‹ Les petits poèmes grecsChapitre 336 sur 358 · OLYMPIQUE XIV · texte numérisé non relu

OLYMPIQUE XIV

(1) Cette ode fut chantée à Orchomène pendant la

procession olympiade.

des Grâces , en la soixante-seizième

(2) La famille d'Asopichus n'est pas connue. Il était d'Orchomène, ville de Béotie, qui tirait son nom d'Orchoménus, fils de Minyas , roi de cette cité. Les peuples qui l'habitaient s'appelaient Orchoméniens Myniens, surnom qui les distinguait des Orchoméniens d'Arcadie (Pausanias, p. 310).

(3) Les trois Grâces étaient filles de Jupiter et de Vénus. Ce fut Éthéocle, roi d'Orchomène , qui établit leur culte dans cette ville et leur éleva un autel sur les bords du Céphise. Le poète Pamphus composa le premier des vers en leur honneur. Voici les noms allégoriques des trois Grâces : Aglaé (la splendeur), Euphrosine (les sages conseils) , Thalie (la gaîté).

(4) De la fertile Orchomène. Le texte porte liparâs , par allusion à ses plants d'olivier ou à l'huile dont on frottait les lutteurs.

(5) Et si quelque homme a en partage. C'est pour cela sans doute que Socrate recommandait si souvent à ses disciples de sacrifier aux Grâces (Thue tais Charisin).

(6) Les Grâces décentes. Horace a dit de même :

Junctœque Nymphis Gratiae décentes.

Alterno terram quatiunt pede.

(Liv. 1, ode 4.)

(7) Qui vole d'une aile légère -, « Est, incedentem levi pede, alacri motu, qualis est in leviori et puens aptatâ saltatione. » (Bceckh).

(8) Je suis venu chanter sur le mode lydien. Le texte porte encore en meletais (avec méditation, avec étude), c'est-à-dire avec des chants travaillés. Le mode lydien était tendre et mélancolique; le dorien, grave et pompeux ; ïéolien , vague et romantique.

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