‹ Les petits mémoires de ParisChapitre 16 sur 34 · UT · texte numérisé non relu

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LE CARNET D'UN SUIVEUR

belles madames, qui ont l’estime de leur voisin, l'amour de leurs maris qui mènent une vi bourgeoise, qui vont voir le jeudi une grande fillette à la pension et qui confectionnent pour leur mari des crèmes au chocolat de la meilleure venue sans que cela les empêche, de quatre à six, de dévoiler au premier venu, sur un divan propice, le secret de Polichinelle de leurs attraits bourgeois.

Vous voyez dans les rues en aussi grand nombre que les filles qui raccrochent, ces autres filles moins recommandables.

Les premières ne mentent pas, elles vendent leur chair comme un ténor vend sa voix et un avocat ses discours. Cette chair leur appartient, et, s’il leur plaît d’en tirer des profits alimentaires, c’est leur affaire.

Elles ne vous font aucun serment et ne vous trompent pas; à peine, dans un but en somme très louable font-elles un peu de chiqué sur la qualité des spasmes qu’elles débitent. C’est tout. Ne chargeons pas ce pauvre bétail d'amour de paroles de colères, et gar-

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: A Gonsleur un peu d’une pitié qu’elles | mé x

de la do A A et qui méprisent leurs sœurs moins fortunées, quand les robes … qu’elles retroussent l’une et l’autre, dans ai but pareil, se rencontrent dans le va-etvient de nos rues. où

Tu as beau être pimpante et jolie, baissant d’un petit air bourgeois tes yeux de velours sur ton boa de plume, toi, tu mens et tu trompes; et c’est l’autre qui a droit au bou- Ne quet de violettes de deux sous du pardon, dont parle le poète. |

C'était un jour à la porte del’Eglise Saint- Médard à un mariage où les gens du quartier, massés près de la grille, attendaient la sortie de la mariée.

Elle était enveloppée d’une mante couleur d'amadouquiluidescendaitjusqu’auxjarrets; elle avait des sabots et des bas rouges en- à

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