‹ Les petits BollandistesChapitre 9 sur 281 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

étiite, de se nourrir des pures maximes du christianisme, de se fortifier . par l'exemple des Saints et de s’enflammer davantage de l'amour de Dieu. …— En effet, comme celte lecture ne peut être utile que par le secours surna- | furel du ciel, et que ce secours n’est ordinairement donné qu’à ceux qui le ésirent et qui le cherchent, suivant ces paroles de Moïse dans le Deutéroome : « Lorsque vous chercherez le Seigneur, vous le trouverez, si toutefois vous le cherchez de tout votre cœur », il est clair qu'on s "appliquera

À des Saints soit dans presque toutes les familles chrétiennes, et qu “ y ait : peu de fidèles qui ne parcourent quelquefois ses pages, il y en a néanmoins très-peu qui prennent la résolution d’imitler les exemples de ces hommes célestes et de marcher par le chemin qu'ils nous ont tracé. On lit pour …. passer agréablement une demi-heure ou une heure. On lit pour satisfaire 4 sa Curiosité naturelle. On lit pour savoir ce que l’on dit communément des … …… Saints, ou pour en pouvoir parler ; mais on ne lit pas pour s’édifier soi-même ét pour se mettre devant les yeux, selon la manière de parler de saint …… Jérôme, dans son Epiître à Démétriade, « un miroir net et éclalant où l'on voit ce que l’on a de plus défectueux pour le réformer, et ce que l’on a de Las pour le perfectionner ».

Outre cette intention, le lecteur de la Vre des Saints doit avoir beaucoup d'humilité: ; car le propre de cette vertu est de rendre l’esprit soumis et de ini faire recevoir avec mesponk ce que ne Fou pas, ce LL est au- des:

; Pinduits par des voies extraordinaires do Croix, d’ austér és, d’ ar de travaux et de peines, que sa seule puissance leur a pu faire supporter ; «soit parce qu'il leur a fait des grâces si surprenantes, et qu’il s’est communiqué à eux d’une manière si relevée, qu’on a peine à croire que des créatures mortelles aient été capables d’un si grand effet ; soit enfin parce qu’il ait par eux des miracles qui ont étonné toute la nature et qui sont infiii ment au-dessus de ses forces. Il faut donc de l'humilité pour lire leur bistoire, et, sans cette vertu, on tomberait aisément dans l'abus de ces orgueilleux dont parle l'apôtre saint Jude dans son Epître canonique, « qui rejettent avec mépris et blasphème tout ce qu'ils ignorent, et qui, mesurant toutes choses, même les plus divines et les plus mystérieuses, à leurs bles raisonnements, traitent de fable ce que Dieu a fait pour glorifier sa issance et relever le mérite de ses serviteurs ». Cette humilité de cœur et cette droiture d'intention doivent encore être compagnées de ferveur, soit pour faire la lecture de ces Vies avec plus de érence et d'attention ; soit pour la reprendre plus souvent et s’y rendre assidu ; soit pour s'attacher davantage à en tirer de fortes résolutions de jen vivre ; soit enfin pour mettre aussitôt la main à l’œuvre, en exécutant remise ses bons desseins, et en travaillant avec force et persévérance à érir les vertus dont on aura vu les exemples et la pratique dans la nduite des Saints. Car, sans cette ardeur, on serait semblable à ces es stériles qui poussent d’abord de belles fleurs et qui se couvrent d’un illage fort agréable, mais qui, après cette riche apparence, ne donnent t de fruits, laissant leur maître aussi pauvre qu'auparavant : au lieu si l’on cultive ce bon zèle, on fera de grands progrès dans la piété nne et on pourra arriver à la ressemblance de ces grands amis de qui, étant de même nature que le reste des hommes, ne se sont dis-

ont reçue de la grâce et de la miséricorde de es à Jésus- (1 h

Cependant, comme toute sorte de zèle ne mérite pas d’être approt et qu’il y a une certaine ferveur dont l’apôtre saint Pierre veut qu nous donnions de garde, parce qu’elle jette dans la tentation, il faut ter à toutes ces AÉPOSHONS que nous avons marquées celles de la prages

ilyena DeahcobD à la vérité qui demandent tout ensemble et notre admiration et notre ne ee mais ilyena aussi quelques- unes qui sont seul

sainte Apolline, qui se jeta elle-même dot le feu que les bourreaux lui avaient préparé, et celle des saints ue qui se sont élevés sur Pa 1

travers de ces personnes qui n ’agissent que par ro principes d'une € cience erronée, et, ne suivant que les mouvements d'un zèle indi veulent aller à la perfection par des routes particulières et inconnues, I les éloignent de leur fin, au lieu de les y conduire. -Nous ajoutons que cette prudence est encore absolument néce e pour se bien gouverner dans la pratique des vertus qui doivent être le. sujet ordinaire ‘de notre imitation ; car, bien qu'il ne puisse y avoir d'e dans l'amour que nous avons pour Dieu, puisque la véritable rnesure. cet amour, selon saint Bernard, est de n’en point avoir, et que nous n saurions jamais assez aimer celui qui est infiniment aimable : les aut exercices, néanmoins, et principalement ceux qui ont besoin du sec

les veilles, les disciplines et les autres austérités corporelles, ont certaine bornes que l’on ne peut passer sans indiscrétion : il est nécessaire quel prudence chrétienne, aidée de la sage conduite d’un bon directe prescrive la mesure et empêche que, sous le prétexte d’imiter les on ne tombe dans l'excès. Mais, d'un autre côté, il faut bien prendre que cette modération ne dégénère en lâcheté, et qu’elle ne se règlemp: prudence de la chair, que saint Paul appelle mort, à la différence à véritable prudence de l'esprit, qu’il appelle vte et paix. Car enfin, c’e chose incontestable que les afflictions et les souffrances sont le vé chemin du salut; que le chrétien qui veut bien vivre et se rendre di des hénédictions célestes, doit crucifier sa chair avec ses vices et sés voitises, et que quiconque se résout à suivre Jésus-Christ comme son Î disciple, doit porter tous les jours sa croix après lui.

C'est la doctrine que le Sauveur même nous a enseignée par sa | pa ol par son exemple, c’est la voie par laquelle tous les Saints ont marc nous ne devons nous attendre d’arriver au terme où ils sont heure ser parvenus, que par le chemin qu’ils ont suivi. Si nous sommes dans résolution, la lecture de la Vie des Saints nous sera d’une utilité incom

rable, et nous À irouverons une manne cachée qui, ‘en nous donnant

nous fortifiera dans nos langueurs, tn nous conservera pour le soil- il.

Le Pire Giry-

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