‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 380 sur 395 · SUR LES IDYLLES DE THÉOCRITE · texte numérisé non relu

SUR LES IDYLLES DE THÉOCRITE

PRINCIPAUX TRAITS IMITES PAR VIRGILE

Daphnis vint par hasard s'aueoir sous un vieux chêne. Corjdion et Thyrsis observaient dans la plaine Sur un même gaion leur» troupeaux confondus ; , Tous deux étaient ensemble a chanter assidus, Jeunes, brillans de grâce et rivaux d'harmonie, Et tous les deux enfuis de l'heureuse Arcadie.

(Eglo. 7, I.)

Daméte a su lui-même unir à mes pipeaux,

Pour sept tons différons, sept tubes inégaux. (3, 36.)

Tout périt dans ces lieux de l'air qu'on y respire : Les pampres sont flétris, l'herbe altérée expire.' Mais que Pbyllis paraisse et tout va refleurir. Kl des eicux plus féconds les source» vont s'ouvrir.

(7, st.;

De Deurs, à son aspect, la terre se couronne ; Chaque arbre sente au loin les trésors de Pomone. Mats on verrait bientôt , si l'on perd Alexis , Les champs décolorés cl les fleuves taris. (7, 50

L'aspect d'un loup cruel est funeste au troupeau. L'orage i nos moissons, les vents a l'arbrisseau , A nous, Amaryllis, ton injuste colère. (3, 80.)

Ainsi que des moissons la soigneuse culture Du champ qu'elle enrichit fait encore la parure ; Ainsi que dans nos prés un superbe taureau Est a la fois la force et l'orgueil du troupeau. Que l'ormeau s'embellit de sa vigne Adèle. Que de raisins chargés une vigne est plus belle : Ainsi de tous les siens Daphnis, heureux pasteur, Est lui seul et l'amour et l'éternel honneur. (5, 33.)

Oh .' de nos cœurs émus comme la voix dispose ; Moins doux est le sommeil aux membres qu'il repose, Et pour la soif ardente une eau vive en été.

Les anciens croyaient que les pustules à la langue et sur le nei étaient le signe d'un mensonge ou de quelque fraude.

Circé, c'est-à-dire la volupté. Il n'y a point de préservatif plus sûr contre les grossiers plaisirs des sens que le goût des plaisirs purs de l'esprit.

PRINCIPAUX TRAITS IMITES PAR VIRGILE

Prés de l'âtre enfumé qui m'échauffe et m'éclaire, Ici des vents glacés nous bravons la colère, Comme un loup dévorant de nombreuses brebis, nu les torrens fongueux les bords qu ils oot franchis.

(Eglo. 7, «.)

C'était la coutume chez les anciens de consacrer à quelque dieu les statues qu'ils élevaient à des hommes sans doute pour imprimer par là plus de vénération pour ces statues. C'est ainsi que Milhridate consacra aux Muses la statue qu'il fit dresser à Platon ; c'est ainsi que celle d'Epicharme fut consacrée à Bacchus.J {Payez la 12» Inscription.)

« Chez les Grecs, dit Cicéron dans son discours con-

tre Verrès, l'honneur qu'on rendait aux hommes célèbres en leur érigeant des statues Lenailen quelque sorte à la religion et au culte des immortels. On respectait jusqu'aux statues des ennemis : témoins les Rhodicns, qui, ennemis jurés de Milhridale, poursuivis par ce prince sur leurs cotes et dans leurs murs, ne touchèrent pas même à sa statue placée dans l'endroit le plus fréquenté de leur ville. »

Les chiens ne doivent pas goûter de la viande parce qu'ils en deviennent plus friands. Lucien, dans son Traité contre un ignorant , fait allusion à ce proverbe : « Le chien qui ronge une peau sanglante ne la quille pas volontiers. » C'est un proverbe grec dont le sens est qu'il faut éviter les plaisirs dont notre état ne nous permet point la jouissance habituelle de peur d'y prendre trop de goût et de n'en pouvoir ensuite supporter la privation

Lytierse, roi de Phrygie, forçait ses holes à moissonner avec lui, le soir leur coupait la tète et enveloppait le tronc dans une gerbe. Sou nom avait conservé une certaine célébrité parmi les moissonneurs de Phrygie, qui appelèrent leurs chansons des lytierses.

PRINCIPAUX TRAITS IMITES PAR VIRGILE

Plus que le blanc Ulkul on recherche l'ébènc.

(Eglo. a, 18.)

Mais le sombre hyacinthe orne encore le printemps,

Ij lionne en fureur du loup cherche la trace ,

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