‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 76 sur 229 · X° JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

X° JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN

À Rome, le martyre des SEPT FRÈRES Janvier, Félix, Philippe, Silvain, Alexandre, Vital et Martial, tous enfants de sainte FÉLICITÉ, qui fut aussi martyre. Ces Saints souffrirent la mort du temps de l'empereur Antonin, sous Publius, préfet de la ville. Janvier, d’abord battu de verges, endura ensuite les rigueurs de la prison, et fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton; on précipita Silvain d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. 450. — Encore à Rome, sainte RUFINE et sainte SECONDE, $a sœur, vierges et martyres, qui, durant la persécution de Valérien et de Gallien, endurèrent divers tourments, après lesquels l’une eut la tête fendue d’un coup d'épée, l’autre fut décapitée. Leurs corps reposent dans l'église de Saint-Jean de Latran, près du baptistère, où on les conserve avec l'honneur qui leur est dû. 257. — En Afrique, les saints martyrs Janvier, Marin, Nabor et Félix,

décapités. — À Nicopolis, en Arménie, les saints martyrs Léonce, Maurice, Danic} et leurs compagnons, qui, d'abord torturés de diverses manières sous l’empereur Licinius et le président Lysias, achevèrent leur martyre dans le feu où ils furent jetés. 1ve s. — En Pisidie, saint Bianor et saint Silvain, martyrs, qui, après avoir souffert de très-cruels supplices pour le nom de Jésus-Christ, furent décapilés et recurent ainsi la couronne de gloire. 1v9 s. — À Iconium, en Phrygie, saint Apollone, qui consomma sur la croix uu illustre martyre. ve 8. — À Gand, en Belgique, sainte Amelberge ou Amalberge, vierge 1. 772,

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

A Liessies, en Hainaut, saint ETron ou saint ZÉ, évêque missionnaire dans les environs d’Avesnes, an diocèse de Cambrai, et collègue de saint Fursy dans la predication de l’Evangiie; son insigne mérite a paru par les miracles éclatants qui se sont faits à son tombeau ?. Vers 670.— À Nantes, saint PASQUAIRE où PASQUIER (Pascharius), évèque de ce siége et confesseur. Non content de travailler lui-même au salut du troupeau qui lui était confié, il cherchait constamment des hommes apostoliques qui pussent unir leurs efforts aux siens, afin de procurer la sanctification des Âmes. vite s. — Au diocèse de Cologne, les saintes Rufñne et Seconde, martyres, nommées au martyrologe romain de ce jour, — Dans l’ancienne abbaye de Cluny (Cluniacum, Ordre de Saint-Benoît, fondée près de Mâcon en 910), au diocèse d'Autun, saint UDALRIC ou ULRIC, moine. 1093. — À Lens (Pas-de-Calais), au diocèse d'Arras, le bienheureux frère PACIFIQUE, de l'Ordre de Saint-François, premier ministre provincial des couvents de cet Ordre en France. xtrIe s. — A Saint-Jouin-de-Marne (Deux-Sèvres), au diocèse de Poitiers, saint Généroux (Generosus), abbé de ce lieu. On l’honore au diocèse de Poitiers le 16 de ce mois 3. 682, — A Maubeuge, en Hainaut, le décès de sainte AMALBERGE Ou AMÉLIE, veuve, religieuse en ce monastère, déja nommée au martyrologe de France du 40 juin. Ses reliques sont, de nos jours encore, honorées à Binche, sur la Haine, en Belgique. 690. — An même pays, le bienheureux Witger, époux de sainte Amalberge. On ne connait sa vie que très-imparfaitement, et seulement d’après ce que- rapportent les biographes de ses enfants, sainte Reinelde, sainte Gudule et saint Emébert, évêque de Cambrai et d'Arras, Toutefois leur récit prouve assez que c'était un leude de grande vertu, également chéri de Dieu ct des hommes. Sa position élevée dans le monde, loin d’être pour lui un obstacle au bien, ne fit que lui en inspirer un plus grand désir. Fidèle à ses devoirs envers Dieu, il-l’était également à ceux qu'il devait au prochain. Il s’en acquittait auprès des grands qu'il édifiait par ses vertus, et auprès des pelits et des pauvres à qui il procurait tous les secours de la charité. Quand sainte Amalberge se retira au monastère de Maubeuge, Witger se consacra à Dieu dans celui de Lobbes, vire 8,

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

Chez les Grecs et les Orientaux, mémoire anniversaire de la sainte assemblée du p'emier concile œcuménique, celui de Nicée, composé de trois cent dix-huit Pères, et convoqué par l'empereur Constantin. 325. — À Tomes, dans la Mésie inférieure, les saints martyrs Marcien, Domne, Diomède, Jean, Sisinne, Aurélien et trenle-huit de leurs compagnons, cités par saint Jérôme, — A Aatioche, les saints martyrs Maxime, Rodigue, Véronie, Domuine, Maxima, Diogène, Macaire, Timotnée, Zachée et Isique, cités par le même. — A Nicopolis, dans la pelite Arménie, les saints

1. 11 ne faut pas la confondre avec saint Amalberge, veuve. dont nous donnons la vie plus bas et qui xécut un siècle ayant sainte Amalberge, vierge, Celle-ci fut religieuse à Munster-Bilsen, près de Liége, mourut à l'âge de trente et un ans ct fut enterrée à Temsche, village de sa seigneurie où elle avait fait élever une église en l'honneur de Ja sainte Vierge. A la fin du x1e siècle, son corps fut transféré dans l'abbaye de. Blandinberg, à Gand : c'est là que les hérétiques du xvie siècle le trouvèrent pour le jeter au feu,

On donne pour attributs à sainte Amalberge, vierge : une couronne, un crible, des oies, un poisson ; — une couronne, parce qu'on prétend qu'elle était de la famille royale de Pépin ; un crible, parce que les gens de Temsche u'ayant qu'une fontaine qui se trouvait au milieu d'une propriété particulière, la Sainte se laissa toucher par leurs plaintes, remplit un tamis avec de l'eau et alla créer avec cette eau unefon-— tuine ailleurs : la nouvelle source devint très-abondante et l'ancienne tarit entièrement. On dit que cette fontaine est celle qui se voit à Temsche, à côté d'une petite chapelle, et qui est visitée par un grand Hombre de pèlerins. — Les oïes rappellent sans doute les solliciteurs et les esprits impurs qu’elle parvint à mettre en fuite, avant son entrée au couvent. Enfin, on prétend que la Sainte ne sachant comment sy prendie pour passer l'Escaut, un poisson, un esturgeon, dit-on, vint se placer sous ses pieds ct la passa sur son dos à l'autre rive. De là la coutume que les pêcheurs observent encore aujourd'hui d'offrir ARTS a à la Sainte le jour de sa fête. Les Belges font dériver d'Amalberge ou Amelberge, le nom.

Amcile.

2. 11 est honoré le même jour au diocèse de Cambrai, — 3. Voir ce jour,

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