ÉPILOGUE
un défi entre la puissance de l” enfer et la puissance de cette on Pemporterait sur le cœur; l’une en les affligeant et Îes tourmentan l’autre en les soutenant et les fortifiant; mais la “grâce était la plus forte, et elle donnait une telle vigueur aux Martyrs, que les tourments les plus aigus leur cédaient, et que la mort même n’avait plus pour eux d’amertume. Il en était de même pour les Confesseurs à l’égard des pénitences les plus terribles et des entreprises les plus difficiles à exécuter : la grâce leur. *e de faisait souffrir ce qui paraissait impossible, et elle le faisait avec tant de pou" » voir que, comme ils ne refusaient jamais aucune croix qui leur fût envoyée 4. de la main de Dieu, de même ils ne s’excusaient jamais d'aucun travail qu'ils crussent être agréable aux yeux de Dieu.
En quatrième lieu, on a sujet d'admirer dans cette même lecturela… puissance de la charité chrétienne et de l'amour pour JÉsus-CHisr* Car n'est-ce pas elle qui a fait que des mères ont souhaité de voir leurs enfants mourir en leur présence, pour n'être pas infidèles à leur souverain Seigneur; qu’elles les ont elles-mêmes exhortés au martyre, et qu’elles les ont portés sur leurs propres épaules, afin qu’ils ne fussent pas privés de la gloire de perdre la vie pour une si juste cause, comme fit la mère de saint Méliton, ï l’un des quarante Martyrs de Sébaste ? N'est-ce pas elle qui a fait que des femmes ont encouragé leurs maris à donner leur sang pour le vrai Dieu, ; qu’elles ont vu d’un œil intrépide les plus grandes cruautés que l'on a exercées contre eux, et qu’elles avaient même la force de tenir leurspiedset leurs mains tandis que les bourreaux les leur hachaïent et coupaient en. pièces, comme fit sainte Natalie à saint Adrien, martyr, son mari ?2N'est-ce pas elle qui a fait quitter des biens immenses pour se faire pauvre de Jésus-Carisr; abandonner les plaisirs et les honneurs que la fortune pré-= sentait à pleines mains, pour mener une vie abjecte et méprisable aux yeux du monde, et préférer la sage folie de la croix à la folle sagesse des hommes … du siècle ? Lorsqu'on voit ces merveilles dans la vie des Saints, dont nous avons proposé ici les exemples, n’a-t-on pas raison de dire avec l’Epouse des Cantiques, que « l'amour n’est pas moins fort que la mort », et avec. | saint Grégoire le Grand, que «l'amour peut toutes choses, et que, s'il cesse Fire