‹ Les petits bourgeois (volume 2)Chapitre 25 sur 31 · É L PES COOP TP TPE TP OR PER · texte numérisé non relu

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d’une basse vengeance de la part de gens aussi influents que les Vinet, puis-je mesurer l'étendue des dangers auxquels je suis exposé?

— Alors, dit la Peyrade avec une insistance impitoyable, décidément tu es Jean qui pleure!

— Oui, répondit Thuillier d’un ton solennel, Jean qui pleure sur une amitié que j'avais crue vraie et dévouée, et qui n’a que des sarcasmes à m’offrir quand j'attendais ses services.

— Quels services ? demanda la Peyrade. Ne m'’as-tu pas déclaré hier que, dans tous les genres, tu avais assez de ma Collaboration ? Je t'ai offert de plaider pour toi; tu m'as répondu que tu prendrais un grand avocat,

— Sans doute; dans le premier moment de surprise où m'avait jeté un coup si inattendu, j'ai pu dire cette sottise; mais, réflexion faite, qui mieux que toi est en mesure d'expliquer les intentions de l'écrit sorti de ta plume? J'étais hier un homme hors de lui, et toi, aujourd’hui, avec ton amour-propre blessé, qui ne sait rien pardonner à un premier mouvement, tu es un homme bien caustique et bien cruel.

— Ainsi, dit la Peyrade, tu me proposes formellement de te défendre devant le jury?

— Eh! oui, mon cher, je ne vois pas d’autres mains entre lesquelles je puisse remettre ma cause. Je payerais un prix fou quelque grand monsieur du Palais, et il ne me défendrait pas aussi habilement que tu le feras.

— Eh bien, moi, je refuse; les rôles, comme tu le vois, sont diamétralement changés; je pensais comme toi, hier, que j’étais l’homme de ce orocès; aujourd’hui, je crois

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