XXVIII JOUR D'AOUT
MARTYROLOGE ROMAIN
À Hippone, en Afrique, la naissance au ciel de saint AUGUSTIN, évêque et très-excellent docteur de l'Eglise. Ayant été converti à la foi catholique et baptisé par saint Ambroise, il devint le plus invincible défenseur de cette même foi contre les Manichéens et les autres hérétiques. Après avoir rendu à l'Eglise une multitude d’autres importants services, il alla au ciel recevoir la récompense qui lui était réservée. Ses reliques furent d’abord portées d’'Hippone en Sardaigne, pour les sauver des mains des barbares ; dans la suite, Luitprand, roi des Lombards, les transféra à Pavie, où on leur donna une sépulture honorable. 430. — À Rome, la naissance au ciel de saint HERMÈS, personnage illustre, qui, comme le rapportent les Actes de saint Alexandre, pape, après avoir été renfermé quelque temps dans une prison, accomplit son martyre par le tranchant du glaive, avec plusieurs autres, sous le juge Aurélien. 432. — À Brioude, en Auvergne, le martyre de saint JULIEN, qui, étant compagnon du tribun saint Ferréol, et servant secrètement Jésus-Christ sous l’habit militaire, fut saisi durant la persécution de Dioclétien, par des soldats, qui lui firent souffrir une mort terrible en lui coupant la gorge. 1ve s. — À Constance, en Gaule, saint Pélage 1, qui, sous l'empereur Numérien et le juge Evilase, reçut la couronne du martyre. 1119 8. — A Salerne, les saints martyrs Fortunat, Caïus et Anthès, décapités sous l’empereur Dioclétien et le proconsul Léonce 2. Vers 304. — À Constantinople, saint Alexandre, vénérable vieillard, par la prière duquel l’impie Arius, condamné au tribunal de la justice divine, creva par le milieu du ventre et rendit ses entrailles. 340. — A Saintes. saint VIVIEN, évêque et confesseur. 460. — De plus, saint Moïse L'ÉTHIOPIEN, qui, d'insigne voleur étant devenu fervent anachorète, convertit plusieurs voleurs et les mena avec lui dans un monastère, Vers 400.
1. On l'appelle aussi Pelay. — Il s'agit ici de Constance, sur le Rhin (grand-duché de Bade), On sait que la Germanie ou Germanique supérieure, qui répond actuellement aux pays du Rhin, était autrefois une des dix-sept proyinces de la Gaule proprement dite, appelée par les Romains Gallia Transalpina.
2. Les saints martyrs Caïus, Fortunat et Anthès sont patrons titulaires de la ville de Salerne (Principauté Citérieure). Leurs corps reposaient tout d'abord dans un oratoire dédié sous leur vocable en dehors des murs de Salerne ; le 15 mai 940, on les transféra, par crainte des Sarrasins, dans l’intérieur de lg ville. La basilique de Saint-Jean se trouva enrichie de ce précieux trésor qu'elle possède encore. — Papebrock, dans les Acta Sanctorum.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
Aux diocèses de Clermont, de Carcassonne et du Puy, saint Julien de Brioude, martyr, cité au märtyrologe romain de ce jour. — Aux diocèses de Lyon et d’Autun, mémoire du même saint Julien. — Au diocèse de Viviers, saint Hermès, martyr à Rome, cité au martyrologe romain de ce jour. — Au même diocèse, saint Vivien, cité au martyrologe romain de ce jour. — A Cologne, translation des reliques de sainte Agnès, vierge et martyre en Angleterre. — En Poitou, saint Clair, martyr, dont nous avons parlé dans le supplément du tome vie. Le Loudunais possède une église paroissiale sous son vocabie, dans laquelle sans doute il fut enseveli et qu’on enrichit de ses reliques. Il y eut aussi deux chapelles construites à sa mémoire, l’une près du Puy-Notre-Dame (Maineet-Loire, arrondissement de Saumur, canton de Montreuil-Bellay), au diocèse d'Angers ; et l’autre dans le voisinage de Vouhé (Deux-Sèvres, canton de Saint-Maixent), au diocèse de Poitiers 1. Avant 260. — A Saint-Jean d'Aulps, au diocèse d'Annecy, saiut Guérin, abbé de Notre-Dame d’Aulps (Monasterium B. M. V. de Alpibus) et évèque de Sion, dont nous avons donné la vie au 6 janvier. 1150. — A Poulangy (Haute-Marne, arrondissement de Chaumont, canton de Nogentle-Roi), au diocèse de Langres, sainte Adeline, nièce de saint Bernard de Clairvaux. D'abord religieuse au monastère de Tard ou du Tart (Tartum, Ordre de Citeaux), à quatre lieues de Dijon, elle passa plus tard dans celui de Poulangy dont elle devint abbesse. x119 s. — Dans l’ancien monastère bénédictin de Luxeuil (Luæovium), au diocèse de Besançon, saint Emmon, moine. Les Actes de saint Adelphe (11 septembre) nous apprennent que quand ce Saint vint pour voir ses frères de Luxeuil et mourir au milieu d'eux, ce fut Emmon qui eut le bonheur de soigner l'illustre malade. — Au diocèse de Nevers, saint Eolade, sixième évêque de ce siége et confesseur, dont nous avons déjà parlé au martyrologe de France du 26 février. Il ne faut pas le confondre avec saint Eulade, premier évèque de Nevers, comme on l’a fait bien souvent. 580 ou 584. — Au diocèse de Saintes, saint Ambroise, évèque de ce siége et confesseur, prédécesseur de saint Vivien, dont nous donnons la vie en ce jour. Vers 545.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Chanoïnes Réguliers. — À Hippone, en Afrique, la naissance au ciel de notre Père saint Augustin, évêque et excellent docteur de l'Eglise. Converti et baptisé par saint Ambroise, il devint le plus invincible défenseur de celte même foi contre les Manichéens et les autres hérétiques. Après avoir rendu à l'Eglise une multitude d’autres services, il alla au ciel recevoir la récompense qui lui était réservée. Ses reliques, par la crainte des barbares, d'abord transportées d'Hippone en Sardaigne, et ensuite transférées à Pavie par Luitprand, roi des Lombards, ont reçu dans cette dernière ville une sépulture honorable. 430.
Martyrologe de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin. — De même que chez les Chanoines Réguliers.
Martyrologe de l'Ordre des Servites de la bienheureuse Vierge Marie. — De même que chez les Chanoïnes Réguliers. :
Martyrologe de l'Ordre de Saïnt-Jérôme. — De même que chez les Chanoïines Réguliers.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
Dans le cercle de Souzbe (empire d'Allemagne), la bienheureuse Adelinde, fondatrice et première abbesse du monastère bénédictin de Buchau ou Buchaw (Bocogia, Buchaugia, Buchovia). L'abbesse de ce couvent, en vertu d’un privilége accordé par l’empereur Charles LV, avait rang de princesse ; lors de son sacre, elle faisait porter devant elle un livre et une épée, et avait place et voix aux diètes de l’empire et du Cercle. xe s. — En Pologne, Notre-Dame de Kiovie, qui possède une belle et grande statue d’albâtre représentant la sainte Vierge. Celle-ci parla, dit-on, à saint Hyacinthe, en 1241, et lui commanda de l’emporter avec lai et de ne la point abandonner aux ennemis qui assiégeaient la ville : ce qu'il fit sans aucune peine, l'image ayant perdu sa pesanteur, — Chez les Grecs, saint EzÉcHIAS, treizième roi de Juda. 694 av. J.-C. — A Alexandrie, les saints martyrs Poliène, Sérapion, Justile, cités par saint Jérôme. — A Rome, les saints martyrs Hélie, Etienne, diacre, et Pollion, cités par le même. — A Sarsina (Sassina, Bobium), ville d'Italie, dans la province de Forli, saint Vicine, évêque de ce siége et confesseur. Natif de la Ligurie, il quitta bientôt son pays et se retira à Sarsina, pour fuir la persécution de Dioclétien. Là, il s'ap-
1. Cf. Histoire de l'Eglise et de la province de Poitiers, par M. l'abbé Auber, historiographe du diose. Poitiers, 1866.
pliqua à la prédication, et le peuple, instruit de.ses vertus, le plaça.sur le siége épiscopal de cette ville. On ne sait combien de temps il l’occupa, mais tous s'accordent à dire qu’il en fut une des plus brillantes lumières. Son corps fut déposé dans son église cathédrale : de nombreux miracles ont illustré son tombeau. 1119 s. — À Taino (T'adinum), ancienne ville épiscopale d'Italie (Ombrie), saint Facondin, évêque de ce siége et confesseur. Il est resté célèbre parmi les fidèles de l'Italie pour ses vertus, le zèle qu’il déploya dans la défense de la foi orthodoxe, le soin qu'il prit de son troupeau. Son corps, enseveli en dehors des murs de la ville, resta longlemps sans honneurs ; plus tard, sur une révélation du ciel, il fut découvert et entouré de la plus grande vénération. Sur son tombeau s’éleva une chapelle magnifique où l’on entretint constamment des lampes allumées. Le monde entier se disputa les reliques d’un si saint évêque, et il fallut construire une basilique d’un accès plus difficile, afin d'empêcher les étrangers d'enlever petit à petit ces précieux restes si chers aux habitants de Taino. Commencement du vire s. — Encore à Taino, saint Juventin, archidiacre et confesseur, disciple de saint Facondin. Son corps repose près de celui de son maître. — A Killaloe, bourg d'Irlande, dans la province de Munster et le comté de Clare, sain£ Flannan, premier évêque de ce siége et confesseur. Fils du roi Thierry (probablement Thierry IE, quatrième roi d'Orléans, troisième roi de Bourgogne et septième roi de Metz ou d’Austrasie (587- 613), il fut consacré, vers 639, par le souverain pontife Jean IV, et dota son Eglise de grands biens. Il fut enseveli dans la cathédrale de Killaloe. vare s.