‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 211 sur 229 · LES SAINTS HILAIRE, PANCHAIRE ET JUST · texte numérisé non relu

LES SAINTS HILAIRE, PANCHAIRE ET JUST

ÉVÊQUES DE BESANÇON 1ve siècle.

Dabo vobis pastores juxta cor meum, et pascent vos scientia et doctrina, ait Dominus.

Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur, et ils vous nourriront de science et de sagesse, dit 16 Seigneur. Jér., xxx, 15.

La conversion de Constantin ayant rendu la paix à l'Eglise et fait cesser les grandes persécutions, le clergé et le peuple de l’église de Besançon, qui se trouvaient privés de pasteur depuis la mort du saint évêque Eusèbe, firent connaître au pape Sylvestre [° leurs besoins, et le prièrent de leur envoyer de Rome même un pasteur zélé. Le souverain Pontife accueillit favorablement la prière de cette église, qui s’adressait à lui avec tant de confiance. Il y avait alors dans le clergé de Rome, un diacre nommé Hilaire, qui unissait à la piété le zèle le plus actif. Le Pape lui donna la consécration épiscopale, et le chargea de gouverner l’église de Besançon.

Saint Hilaire jouissait à Rome d’une grande considération ; honoré de la confiance d’un illustre Pontife, il mérita aussi l’estime de sainte Hélène, mère de l’ empereur Constantin.

Lorsqu'il arriva dans sa ville épiscopale, il n’y avait au pied du mont Cœlius d'autre cathédrale qu’une humble chapelle dédiée à saint Elienne, et telle que les chrétiens en bâtissaient dans les trois premiers siècles. Jusqu’alors les plus beaux temples du Christ avaient été les cœurs purs des fidèles. Mais dès ce moment sainte Hélène fut un des plus puissants instruments dont se servit la Providence pour élever partout des églises au vrai Dieu.

Vers l’an 320, tandis que Constantin le Grand s’occupait de délivrer la Gaule des incursions des Francs, et qu’il remportait sur eux d’éclatantes victoires, sainte Hélène vint à Besançon, où elle séjourna quelque temps. lle eut avec saint Hilaire de fréquentes conférences concernant les intérêts religieux de la province. Elle visita l’humble édifice religieux situé au pied de la montagne, et dont la tradition faisait remonter l’origine jusqu’à l’évêque saint Lin. Cette princesse, si zélée pour la gloire de Dieu, résolut de remplacer ce temple modeste par un édifice plus vaste et plus splendide. Ulle donna à saint Hilaire une somme suffisante pour commencer les travaux, et promit qu'elle s’efforcerait d'obtenir pour cette église quelque relique de saint Etienne.

Saint Hilaire se mit aussitôt à l’œuvre et jeta les fondements d’une grande et belle église en l'honneur de saint Etienne. Elle fut élevée sur l'emplacement même où ses prédécesseurs avaient construit auparavant une chapelle cryptique pour y célébrer les saints mystères. Cette église est aujourd’hui la cathédrale de Saint-Jean. Placée d’abord sous le vocable du premier martyr, elle fut mise ensuite sous l’invocation des deux glorieux patrons, saint Etienne et saint Jean.

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