LA DOULOUREUSE
. La Chute d'un sonnet. — Un Voyage imprévu. — Un Aérolithe sur des cloches à melon. — La Vie d’un Sage. — Tout le Monde à la noce. — Un Départ précipité. — L'’Impériale d’une diligence. — Le Chant d’un oiseau. — Les bras d’un faw teuil et les portraits de Mme Steinheil.
Eute % E même qu’un sonnet reste en dé- | 3 tresse, quand la chute lui manque, LE ces feuilles éparses retenues par un [2 bien léger fil seraient restées, là, si un accident imprévu — le même qui, quelques fois, termine heureusement les sonnets — n’était venu apporter à des choses futiles le lien qui manquait au tour de philosophie qui les complète et qui laisse
plus de précision à l’énigmatique silhou. .ie de Béjarol.
AT Cu
LE CARNET D'UN SUIVEUR Des années s'étant passées, je n’avais plus entendu parler de Béjarol. Pas une lettre de à lui, pas une carte de jour de l’an. Rien. “ Était-il mort? Il était très simple de lui :
écrire. Mais, ce sont de ces choses qu'on remet toujours au lendemain, et le lendemain se compte par des années.
Un jour, une affaire imprévue me mena près de son village; aussitôt libéré, je | L grimpai à côté du conducteur sur la vieille patache qui passait devant la porte de mon ami. Je causai un peu en route : «M. Béjarol habite-t-il toujours le pays? > — Toujours, mais, depuis qu’il est marié, on ne le voit guère. — Ah! il est marié! — Oui, voilà bientôt trois ans, avec la veuve du perruquier. Je n’en demandai pas davantage et nous parlâmes des récoltes en retard et défilâmes ÿ le chapelet de toutes les banalités qui sont la monnaie habituelle des conversations de diligence. rt J’arrivai donc chez Béjarol à peu près