TRADUCTIONS KT IMITATIONS DE MLSKE
La première traduction de Héro et J.éandre qui ait été faite en français , est celle de Clément Marot ; elle fut imprimée en 1541 , à Paris et à Lyon , avec ce titre : Histoire de I.eander et Hero. L'édition de Lyon était précédée de cet avis Aux Lecteurs qui se trouve encore aujourd'hui dans les OEuvres de Marot :
« A peine étoil la présente histoire hors de mes mains , lecteurs débonnaires , que je ne sçay quel avare libraire de Paris, qui la guetloit au passage , la trouva et l'emporta tout ainsi qu'un loup affamé emporte une brebis , puis me la va imprimer en bifferic du Palais, c'est à sçavoir en belle apparence de papier et de lettre, mais les vers si corrompus et le sens si dessiré que vous eussiez dict que c'estoit laditle brebis eschappéc d'entre les dents du loup : et qui pis est , ceux de Poitiers trompez sur l'exemplaire des autres , m'en ont fait autant. Quand je vy le fruicl de mes labeurs ainsi accoustré , je vous laisse a penser de quel cœur je donnai au diable monsieur le babouin de Parisien , car à la vérité il semblait qu'il cusl autant pris de peine à gaster mon livre , que moy à le bien traduyre. Ce que voyant , en passant par la noble ville de Lyon , je priay maistre Sébastien Griphius , excellent homme en l'art de l'imprimerie , d'y vouloir mettre la main , ce qu'il a fait , cl le vous a imprimé bien correct, et sur la copie de l'auteur, lequel vous prie, pour votre contentement et le sien, si avez envie d'en lire, de vous arrêter à ceux-cy. Dieu tout-puissant soit toujours voslre garde. De Lyon, ce 20* jour d'octobre 1541. »
La version de Marot , fidèle et habile , présente toute la grâce, tout le coloris dont notre langue était alors susceptible ; on en jugera par ce fragment.
Dedans le temple où se faisoit la fesle, Hero mareboit en gravité honneste , Rendant par tout de sa face amiable Une splendeur à tous yeux agréable ; Telle blancheur au visage elle avoit, Que Cynthia, quand lever on la veoit ; Car sur le haut des joues paroissoient Deux cercles ronds qui un peu rougissoient, Comme le fons d'une rose nayfve, Meslé de blanche cl rouge couleur vive. Vous eussiez dit ce corps tant bien formé
Sembler un champ de roses lout semé, Car par dessus sa blancheur non pareille, La vierge esloil de membres si vermeille, Qu'en cheminant, ses habits blancs et longs Monstroient par fois deux roses aux talons.
D'elle au surplus sortoient bien apparentes Grâces sans nombre, et toutes différentes, Vrai est qu'en tout trois Grâces noussont painclcs Des anciens, mais ce ne sont que fainles, Veu que d'Hero un ebascun œil frianl Mulliplioit cent grâces en riant ; Si que Venus, si trop ne me deçoi Avoit trouvé nonnain digne de soi.
En 1681 il parut une version en prose des Amours de Léandre et d'Héro , in-12 -, le nom du traducteur ne nous est point connu. Celte traduction est fort libre , et sent plus la galanterie moderne que l'antiquité. Il est surtout un peu singulier de voir insérer des vers de Boileau, dans un ouvrage que Ton donne pour la traduction d'un poème écrit il y a plus de deux mille ans.
Si vous avez lu les ouvrages de Scarron , vous y aurez trouvé une aulrc espèce de traduction du poème de Musée, sous le litre à" Ode burlesque, adressée à Fouquet, surintendant des finances. On y reconnaît le génie de l'auteur , génie inimitable dans son genre. Le fond de l'histoire de Léandre et Héro y est conservé , mais le poêle français a brodé cette histoire à sa manière et n'y a rien laissé de sérieux. Tout est dans le goût des strophes suivantes, (oui respire la même bouffonnerie grivoise :
Le garçon avait nom Léandre Et ne passait pas pour zi:ro ; La pucelle avait nom Héro, De peau doucette et d'àmc tendre.
Héro prit naissance à Sestos ; Son père y vivait de ses rentes, Ayant hérité de deux tantes Mortes pour lui fort à propos.
La mer, le séjour des hareogs, Sépare de Sestos Abyde, El dans ce rendez-vous liquide Les vents vident leurs différends.
C'est dans Abyde que Léandre La première fois vit le jour, Et sa mère était dans ce l>ourg Ce que dans Troie était Cassandre.
A son fils elle avait prédit Qu'il mourrait un jour de trop lu.irc :
PREFACE
Son fils ne l'en voulul pas croire, Dont elle roourul de dépit.
Héro fut sacrificalrice Ou prêtresse, car c'est tout un.
De dame Vénus à l'œil brun, Déilé chaude comme épicc.
Dans une tour, on ne sait pas Si la tour fut ronde ou carrce, La prêtresse de Cytbéréc Logeait, elle, et tous ses appas.
Dan*; celte tour des flots lavée, Tout son plaisir était souvent De voir, par la fureur du vent, La mer jusqu'aux cieux élancée.
Elle avait pour train et pour tout Une vieille sexagénaire, Qui l'entretenait d'ordinaire De contes à dormir debout.
De ce que bors de cbex son père Elle était séquestrée ainsi, Je ne me mets guère en souci, Car la ebose n'importe guère.
En 1774, Moulonnel-Clairfons publia une version en prose du poème de Musée , in-8° ; elle fut réimprimée en 1779, in-12. Cette traduction ne serre pas toujours le texte d'assez près et n'égale pas en mérite celle que La Porte du Theil mit au jour dix ans plus tard (1784). Toutefois , ce savant , plein de modestie , ne réclamait que le faible mérite d'avoir devancé Moulonnet"Clairfons: la version dedu Theil avait été lue en 1 771 , dans une assemblée particulière de l'Académie des belles-lettres.
La version de Gail , qui parut en 1796, est plus fidèle cl plus élégante que celle de La Porte du Theil ; mais on s'aperçoit que le nouveau traducteur a pris beaucoup dans son devancier.
M. C.-L. Mollevaut publia en 1805 , in-12, une traduction libre, en vers français, du poème de Musée ; cette traduction , réimprimée avec les Élégies de l'auteur , Paris , A. Bertrand , 1816, in-18, est écrite d'un style pur et facile.
A peu près au temps où parut la version de M. Mollevaut, un professeur de l'université, Cournand , traduisit aussi Musée en vers français. — Depuis cette époque , les amours de Héro et Léandre ont trouvé dans le fameux peintre Girodet un interprète gracieux et noble ; nous citerons quelques vers de celle version peu connue et qui cependant mérite de l'être. Voici comment Girodet nous peint Héro :
Aimable rejeton de la race des dieux,
Héro de mille attraits éblouissait les yeux ;
Aux autels de Vénus en naissant destinée,
Pour toujours à son culte elle était enchaînée ;
Elle ignorait l'amour, ses peines, ses plaisirs ;
Dans son rœur chaste encor sommeillaient les désirs.
Au bord de l'Hcllespont, une tour solitaire,
De cette autre Cypris modeste sanctuaire,
Dérobait ses appas aux regards curieux ;
Des vierges de son âge elle oubliait les jeux.
Et d'un sexe léger craignant la jalousie,
Seule et loin de sa mère elle cachait sa vie.
Du redoutable amour fuyant les traits cruels,
Elle implorait Vénus -, du pied de ses autels
Chaque jour s'élevait sa prière timide ;
Mais, pour le désarmer, en vain du dieu deGnidc
Elle offrait chaque jour les parfums les plus doux :
Elle ne put, hélas ! échapper à ses coups.
M. Denne Baron a publié en 1806, Héro et Léandre, poème en IV chants, imité du poète grec ; Paris, Le Normant, in-12. L'auteur avait près de vingt ans ; les beaux vers qu'il a semés dans son ouvrage peuvent donc bien faire absoudre quelques autres fautes.
Je n'ai rien à dire d'un petit poème de Léonard sur Héro et Léandre, non plus que d'une très-fade et très-mince hérolde composée par Dorât ; je me contenterai de mentionner les traductions de Musée, en vers latins, par André Papius de Gand, par David Whilford, par Guillaume de Mara et par Florent Chrétien.
Chez les Espagnols, un poète assez médiocre, Boscan , a imité le poème de Musée , ou plutôt a délayé dans un grand nombre de vers l'histoire de Léandre et Héro. — Chez les Anglais, Fawkcs a traduit Musée en vers (1760); sa version a été réimprimée a Londres en 1810.— Chez les Italiens , le marquis Nicolo Viviani a publié un petit poème inlitulé : Ero e Leandro^ qui ne manque ni de grâce ni de facilité. Mais ce qui vaut mieux que ce poème , c'est la belle traduction de Musée en vers italiens, par Jérôme Pompéi ; jamais , ce nous semble , on n'a rendu les beautés molles et délicates du poète grec avec autant d'élégance, de souplesse et de fidélité.
Les amours de Héro et Léandre offriraient sur la scène un événement plus tragique sans doute, qu'Ariadnc abandonnée dans l'île de Naxos , qui a fourni à Th. Corneille le sujet d'une tragédie que notre théâtre met au nombre de ses richesses. En 1633 , de La Selve , avocal de Nîmes , donna une tragi-comédie intitulée :
PREFACE
Les Amours infortunées de Léandre et d'Héron; la pièce était en ver» alexandrin» et fut presquo étouffée par le» éloge» de» poète» du temp». Gilbert fit représenter en 1667, »ur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, une tragédie intitulée Léandre et Éro.
Le Franc de Pompignan composa un opéra
sur ce sujet , dont s'est emparé depuis Florian, pour en Taire un petit drame en prose ; mais aucune de ces pièces ne présente les proportions que pourraient avoir sous une main habile les amours de Héro et Léandre.
HÉRO ET LÉANDRE
Musc, chanle ce flambeau confident d'un amour clandestin , et ce nageur nocturne qui fendait le» flot» de la mer pour voler à l'hymênée, cl ce ténébreux hymen que ne vit pas l'immortelle Aurore, et Sestos et Abydos où se consomma l'union secrète de Héro et de Léandre. J'enlends à la fois et nager Léandre cl pétiller le flambeau, ce flambeau annonçant l'heure de Vénus, et décorant les noces mystérieuses de Héro*, ce fanal, étendard de l'amour. Le souverain Jupiter, après ses nocturnes ébats, aurait dû le placer parmi les astres et le nommer l'étoile propice aux amans, parce qu'il fut et le complice d'une tendre fureur et le messager fidèle d'une amante inquiète, avant que l'impétueux Aquilon eût fait senlir son souffle ennemi.
Viens donc , Muse, rappelle dans mes chanU l'instant fatal qui tout à la fois éteignit le flambeau et termina les jours de Léandre.
Scstos et Abydos , cités voisines de la mer , s'élevaient ,vis-à-vis l'une de l'autre. Amour , tendant son arc, avait , d'un seul trait lancé sur les deux villes, embrasé le cœur d'un jeune homme et d'une jeune vierge : l'aimable Léandre, la douce HérOj c'étaient leurs noms. Celleci habitait Sestos, celui-là Abydos-, l'un et l'autre astres brillansdcs deux villes cl pareils entre eux. Toi, voyageur, si jamais tu passes là, cherche la tour où jadis , le fanal à la main , Héro se tenait et guidait Léandre ; cherche le délroil retentissant de l'antique Abydos, qui pleure encore aujourd'hui l'amour de Léandre cl son Irépas.
Mais comment Léandre qui habitait dans Abydos put-il s'enflammer pour Héro et la rendre en même lemps sensible à son amour ? La gracieuse Héro , issue d'un sang généreux , était prêtresse de Cypris cl ignorant les plaisirs de l'hymen; elle habitait, loin de ses parens , une tour sur le rivage de la mer : c'était une autre Vénus. Par pudeur et par chasteté, elle ne se trouva jamais avec des femmes réunies -. jamais elle ne parut au milieu des danses gracieuses des jeunes filles de son âge. évitant les
traits de l'envie; car les femmes sont volontiers jalouses de la beauté. Héro tous les jours cherchait à se rendre Vénus favorable-, souvent aussi elle offrait des libations à l'Amour. Elle redoutait également et les flèches brûlantes du fils et le courroux terrible de la mère. Et toutefois avec cela elle ne put éviter les traits enflammés de l'Amour.
Bientôt revint le jour solennel où dans Scstos on célèbre Adonis et Vénus. De toutes pari» se rendirent à celte fétc sacrée les peuples qui habitaient les Iles que la mer couronne ; ils arrivaient les uns d'^Emonie, les autres des rivages de Chypre. Aucune femme ne demeura dans les villes de Cythère : ceux qui dansent au sommet du Liban parfumé, les habilans de Phrygie, ceux d'Abydos, ville voisine, tous vinrent à la fêle. Les jeunes gens amoureux y parurent des premiers, car s'ils entendent parler d'une fêle, les jeunes gens y volent aussitôt, moins pour offrir des sacrifices aux immortels que pour contempler les charmes des beautés assemblées.
Déjà s'avance majestueusement au milieu du temple la vierge Héro, qui jette de son gracieux visage l'éclair de la beauté , pareille à la blanche Phébé quand elle monle sur l'horizon. Ses joues d'albâtre offraient , dans leurs cercles extrêmes , les nuances purpurines d'un bouton de rose qui s'entr'ouvre : vous eussiez dil que sa peau blanche et vermeille était une prairie semée de fraîches roses. Lorsqu'elle marchait , sa robe flottante laissait entrevoir des roses à ses pieds. L'n essaim de grâces embellissait tous ses traits \ les anciens disaient faussement qu'il n'y avait que trois Grâces; mais un seul œil de Héro pétillait de cent grâces en souriant. Certes Vénus avait trouvé une digne prêtresse.
Ainsi , éclipsant de beaucoup les autres femmes, la prêtresse de Cypris apparaissait comme une seconde Vénus. Ses charmes séduisirent les cœurs des tendres amans , et il n'y avait aucun homme qui ne brûlât d'avoir Héro pour épouse. Partout où elle dirigeait ses pas, à travers le temple majestueux , elle attirail après elle cl
HÉRO ET LÉANDRE
les cœurs, et les regards, el les désirs. Un jeune homme ravi des appas de Héro prononça ces paroles :
« J'ai été à Sparte, j'ai vu la cité de Lacédémone , où l'on dispute et où l'on reçoit le prix de la beauté ; mais je ne vis jamais une vierge aussi belle , aussi tendre. Sans doute, Vénus a pour prétresse la plus jolie des Grâces : je me suis lassé en la regardant , mais je n'ai pu me rassasier encore de la contempler. Je consentirais à mourir sur-le-champ si je partageais une seule fois la couche voluptueuse de Héro : je n'ambitionnerais pas d'être mis au rang des dieux dans l'Olympe si j'avais Héro chez moi pour épouse. Mais s'il ne m'est pas permis de posséder ta prétresse, accorde-moi du moins, ô Cylhérée! une épouse embellie des [mêmes attraits. »
Ainsi parlait un jeune homme; plus loin quelques autres amans, épris des charmes de la vierge, renfermaient dans leurs cœurs une plaie cuisante.
Infortuné Léandre ! après avoir vu la noble prétresse, tu ne voulais pas le consumer en des feux^secrels , mais dompté soudain par des (lèches brûlantes lu ne voulais plus vivre si tu ne devenais l'époux de la belle Héro. Chaque regard qu'il jette sur elle augmente l'ardeur qui le dévore et embrase son cœur d'une passion invincible; car la beauté renommée d'une femme chaste perce plus promptement qu'une flèche rapide. D'abord l'œil est frappé, ensuite le trait fatal se glisse el descend au fond de l'âme.
Léandre éprouve alors les cflels du ravissement et de la témérité, de la crainte et de la honte. Son cœur tremble, il rougit de s'être laissé prendre , admire d'un œil avide les charmes de Héro; mais l'amour chasse enfin la honte. Devenu tout à coup hardi et téméraire, il s'avance doucement et va se placer vis-à-vis de la prêtresse. Il jette sur elle des regards obliques cl séducteurs , et entraîne par des signes muets le cœur de la jeune vierge. Dés qu'elle a compris la secrète passion de Léandre, elle s'applaudit de ses charmes, cache souvent son beau visage, adresse à Léandre quelques regards furtifs et correspond à son amour. Celuici se réjouit au fond de l'âme de ce que la jeune vierge a compris son ardeur el ne l'a pas dédaigné.
Mais pendant que Léandre cherche l'heure
favorable, le soleil retire sa clarté, se plonge dans l'Océan, et l'étoile de Vénus, cet astre messager de» ténèbres, apparaît A l'horizon. Léandre, voyanl que des ombres épaisses enveloppent la terre , devient plus hardi el Rapprochant de la jeune prêtresse, lui serre furtivement ses doigts de rose et pousse un profond soupir. Elle, en silence, comme irritée, retire sa blanche main. Dés que le jeune homme a vu l'indécision de la prêtresse, il la saisit hardiment par sa robe éclatante et vcul la conduire dans le Heu le plus reculé de ce temple auguste. Héro le suit lentement et comme â regret ; puis, d'une voix menaçante, â la manière de son sexe , elle adresse ces mots à Léandre :
« Étranger, quelle est ta folie? Malheureux, pourquoi en I rainer ainsi une vierge ? Prends un autre chemin et laisse mes vètemens. Évite la colère de mes riches parens : il ne l'est pas permis de porter la main sur la prêtresse de Vénus ; tu ne peux aspirer â la couche d'une vierge. »
Héro menace Léandre en ces termes , langage ordinaire des jeunes filles.
Léandre, dès qu'il entend ces foudroyantes menaces, reconnatt les aveux d'une amante vaincue ; car, lorsque les femmes éclatent contre leurs amans , leur courroux est l'expression tacite d'unedéfaite prochaine. Aussitôt Léandre couvre de baisers le cou d'albâtre , le cou parfumé de la prêtresse , el prononce ces paroles que lui arrache l'ardeur de son amour :
« O ma chère Vénus ! ô ma tendre Minerve! loi que j'adore le plus après ces deux déesses ; car je ne l'assimile point aux femmes de la terre, mais je te compare aux filles du puissant mattre des dieux, heureux celui qui t'engendra! heureuse la mère qui te donna le jour! trois fois heureux les flancs qui le portèrent. Ecoute favorablement ma prière ; prends pitié de mon amour invincible ! comme prêtresse de Vénus , livre-toi aux plaisirs de Vénus. Viens ici , viens l'initier aux lois conjugales de cette déesse. I ne jeune vierge ne peut être la prêtresse de Vénus ; Cypris ne voil pas les vierges d'un œil favorable. Si lu veux connaître les aimables lois et les rits fidèles de la déesse , l'hymen el le lit nuptial te les apprendront. Si lu aimes Cylhérée, aime aussi le doux empire des Amours qui ravissent l'âme. Reçois-moi pour Ion esclave, ! ou , si tu le préfères , pour un époux qu'a su l'asservir Cupidon , en l'atteignant de ses flè-