SCÈNE XI
AUBERTIN, puis LÉONCE.
Aubebtin (seul). Quel brave homme! Oh! les vieux Mnis ! ... il n'y a que ça de solide ! ... Je retourne au télégraphe . . . j'aurai peut-être des nouvelles . . . (Il remonte ver» le fond.)
LÉONCE (entrant). Vous sortez, Monsieur Auberti» , ..
AuBERTTT. Oui . . . une course dans le quartier ... je reviendrai chercher ma fille . . .
LÉONCE. C'est que . . . j'aurais voulu vous parler . . .
AuBERTiN. A moi? je t'écoute, mon garçon...
LÉONCE. Ce que j'ai à vous dire est sérieux . . .
AuBERiiN. Cela ne fait rien... pourvu que cel* soif court ...
LÉONCE. Oh! très-court,
Aubebtin. Parle I
tï LES PETITS OISEAUX.
LÉONCE. Monsieur Aubertin . . . j aime Madeinoiâcll^ Laare . . .
Aubertin. Ah ! en effet, ce n'est pas long.
LÉONCE. J'espère réussir à me faire aimer d'elle ... et mon rêve le plus cher serait de la voii- devenir ma femme . . .
Aubertin. Mon cher Léonce, ma réponse sera nette comme ta demande . . . Tu es un brave et honnête garçon ! ... je t'aime ... tu ressembles à ton père ... et je serais heureux . . . mais là . . . bien heureux de t'avoir pour gendre . . .
LÉOXCE {joyevx). Ah ! monsieur !
Aubertin. Mais des circonstances . . . que je ne puis l'expliquer ... ne me permettent pas de te donner une réponse délinitive avant huit jours . . .
Léonce. J'attendrai, Monsieur Aubertin . . .
Aubertin. Attends ... et fais comme moi . . . espère !
Léonce. Oh ! oui, j'espère.
Aubertin (à part). Alora, je serai riche ou ruiné [Haut.) . . . Espère . . .
LÉONCE. Que vous êtes bon ! (Aubertin sort, Léonce le reconcluit, et, lorsqu'il redescend en scène, il aperçoit Laure qui entre ; il ferme la porte du fond.)