‹ Les petits côtés de l'histoire: notes intimes et documents inédits, 1870-1884Chapitre 22 sur 27 · FRANÇOIS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS

Cette lettre royale, que nous avons traduite de l'italien, et qui fut adressée en cette langue à Napo-. léonin, n'est-elle pas vraiment un langage digne d'un petit-fils d'Henri IV?

Il ne faut pas oublier dans quelles circonstances elle fat écrite. Après l'invasion de ses États par les

garibaldiens, traîtreusement aidés par les troupes piémontaises, le roi François II avait quitté sa ville de Naples, la veille du jour où Garibaldi y entrait. Retiré avec sa famille, à Capoue, le malheureux souverain, trahi et abandonné, défendit avec un courage surhumain les derniers lambeaux de son royaume, jusqu'au jour où l'intervention des Piémontais et l'entrée solennelle à Naples de son cousin Victor-Emmanuel le forcèrent de se réfugier dans Gaëte.

Dans cette situation désespérée, François II adressa vainement ses protestations à toules les Cours européennes. Les souverains ses frères demeurèrent sourds à son appel. Napoléon III, seul, en donnant pendant quelque temps à François II l'appui moral de la flotte française, lui permit de soutenir un siège de plusieurs mois et d'abandonner noblement son royaume.

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