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d’être généreux, il n’est plus un véritable amour ? » USE En cinquième lieu, on voit facilement par cette lecture. con 2e s trompent grossièrement ceux qui refusent d’observer la loi de Dienetles préceptes de l'Evangile, sous prétexte que la pratique en est difficile et qu'elle est toujours accompagnée de beaucoup de peine; ne considérant. pas que Dieu n’a jamais manqué de donner sa grâce à ses serviteurs pour 4 vaincre ces difficultés, et qu’il est encore prêt à la donner à ceux quilalwi demanderont avec Huinilité et ne mettront point d’obstacle à ses mou- br: vements. Ah ! que ces infortunés recevront de confusion au redoutablejour du Seigneur, lorsque ce Juge des Anges et des Hommes, faisant paraître devant eux celle troupe innombrable de Martyrs avec les marques glorieuses de leurs Pupplices, leur dira d’un ton foudroyant : 2e Voyez- vous ces
ni la passion de la volupté, ni la considération de leurs enfants, ni la crainte de la mort n’a pu les ébranler ni les détacher de mon service ; ils mesont demeurés fidèles dans les plus grandes afflictions et dans les supplices les | plus douloureux; et, s’ils sont arrivés à la gloire, ce n’a été qu’en renonçant à eux- mêmes, en portant tous les jours leur croix, et en me suivant
ments, vous m'avez quitté pour un intérêt frivole et une chose de néant,
is n'avez rien voulu souffrir pour mon amour; vous ne méritez pas d'avoir part à mon héritage ni d'entrer dans la joie de votre Seigneur. Allez, | maudits, aux flammes éternelles ! y Quelle excuse ces réprouvés pourront-
et l'exemple du Fonte contagieux? Mais celui des Saints leur fermera la bouche, puisque ayant la même paturé, les mêmes passions, et étant au
“actions qui nous sont proposées dans la Vie de PrEuRe et, ER qu'avec Is mêmes infirmités que nous, ils ont marché à si grands pas dans le chemin de la vertu, nous voudrons suivre leurs traces et être leurs imitateurs, … comme ils ont été les imitateurs de JÉsus-CHrisT. Enfin, pour comprendre en trois mots tous les fruits d’une si sainte lecture, les fidèles y trouvent un flambeau qui leur montre le véritable senier du salut, un aiguillon qui les excite à y entrer au plus tôt et sans user de remise, et un gage assuré de la récompense qui leur est promise, s’ils préfèrent ce sentier à la voie large du monde. Malheur à ceux que l'amour “de leur Corps, qui Dore se SORA ue pes de jours, empêchera d’en
Saints, {ravailleront de ie sed PORTO à devenir saints comme eux, afin
IV. — DES DISPOSITIONS QU'IL FAUT AVOIR POUR LIRE UTILEMENT À LA VIE DES SAINTS.
1m est arrivé quelquefois que des personnes du monde lisant la Vie des Saints, par hasard ou par curiosité, ou seulement pour se désennuyer, : trouvé un trésor auquel elles ne pensaient pas, et se sont senties si RES Lt issamment touchées de la grâce du Saint-Esprit, qu’elles ont pris sur-le-
A hamp la résolution de quitter le péché avec ses engagements, et d'entrer dans les voies de la justice et de la perfection : c’est ce que saint Augustin pporte (au vm° livre de ses Confessions) de deux courtisans de l’empereur, rencontrèrent et lurent par occasion la vie de saint Antoine le Grand, un ermitage auprès de Trèves, où ils étaient allés se promener ; ils en tellement émus qu’ils renoncèrent aux charmes se la cour et aux
Donne Saint, une vie denttenté et solitaire. C'est aussi ce que nous uons dans fa vie de saint Ignace de Loyola, du vénérable César de ,et de beaucoup d’autres serviteurs de Dieu, qui sont redevables de "con version à la lecture fortuite et presque forcée de ce livre des pré-
Peture, il faut la faire avec des dispositions saintes et toutes chré- En effet, si saint Augustin (dans le livre des cinquante Æoméles) €, pour entendre utilement la parole de Dieu, une préparation si
si considérable, qu'il la compare à celle qu'il faut apporter pour ement la chair adorable de Jésus-Christ, n’en pouvons-nous