‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 378 sur 395 · SUR LES IDYLLES DE TIIÉOCRITE · texte numérisé non relu

SUR LES IDYLLES DE TIIÉOCRITE

par les gymnasiarques ou présidens des jeux à des I épreuves de trente jours. Pendant ce temps-là il fallait vivre et sacrifier sur les six autels consacrés aux douze dieux protecteurs des jeux olympiques : voilà pourquoi Egon avait emmené vingt brebis. Quant au boyau, les athlètes s'en servaient pendant ce temps d'épreuves pour fouiller l'arène et la préparer. Cet instrument, aussi bien que le râteau, était l'attribut que les peintres et les sculpteurs donnaient aux athlètes.

Milon persuaderait aux loups, etc., pour dire : Milon pourrait l'impossible. Ce proverbe est fondé sur ce que les loups supportant longtemps la soif, les anciens ne les croyaient pas susceptibles d'bydropbobie.

OEsare, fleuve qui passait à Crotone.

Lalymne, montagne voisine de Crotone.

Lampriades, peuplade qui habitait près du lac Lucinien, où était un temple dédié à Junon.

Le Nêéthe, fleuve qui passe à deux lieues de Crotone.

Le cap Lucinien est appelé voisin de l'aurore parce qu'il faisait une des pointes du golfe de Tarante et était à l'orient de Crotone.

PRINCIPAUX TRAITS IMITES PAR VIRGILE

Mt.TALQl't.

Ui»-oioi, de ce troupeau quel est te possesseur, Daraéte ;

DtXtTK.

C'esl Egon, et j'en lui* le pasteur.

NIKALQVI.

Malheureuses brebis .' loin d'elle quand leur maître obsède ma Ni) lits et croit lui plaire, uo traître Ici, deux fois par heure épuisant le troupeau, I>e son lait nourricier prive hr faible agneau.

(Églo. J, St.)

I ne marâtre avide cl mon pére i son tour Viennent jusqu'à deux rois le compter en un jour.

a st.>

A propos de pomme, dont il est encore question dans celte idylle , nous ajouterons à ce que nous avons dit dans les notes de la seconde l'autorité de Lucien. Cet auteur observe qu'on employait surtout ce fruit et les couronnes pour persuader de son amour et pour se faire aimer : « Charidée , dit-il , voulant faire connaître à Dinéas qu'elle était amoureuse de lui, lui envoyait des couronnes à demi fanées et des pommes où ses dents étaient imprimées. »

I Életes de jeunes chiens. Ce proverbe doit probablement son origine à la fable d* Aotéon, qui fut dévoré par les chiens mêmes que sa main avait nourris.

C'était l'usage d'embrasser les personnes qu'on aimail beaucoup en les prenant par l'oreille.

Crathis, fleuve voisin de Sybaris.

La cydamine, berbe dont la feuille ressemble à celle du lierre et dont les fleurs sont de couleur pourprée.

Égile, sorte d'arbrisseau.

Fêtes earnéennes. Fêtes d'ApoMo» établies par le berger Carnus , que ce dieu aimait : elles duraient neuf jours.

Mêlant het berger très -méchant qui gardait les chèvres d'Ulysse et favorisait les profusions des amans de Pénélope. Le roi d'Ithaque le fit suspendre par une chaîne de fer au haut d'une colonne.

PRINCIPAUX TRAITS IMITES PAR VIRCILB

Mais ne l'ai -je pas ru, fourbe insigne, en secret, Dérober a Damon sa chèvre la plus belle ? (Eglo. 3, it.)

Mais un jour dans u rie,

As-lu de notre flûte essayé l'harmonie ? Toi qui, d'un fifre aigu fatigant les passans. Perdais sur les chemins tes fredoos glapissans » (a, 55.)

Ces présens le charmaient ; tu pâlissais d'envie, El ne pas l'affliger l'aurait coûté la vie. (3, 11.)

Et moi, c'est Apollon qui régie mes accens ; Il m'aime, et chaque jour il aura mes présens. (3, 62.)

Souvent ma Gainée, une pomme é la main, Me poursuit, me U jelle, el me fuyant soudain. Sous des saules épais se dérobe i ma vue; Mais avant, la folâtre a soin d'être aperçue. (3, «4.)

Je garde à mes amours nn don qu'elle chérit : Sur un arbre élevé deux ramiers ont leur nid ; Je les ai remarqués, je les aurai pour elle. (3, 68.)

Que Phjllis est aimable.' A mon départ, Phyllis Longtemps versa des pleura qui la rendaient plus belle :

Nous croyons devoir donner ici l'origine de la fable des amours de Polypbèmc, Ce cyclope, voyant que ses troupeaux lui fournissaient une prodigieuse quantité de lait, éleva par reconnaissance un temple avec cette inscription : « Galathéios, » du grec gala qui signifie lait. Dans la suite , Philoxène de Cylbère, ayant fait un voyage en Sicile, vit ce temple et son inscription, et n'en comprenant point la cause, il s'imagina que Galatêe était une nymphe dont Polypbème était amoureux et en l'honneur de laquelle il avait élevé ce monument. Cette fable devint (rès-

NOTES

célèbre dans la Sicile el fit le sujet le plus ordinaire des chansons des bergers. Ce même Philoxène composa un drame allégorique sur les prétendus amours de Galalée et du cyrlope.

Pour détourner l'effet de l'envie, quand on se louait, on crachait dans son sein. Lucien, dans son Dialogue des vœux : « Quoi î tu te glorifies de la sorte, mon cher Adimante, et lu ne craches pas dans ton sein ! » On croyait à ce charme une vertu admirable contre les enebantemens et les influences malignes des yeux.

Téléme, devin qui , dans le »• chant de l'Odyssée, prédit au cyclone qu'on lui crèverait l'oeil. Ovide, dans ses Métamorphoses, parle aussi de celte prédiction de Télèmc.

Cotyttaris, suivant Heinsius, signifie une magicienne. Cottis, parmi les Corinthiens, signifiait (été, et de ce mot on avait fait Cotys ou Cotytto, divinité infâme. A ces fêtes, que l'on célébrait la nuit et dans le plus grand secret, on employait des enebantemens : de là est venu l'usage de nommer une magicienne Cotyttaris.

PRINCIPAUX TRAITS IMITÉS PAR VIRCH.K

Corydon et Thyrsis observaient dans la plaiue Sur un même gaion leur» troupeaux confondus ; Tous deux étaient ensemble à chanter assidus, Jeunes, brillans de grâce el rivaux d'harmonie, Et tous les deux enfans de l'heureuse Arcadie.

(EglO. 7, 2.)

De mille agneaux pourtant une troupe docile S'égare dans mes prés sur les monts de Sicile ; Riche en toute saison, un laitage argenté nuisaelle entre mes doigta et l'hiver cl l'été, (2, ai.)

Mrs traits n'ont rien d'affreux .- penché sur le rivage, bans les tranquilles Dots j'ai suivi mon image, (a, as.)

Les Thalysiennes se célébraient en l'honneur de Cérès ; mais Ménandre le rhéteur assure qu'elles avaient également pour objet de remercier le dieu des vendantes. On place généralement dans l'ile de Cos la scène de cette idylle : en effet Clylias el Chalcon, dont parle Théocrite , régnèrent autrefois à Cos. M. Firmin Didot au contraire la place dans la (irandc-Grèce.

En Arcadie, les enfans fustigeaient le dieû Pan à coups de roseaux quand leur chasse avait élé malheureuse, parce que, le regardant comme le dieu de la chasse , ils attribuaient leur peu de succès à sa mauvaise volonté.

ffalentc, selon le scholiaste, est un bourg de l'ile de Cos ; suivant Heinsius , c'est un fleuve de Sicile qui se trouve sur la route de Syracuse à l'ile de Cos.

Philétas, poète de l'île de Cos ; selon d'autres, de l'ile de Rhodes.

On sait que le chantre de Chio esl Homère. Chio est une des sept villes qui se disputaient l'honneur d'avoir donné naissance a ce grand poêle.

Un chevrier nommé Comatas, qui faisait pailre ses troupeaux sur la montagne de Thurium en Sicile, sacrifiait souvent aux Muses. Sa piélé irrita son maître, qui le fit enfermer dans un coffre pour voir si les Muscs lui donneraient du secours dans celte occasion. Deux mois après, il fit ouvrir la prison du chevrier, qu'il trouva pleine de rayons de miel.

Les Blémyens, peuple barbare de la Lybie , ainsi nommés de Blémys, un de leurs rois. Des auteurs , amis du merveilleux sans doute, ont prétendu que les Blémyens n'avaient point de lèlc et avaient la bouche el les yeux h la poitrine.

Hiélis et Biblis, fontaines sur le territoire de Milct. Érix, monlagne de Sicile.

PRINCIPAUX TRAITS IMITES PAR VlRGILK.

C'est ici la moitié du chemin :

Déjà vers le penchant de ce coteau lointain Parait de Bianor l'antique sépulture. (Eglo. 9, 53.)

Sous les buissons épais, regardez, voici ITieure. 1,'beurc où le vert léiard glisse vers sa demeure. (1, 9.)

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