‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 280 sur 395 · I VI · texte numérisé non relu

I VI

lorsque I Alphée, au delà de Pisc , esl entré dans la mer, il se dirige vers Aréthuse , rou- | lant ses ondes couvertes de branches d'oli- I vier , et pour dons nuptiaux lui porte de belles I feuilles, des fleurs et de la poussière sacrée. Il traverse rapidement les flots profonds cl roule sous la vaste mer sans y mêler son onde : la mer ne le sent pas passer. Cet enfant redoutable , fécond en malices , savant en astuce , Cupidon, par ses onchantemens, a pu même ! instruire un fleuve à plonger.

ÊPmRAMME.

l'amour laboureur»

Déposant son flambeau et son arc , le cruel Amour s'arme d'un aiguillon redoutable aux bœufs et charge son dos de tout l'attirail d'un laboureur. Il met ensuite sous le joug des tauraux patiens à l'ouvrage, trace des sillons et y sème le grain fécond de Cérès. Puis, levant les yeux vers le ciel , il parle en ces termes à Jupiter : « Fertilise ces champs , de peur que je ne le soumette au joug, taureau d'Europe. »

FIN DE MaSCHUS.

OEUVRES DE C ALLIM AQUE ,

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