ZI Paralip., xx1x, 8-11. — 2. Zbid
qui furent immolées avec ce rit imposant, et leur sang fut versé devant l’autel comme l’expiation des péchés d'Israël. Car le roi avait demandé que l’holocauste et l’hostie pour le péché fussent offerts au nom du peuple d'Israël tout entier, sans tenir compte de la distinction des deux royaumes. Cependant les chœurs de lévites, avec les cymbales, le psaltérion et les kinnor, avaient été réorganisés selon les règlements du roi David, de Gadle Voyant et de Nathan le Prophète. Ils se tenaient en avant du Temple, avec les divers instruments de musique comme au temps de David ; les prêtres, suivant la loi de Moïse, avaient les trompettes sacrées à la main. Quand le feu fut mis au bûcher de lholocauste sur l’autel du Seigneur, les trompettes retentirent, tous les chœurs de musiciens commencèrent le chant des hymnes sacrés composés par David et par Asaph le Voyant. Cependant la foule prosternée adorait la majesté de Jéhovah. Quand la cérémonie de l’holocauste fut accomplie, Ezéchias dit au peuple assemblé : « Vous avez tous voulu remplir vos mains d’offrandes pour le Seigneur; approchez donc maintenant ; présentez-lui vos victimes, et que le Temple de Jéhovah reçoive de nouveau vos sacrifices d'actions de grâces ». La multitude offrit alors, avec un pieux empressement, ses victimes, ses hosties de louange et ses holocaustes. Soixante-dix taureaux, cent béliers, deux cents agneaux furent consumés sur l’autel des holocaustes, six cents bœufs et trois mille brebis furent immolés au Seigneur en ce jour solennel. Ainsi fut rétabli le culte de Jéhovah; Ezéchias et le peuple tout entier étaient dans l’allégresse ; la manifestation était d’autant plus éclatante, qu'elle n’avait pas été préparée à l’avance et qu’elle s'était spontanément produite t ».
Cette démonstration, empreinte à un si haut degré de la foi aux institutions mosaïques, avait été en effet toute locale. Les habitants de Jérusalem, répondant au zèle de leur pieux roi, y avaient seuls pris part. Mais elle ne devait pas rester circonscrite dans une sphère aussi étroite. Ezéchias et les conseillers royaux, dans une assemblée générale du peuple, résolurent de célébrer la Pâque, au deuxième mois (/yar, avril). On n’avait pas solennisé cette fête à la date précise où elle tombait, parce que les prêtres n’avaient pu encore accomplir les purifications prescrites par la loi, et que d’ailleurs le peuple n’avait pas eu le temps de se réunir à Jérusalem. On convint donc d’envoyer des messagers dans toute l’étendue de la Palestine, depuis Dan jusqu’à Bersabée, pour inviter la multitude des enfants d'Israël à venir célébrer la Pâque de Jéhovah leur Dieu à Jérusalem. Des lettres spéciales de convocation furent adressées par Ezéchias aux deux tribus d’'Ephraïm et de Manassé, les plus rapprochées du royaume de Juda. Les envoyés royaux s’acquittèrent de leur mission. Ils parcoururent tout le territoire, annonçant au peuple des villes et des campagnes le commandement d'Ezéchias. « Enfants d'Israël », disaient-ils, « revenez à Jéhovah, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob ; de son côté, le Seigneur consentira à visiter dans sa miséricorde les restes échappés à la main de fer du roi d’Assyrie. Ne suivez point l’exemple de vos pères et de vos frères. Ils ont abandonné le culte de l'Eternel, voilà pourquoi le Seigneur les a laissés périr sous vos yeux. Ne soyez pas les imitateurs de nos ancêtres à la tête dure ; donnez les mainsau pacte d'alliance avec Jéhovah; accourez au temple qu'il a consacré à jamais par sa majesté sainte ; servez le Seigneur, le Dieu de vos pères, et il détournera de vous les traits de sa vengeance. Si vous revenez à lui, vos frères et vos fils, les captifs de l’Assyrien, trouveront grâce devant leur