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LIGUE DE L’ENSEIGNEMENT D’ALGER

L’école a été ouverte le 15 décembre 1872 avec 19 élèves. Elle a été une école primaire jusqu’en

Effectifs de 1891 à 1900

Année 1891-1892 . 1G0 élèves

dont 60 pensionnaires, 30 demi-pensionnaires et 160 externes pour 1899.

L’effectif scolaire est resté le même pendant ces trois dernières

années, parce que le local qu'occupe actuellement l'école ne permet pas de r augmenter.

L’école est divisée en onze classes, dont :

Cinq années secondaires ;

Quatre années préparatoires à l’enseignement secondaire ;

Une année préparatoire au brevet élémentaire ;

Une classe enfantine.

A F exception de MM. Vico et Serpaggi, les fondateurs de l’école sont tous décédés ; c’étaient : MM. le docteur Andreini, Alphandéry, Blanc, ancien sous-préfet; Paul Blanc, Labeaume, Mme Labeaume, MM. Mo.ngellaz père et Bey.

Il y a environ 250 sociétaires, divisés en 130 obligataires et 20 adhérents.

Cours commerciaux d’Alger Sous le patronage de la Chambre de commerce et de la Ville

L’origine des cours commerciaux d’Alger remonte au mois de mai 1888.

Ils ont été organisés pour préparer les jeunes gens au commerce et à la comptabilité.

C’est à la suite d'un projet de cours et d’école de commerce présenté, en janvier 1888, par M. Flobert, actuellement directeur des cours commerciaux, que la Chambre de commerce, d’accord avec le Conseil municipal, décida l’ouverture à titre d’essai d’un cours du soir public et gratuit d’enseignement commercial.

Cet enseignement comprenait la comptabilité, les mathéma-

tiques et le droit commercial. Les cours durèrent trois mois. Les résultats furent si satisfaisants que des cours furent définitivement organisés pour toute la durée de l'année scolaire. Une commission, composée de délégués de la Chambre et du Tribunal de commerce, du Conseil municipal et de membres du haut commerce d’Alger, fut constituée sous la présidence de M. Bonifïay. Elle organisa de suite, et sur une base plus large, les cours commerciaux et fut chargée de s’occuper de l’étude des voies et moyens pour arriver le plus tôt possible à la création d’une école de commerce.

Cette commission fut transformée en comité administratif, qui arrêta les programmes des cours. Le comité est actuellement composé de :

Trois présidents d’honneur : le Président du Conseil général, le Maire d’Alger, le Président de la Chambre de commerce.

Bureau

Président : M. F. Altairac, industriel.

Trésorier-secrétaire : M. Jourdan, délégué du Tribunal de

commerce.

Membres: MM. Simian, Rigollet, X..., trois membres délégués de la Chambre de commerce ; Tiné, Philibert, Jourdan, membres délégués du Tribunal de commerce; le 1er adjoint au maire, Salvan, Bouderba, délégués du Conseil municipal; Lafon, directeur et délégué de la Banque de l’Algérie ; Tachet, délégué du Crédit foncier ; Aumerat, conseiller général ; J. Warot, négociant ; Flobert, secrétaire-adjoint, directeur des cours.

Les cours actuels sont répartis de ta manière suivante :

Cours normaux (8 h. 1/2 a 10 heures du soir)

Droit commercial (lre et 2e année, un cours par semaine).

Comptabilité ( ire année, 2 cours par semaine).

Comptabilité générale et bureau commercial (2e année, 2 cours par semaine).

Mathématiques appliquées (ire et 2e année, un cours par semaine pendant la moitié de l'année).

Géographie économique (ire et 2e année, un cours par semaine pendant la moitié de l'année).

Les matières ci-dessus sont exigées pour l'obtention du diplôme de fin d'études.

Cours facultatifs (8 h. 1/2 à 10 heures du soir)

Langue anglaise, spécialement adaptée au commerce (ire année, 2 cours par semaine).

Sténographie (lre et 2e année, un cours par semaine).

Cours spéciaux aux jeunes filles (5 à 6 heures du soir)

Comptabilité (lre année, 2 cours par semaine ; 2e année, un cours par semaine).

Langue anglaise (un cours par semaine).

Pour les cours facultatifs et les cours spéciaux aux jeunes filles, il est délivré des certificats d’études.

Les dépenses sont payées à l'aide de subventions allouées par la Chambre de commerce, le Conseil municipal, la Banque de l'Algérie, le Crédit foncier et le Conseil général. Le budget des dépenses dépassera cette année 11,000 francs.

C'est ainsi que, pour les cours normaux, le nombre des inscriptions, qui au début n'était que d une centaine envi-

ron, a doublé et dépasse aujourd’hui deux cents. La même progression rapide se remarque pour les cours facultatifs et pour les cours spéciaux aux jeunes filles. Le nombre des élèves actuellement diplômés des cours normaux est de 61. Ces jeunes gens ont formé dernièrement une association amicale qui a pour but de faire de la propagande pour les cours et de procurer des emplois aux élèves diplômés. En résumé, les résultats donnés par les cours commerciaux sont des plus satisfaisants. Un grand nombre de commerçants et d’établissements financiers trouvent parmi ses élèves d’excellents éléments pour le recrutement de leur personnel. On s’occupe, en ce moment, de la création d’une école de commerce et d’une école d’hydrographie.

A Alger, deux sociétés, soutenues par des cotisations, s’efforcent de vulgariser l’enseignement littéraire et artistique :

L’une, de création déjà ancienne, la Société des beaux-arts, organise des expositions de tableaux et réunit un groupe de professeurs qui donnent des leçons de violon, de violoncelle, de piano, de solfège, d’harmonie, de composition, de chant et de diction, de peinture et de céramique. L’autre, de fondation plus récente, le Petit Athénée, par des conférences et des concerts, se propose à la fois de grouper une élite intellectuelle et de développer le goût du beau et le sens artistique. L’honorable M. Rouanet, avec un zèle et une foi dignes d’éloges, dirige cette seconde société.

C’est à Dellys qu’est installée l’École des arts et métiers. Ajoutons que des conférences populaires sont faites à Mustapha par des professeurs et des docteurs, hommes de bon vouloir qui mettent leur talent au service d’une noble cause.

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