LES PI:TITS BOIJRGROIS
main m'est promise, et avant d'v reuoncer...
— Ainsi, dil vivement la comtesse, dans un cas donne, vous ne seriez pas éloigné d'une rupture, et, ajoula-t-elle d'une façon plus posée, on aurait quelque cliance de vous faire conipr< ndre qu'en vous livrant ainsi à la première occasion, vous compromettez tout votre avenir — qued'aulres partis peuvcfjt se présenter.
— Au moins, madame, faudrait-il les pressentir, les entrevoir.
26/2 LF.S PETITS BOURGEOIS
Celle persévérance à prendre des gages parut désobliger la comlesse.
— La foi, monsieur, dil-elle, n'est une vertu que parce qu'elle croit sur parole. Vous douiez de vous-uiême, ce qui est un autre genre de gaucherie. Je ne suis pas heureuse dans mes patronages.
— J\Jais enfin, madame, est-il donc bien indiscret d'insisUr pour savoir au moins d'une façon lointaine ce que voire bienveillance a pu rêver pour moi?
LES PETITS IJOUUGEOIS 263
— Très indiscret, répondit froidement la Hongroise, car il m'est facile de voir que vous ne promettez qu'une docilité conditionnelle. N'en parlons plus. Vous êtes très avancé avec mademoiselle Colleville, elle vous convient sous beaucoup de rapports, épousez-la ; encore un coup, vous ne me trouverez plus sur votre chemin.
— Mais mademoiselle Collevilje, en effet, me convient-elle? répondit La Peyrade ; c'est justement à cet endroit que tout à l'heure vous avez fait naîlre mes
2G4 Li;S PETITS nOURGEOlS
doutes! Et rio IroiivTz-vous pas quelque (îruaulé à me jolor successivement deux affirmations contradictoires sans aucune preuve à i 'appui ?
— Atî ! dil la comtesse d'un ton d'i n patience, il fauta mon opinion des pièces justificatives! Eh bien! monsieur, il y a quelque chose de très concluant et que je Je puii vous affirmer ; Cëiesle ne vous aime pas.
Je crois en effet, dit La Peyrade
LES PKTITS BOURGEOIS 265
avec humililé, que je suis plutôt sur le cliernin d'uu uiaria^e de raison.
— Et elle ne peut pas vous aimer, continua madame de Godollo en s'aniihaul. parce qu'elle no peut pas vous comprendre. Ce qui est son vrai mari, c'est ce petit jeune homme blond, timide et fade comme elle; du contact de ces deux natures sans vie et sans chaleur ré» sultera celle tiédeur à deux qui, dans les opinions du u onde où elleesl née et où elle a vécu, constitue le nec plus uhrà de la félicité conjugale. Essayez donc de
faire enteudre à cette petite sotte que la fortune, quand elle a la chance de rencontrer le talent sur son chemin, doit se tenir pour très honorée de la rencontre ! Faites donc surtout comprendre cela a
son odieux et misérable entourage! Des
bourgeois enrichis, voilà le toit sous lequel vous pensez à aller vous reposer de votre dur labeur et de vos longues épreuves*, et vous croyez que, vingt fois par jour, votre apport, pesé à côté de leur apport en argeuL ne sera pas trouvé outrageusement léger î D'un côiéV Iliade, le Cid, Freijschiilz et les fresques du Vali-
LES PETITS BOUIIGEOIS 267
can; de l'autre, cent mille écusen bonnes espèces sonnantes : et dites-moi de quel côlé se tournera leur admiration? L'artiste, rijorame d'imagination tombé dans l'atmosphère bourgeoise, savez-vous à quoi je le compare? k Daniel jeté dans la fosse aux lions, moins le miracle de l'Écriture.
Celle invective contre la bourgeoisie
avait été débitée avec un ton de chaleureuse conviclion qui pouvait oiiTicilement manquer d'être communicative.
2Ô8 I-ES PETITS HOUUGEIMS
— Âh ! madame, s'écria La Peyrade, que Vous dites éloquemnienl les choses qui souvent se sonl présentées à mon esj-ril inquiet et troublé! mais toujours je mescnlais acculé a celte fatalité cruelle, la nécessité tl'une posiliou...
— Nécessité, position, interrompit la comtesse en élevant encore la température de sa parole, mots vides de sens , qui ne sont pas même un son pour les habiles, mais qui forit recnlor les ni.iis comme des rodoulabl s empèchoments.
i a nécessité, e?i ce que cela exisl» pour
LUS i>ETrrs liOLiiCEOis ^G9
les natures d'élite, pourceiies qui savent vouloir? Un ministre gascon a dit un mot qui devrait être gravé sur la porte de toutes les carrières : « Tout vient a point à qui sait attendre. » Vous ignori z donc que le mariage, pour les hommes de trempe supérieure, c'est ou une chaîne qui les rive aux dernières vulgarités de l'existence, ou une aile qui les transporte aux plus hauts sommets du monde social ? La femme qu'il vous faudrait à vous, monsieur, et qui ne se ferait peut-être pas longtemps atlendre dans votre avenir, si vous n'aviez une incroyable hâte
t'iO LES PETITS BOURGEOIS
de la livrera la première dot venue, c'est celle qui serait capable de vous comprendre, parce qu'elle vous aurait deviné; celle qui serait pour vous un collaborateur, une conDdenteinlelleclueile,et non un pol-au-feu animé ; celle qui, aujourd'hui votre secrétaire, pourrait être demaiu la femme vraisemblable d'un député, d'un ambassadeur; celle enûn qui serait en mesure de vous offrir son cœur pour ressort, son salon pour théâtre, ses relations pour échelle, et qui, en récompense de tout ce qu'elle vous apporterait d'élan et de force, ne demanderait qu'à
LKS l'i.TlTS BOURGEOIS 271
rayonner aupn^s de votre trône de la gloire et des prospérités qu'elle aurait pressenties en vous !
Grisée en quelque façon de sa parole, la Hongroise était magnifique, l'œil élincelant, la narine gonflée; les perspectives que déroulait sa vive éloquence, elle semblait les voir, les toucher de ses mains frémissantes.
Un moment La Peyrade fut comme ébloui de cette sorte de lever de soleil qui éclatait dans sa vie.
:272i u:s pi'TiTS uouugi^ois
Toutefois, comme c'était uu homme prodi^ieusemeut prudent qui s'était fait une loi de ne prêter que sur caution bonne et solvable, il fut entraîné a peser encore sur la situation.
— RJadamela comtesse, dit- il, vous me reprocliiez tout a l'heure de parler en bourgeois, et moi j'ai bien peur que vous ne parliez en déesse. Je vous adîuire, je vous écoute, mais je ne suis pas convaincu. Ces dévoûments, ces abnégations sublimes, se rencontrent peut-être
au ciel, mais sur la terre qui peut se vanter d'en avoir été l'objet ?
— Vous VOUS trompez, monsieur, dit la comtesse avec solennité, de pareils dévoûments sont rares, mais ils ne sont ni incroyables ni impossibles, il faut seulement avoir la main à les trouver, et surtout la main à les retenir quand ils se sont offerts a vous.
Là-dessus, elle se leva majestueusement. ^
La Peyrade comprit qu'il avait uni par déplaire, et qu'on lecongédiait; il seleva à soo tour, s'iuclina avec respect, et demanda la faveur d'être reçu quelquefois.
— Monsieur, lui répondit madame Godollo, chez nous autres Hongrois, gens primitifs et presque sauvages, quand une porte est ouverte, c'est à deux battants; mais quand nous la fermons, c'est à double verrou.
Cette réponse digne et ambiguë fut ac-
LKS rr.TiTS r.orRGF.ois 275
compngnée d'une légère incliiialion de lêle. Élourdi, confondu de ces façons d'êlre, pour lui si nouvelles, et qui resseniblaient si peu à celles de Flavie, de Brigille et de madame Minard, La Peyrade sortit en se demandant s'il avait bien joué le jeu.
cnAPiTKE sixièmp:
La Roche tarpéienne est près du Capitole.
En quiUant madame de Godollo, La Peyrade sentit le l)osoin de se recueillir.
Au tond de la conversation qu'il venait d'avoir avec cette étran^^e femme, que
280 LES P1.TITS Dtua(;EOlS
démêlaii-il ? Un piège ou nn riche parti qui s'offrait a lui ? Dans le doite, presser Céleste de se prononcer n'était ni habile, ni prudent, car solliciter une solution, c'était soi-même prendre un engageraent et fermer la porte aux chances encore mal définies qui venaient de se révéler.
Lerésultat de la consultation queThéodoseeut avec lui-même en se promenant sur le boulevart, fut qu'il ne devait, dans le momenl,songerqu'à gagner du temps; en conséquence, au lieu de paraître chez
LES pe/its bourgeois 281
les Thuillier,il reiUra chez lui, et de là écrivit le \/e{[i billet que voici :
aMoncher Thuillier,
» Tu ne trouvas pas sans doute extraordinaire que je ne me sois pas présenté chez toi aujourd'hui ; outre que j'ai peur
de l'arrêt qui sera rendu, j(; n'ai pas voulu me donner l'air d'un créancier irapatient et mal appris.
» Quelques jours de plus ou de moins
281! LES PLTITS BOjuGEOIS
sont peu de chose eu pareiih occurrence, cl pourtant niaderaoiseUe Colieville peut les trouver utiles à l'eulière libeité de sa détermination.
» Je ne te verrai donc pas que tu ne m'aies écrit.
» J'ai retrouvé un peu de cal me et ajouté
quelques pages à notre manuscrit, et il
faudra maintenant hien peu de temps
pour que nous soyons en mesure de tout
livrer a l'imprimeur.
» Bien a toi,
1^ Théodose de La Petrade. »
Deux heures après, velu d'un habit qui évidemment était une transition à la livrée qu'on ne se décidait pas encore à risquer, le domestique mâle dont avait parlé Minard apporlait une réponse ainsi conçue:
« Viens ce soir, sans faute, nous causerons de tout cela avec Brigitte.
» Ton bien aiîectueusenient dévoué, » Jérôme Thuillieu. «
28 i L1.S FKTITS BOURG I:0IS
— Bou ! se dit La Peyrade, la chose ne marche pas toute seule et j'aurai le loisir de me retourner.
Le soir, au rûoinent où il se fit annoncer chez Thuiilier, la co ulessedeGodollo qui, dans le moment, était avec Brigitte, s'empressa de se lever et de sortir.
En se rencontrant avec l'avocat, elle lui adressa un salut cérémonieux.
Rien de coîicluant a déduire de ce
LES PETITS BOUUGi:OlS 285
brusque départ, qui pouvait tout signifier.
Après avoir un peu parlé de la pluie et du beau temps, ainsi que font les gons réunis pour traiter d'un intérêt délicat sur lequel ils ne sont pas sûrs de s'entendre :
— Mon petit, dit Brigitte, qui avait envoyé son frère faire un tour de boulevart en lui disant de la laisser faire, c'est bien gentil a vous de n'être pas venu comme un happe-chmrDOU?, metire le pistolet sur
ia i5'orge, car nous n'élions pas tout à f sit prêts pour vous répondre.
Je crois bien, ajouta-t-elle en prenant sa métaphore dans son ancien métier d'escompleuse, que Céleste aura besoin d'un petit renouvellement.
— Ainsi, dit vivement La Peyrade. elle ne s'est pas décidée en faveur de monsieur P'éiix Phellion ?
— Maîiîi ! reprit îa vieille fdle, hier au
soir vous y aviez mis bon ordre, mais vous n'en êlos pas à savoir qu'elle en lient un peu de ce côlé.
— A moins d'être aveugle, dit l'avocat, qui ne le verrait ?
— Ce n'est pas là, du reste, un obstacle à nos projets, reprit mademoiselle Thuillier, mais ça explique que je vous de-
mande un peu de crédit pour Céleste, et voilà pourquoi aussi j'avais désiré reporter le mariage à une époque plus éloignée.
288 I-ES PRTITS BOURGEOIS
Je voulais vous donner le temps de vous insinuer dans l'esprit de la petite; mais à vousdeux Thuillier vous avez dérangé tous mes plans.
— Rien, je pense, dit La Peyrade, ne s'est fait sans votre aveu, et, si durant ces quinze jours je ne vous ai parlé de rien, c'est pure discrétion ; Tliuillier m'avait dit que tout était convenu avec vous.
— Thuillier sait bien, au contraire, que je n'ai pas voulu me mêler de toutes vos coml)inaisofis, et peut-être, si vous
LKS PETITS îtOUî'xGEOIS 289
n'avipz pas Mé si ran^ dans ces derniers toîîips, aurais je élé !a première à vous avouer que je ne les approuvais pas.
Cependant, je | nis dire que je n'ai rien fail pour empêcher la rôussile.
— C'i'Iail Iroppou, (iii La Pryra!!i% voire concours nous élall iiécessaire.
~ C'est possible, mais moi qui connais
mieux les femmes que vous, étant de la
parlio, je m'oiais birn (ioulo qu^, dans V 1 y
290 LRS PETITS BOURGEOIS
deux amoureux a choisir. Céleste ne verrait que raulorisation de penser tout a son aise à celui qui lui plaisait le plus, et justement je l'avais toujours laissée dans le vague relativement à Félix, sachant bien le moment oîi il faudrait mettre ordre k sa petite tête.
— Enfin, dit La Peyrade, elle me refuse?
— C'est bien pis que ça, elle vous accepte, disant qu'elle a donné sa parole,
ni.iis il est si aisi' de voir î.u'eiie se :■'.'- ^îii-ih» co:5îi^K' {\r>c- vicliiîio, (ju'a voli'O jîiaco j;^ ne serais ni lîaiié ni rassuré li'uii pareil succès. '
Dans une autre disposition d'esprit, La Peyrade aurait répondu qu'il acceptait le sacriGce et que c'était son affaire à lui de gagner le cœur qui pour le moment ne se donnait qu'à regret; mais un peu de délai lui convenant:
— Quel est donc votre avis ? demandat-il à Brigitte? à quel parti m'arrèter?
292 LKS l'ETlTS BOUUGKOIS
— Au parli, dit Brigilfe, de finir d'abord la brochure de Tiuiillipr, jjarco qu'il CD perd la tête, el ensiiile il faut me laisser manœuvrer vos intérêts.
— Mais sont-ils dans des mains amies?
car, petite tante, je ne puis pas me le dissimuler, depuis quelque temps vous êtes bien changée pour moi
— Je suis changée pour vous! el où voyez-vous ça, songe creux que vous êtes?
LES i'CTlTS BOUUGliOIS 293
— Oh ! ce sont des nuances, dit La Pcyrade; mais il est bien évident que, depuis rinlroduclioD de cette comtesse Tonias dans votre uiaisoa î...
— Mou pauvre garçon, la Hongroise m'a rendu ties services, et jejui ai de la reconnaissance : est-ce donc une raisoo pour que j'en ma nque avec vous, qui nous en avez rendu de plus grands?
— Convenez, dit ûnement La Pejrade, qu'elle vous a dit beaucoup de mal de moi.
— C'est loul simple qu'elle m'en a dll: des belles dames comme ça, il faut que tout le monde les adore, el elle sait que vous n'êtes occupé que de Céleste ; mais tout ce qu'elle a pu me dire, ça a coulé
comme de l'eau sur de la toile cirée.
— Ainsi, petite tante, demanda La Pejrade, je puis continuer decompier sur vous?
— Oui, SI vous n'êtes pas tourmentant el que vous me laissiez faire.
LEvS Pr.TlTS BOURGEOIS 2^9
— Voyons! qu'est-ce que vous ferez?
clil La Pejrade d'un air de bonhomie.
— Je ferai que, d'abord, je signifierai à Félix de ne plus m ilre les pieds à la maison.
— Est-ce possible? dit l'avocat, ou du moins est-ce convenable?
— Très possible, et je le lui ferai dire par Phellion lui-même. Coji]me c'<\st un homme à chi valsur lespriticipes, il sera
29Ô LES Pi.TlTS LOUI^GEOIS
voiilanl pas Taire ce qu'il ia^il pour uhîcnirla iiiain de Céleste, il doil nous priver do sa préseiice.
— El après? dit La Peyrade.
— Après je signiûrrai a Céleste qu'on lui a laissé la liberté de choisir un mari ou Taulre, et que, puisqu'elle ne veut pas de Félix, il faut qu'elle s'arrangede vous, qui êtes un garçon pieux, comrueelle les aiiue. S.>y- z Irariquillc, je vous l<'rai jo-
L5;S PETITS BOrUGKOlS ?97
limenl valoir de voIrc gi^nérosilé à ne pas I r. 'filer de l'enta gen.enl qu'elle avait pris; mais loul ça demandera du temps; et s'il !aul attendre huit jours seulement la fin de la brochure, Thniiiicr, d'ici la, esl capable que nous soyons obligés de le mettre a CbarentQ».
— Dans deux jours, la brochure peut paraître ; mais c'est bien sûr, petite tante, nous jouons franc jeu? Les niontngnes, comme on dit, ne se rencontrent pas, mais les honiries pessve .1 se rî>nconlrcr;
21^3 LES PETITS BOyUGEOIS
et, ccrlaineiiiciil, quand viendra le nioment de l'élection, je suis ea mesure de rendre a Thuillier de bons et de mauvais services. L'autre jour, Ggurez-vous, j'ai eu une peur affreuse. J'avais sur moi une lettre oiî il me parlait dr sa brochure comme étant écrite par moi. J'ai craint un moment d'avoir perdu cette lettre au Luxembourg. C'est ça qui eût été un joli ca ncan dans le quartier !
— Est-ce qu'on ta il des malices avec des finauds comme vous? dit la vieille
LES rETlTS ROUUGKOIS 299
fille, avant bien compris ce qu'il y avait de comminatoire dans cette dernière phrase, arrivée sans transition dans la conversation. Mais, au fait, ajouta-t-elle, avez-vous quelque chose a nous reprocher? N'est-ce pas vous plulôl qui êtes en reste de vos promesses ? Celle croix qui devait arriver dans huit jours, celte brochure qui devait être parue depuis longtemps !
— La brochure, la croix, tout ira l'un portant l'autre, répondit La Peyrade en se levant : dites aThuillierde venir me voir
300 LES Pl'TirS BOlSiGT-OIS
dpniaina 1 soir, je pense que nous pourrons corrii^er la dernière feuille. Mais surtout ne prêlez pas trop l'oreille aux méchanceh'S de madame Godollo; j'ai une idée que pour se faire tout à fait mai lre.-se dans la maison, elle veut éloigner tous vos amis ei on même temjîS qu'elle a Jeté son dévolu sur Thuillier.
— Au failjdil la vieille fille, qu'en partant l'infernal avocat ven.iil del:3uche; -i
r(\M(iî'i;il l(>ujours sen--îl)le de son nntonlé, ii liiii! <|ii',' je f:ssealivnîio!: h ce que
LES iM-rnis iJOUiiGKOi:^ oOi
vous me dites la : elleesl un i)eu coquelle, la petite mère !
A sa phrase adroitement jetée, La Peyrade eut un autre bénéfice : par la r'ponse de Brigitte, il vit (jue la comtesse ne lui avait pa> parlé de la visite qu'il lui avait faite dans la journée
Celle rélicence pouvait avoir un grand sens.
Quatre jours plus tard, rimprimeur, le
302 LLS pl:ïits UOriîCMOlS
brocheur, le salineur, ayaiU fait leur f- Oce, Tiiuillier, dans la soirée, puise donner l'inexprimable bonheur de coinim-ncer par les bouievarts une tournée qu'il poursuivit dans ies passages et jusqu'au Palais-Rojal.
A tous les étalages de libraires, il jetait un coup d'oeil quand il apercevait, brillant sur une affiche jaune, le fameux litre: