‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 387 sur 395 · SUR LA CHA · texte numérisé non relu

SUR LA CHA

(28) Une haine implacable. L'inimitié du cerf cl du serpent est une fable répétée par une foule d'auteurs anciens ; elle parait fondée sur une vérité : le cerf mange réellement des serpens et des couleuvres, sans doute pour se soulager de quelque maladie. On a trouvé plus d'une fois des tronçons de serpent dans les intestins du cerf.

(29) Broyant sous ses dénis des écrevisses. Selon Antigonus Caryslius (ch. 41), ce n'est pas le cerf mais le sanglier qui mange des écrevisses pour se guérir de la morsure du serpent. Arislote le dit des cerfs quand ils sont piqués par une espèce d'araignée qu'il nomme phalangion. Les écrevisses de rivière broyées et cuites dans du lait d'ânesse sont un bon alexipharmaque et guérissent la morsure des reptiles venimeux, si l'on en croit Dioscoride (De mater in med., liv. 2, ch. 12).

(.10) El c'est avec vérité. Rien n'est plus faux : le cerf vit trente à quarante ans. Aristote avait déjà réfuté l'erreur populaire qui attribue au cerf des siècles de vie. Il dit (au livre G de V Histoire des animaux, cl). 29) : « Ce qu'on débile de la longue vie du cerf n'esl qu'une fable; rien de certain ne prouve ce que l'on en dit, et ni le temps de la gestation (qui est de huit mois) ni celui de l'accroissement du faon n'annoncent, par leur durée, un animal qui doit vivre de longues années. »

(31) De cerfs appelés eurycérotes. Tous les naturalistes sont d'accord pour reconnaître le daim dans Pcurycérote , dont le nom signifie qui a les cornes larges ou palmées.

(32) Qu'on nomme jorcos. Ce cerf est le même que Vaxis de Pline et le cerf du Gange des modernes. Il suffit pour s'en convaincre de rapprocher des vers d'Oppien la description de Vaxis faite par M. de Buffon, tome 5 des quadrupèdes. {Voyez les notes latines.)

(33) Le bubal. On pense communément que le bubal des anciens est l'animal connu sous le nom de vache de Barbarie. C'est le sentiment de M. de Buffon,qui , d'après Pline, a montré et réfuté l'erreur dans laquelle plusieurs auteurs étaient tombés eu prenant le bubal pour l'espèce de taureau appelée urus. En effet, Aristote (De part, amm., liv. 3, ch. 2) range le bubal dans la classe des cerfs, et en cela Oppien s'accorde parfaitement avec lui. Cependant il reste une difficulté sur l'identité de ces deux animaux : les cornes de la vache de Barbarie décrite et représentée dans les Mémoires pour servir à l'histoire des animaux (part. 2, page 24 ) sont simples, tandis qu'Arislole range le bubal entre les animaux dont les cornes ont des rameaux. Op-

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