésor de la cathédrale.

Nous nous sommes servi, pour composer cette biographie, de l'Æistoire des diocèses de Toul et de Nancy, par M. l'abbé Guillaume, et de Motes locales, fournies par M. le supérieur du petit séminaire Saint-Louis de Gonzague, diocèse de Metz. — Cf. Godescard.

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