‹ Les Petits Signes de la ContractureChapitre 10 sur 27 · RENOM · texte numérisé non relu

RENOM

Dans son mémoire sur l'étude de la réflectivité dans l'hystérie (1), Crocq signale le clonisme du pied dans 10 cas d'hystérie sur 100 et celui de la rotule dans 5 cas; 3 fois le clonus du pied et de la rotule s'observaient dans des paralysies et contractures. Déjà dans son rapport au Congrès de Limoges, le neurologiste belge écrivait : « Nous avons observé le clonus du pied dans plusieurs cas dans lesquels le diagnostic fut confirmé par la guérison des malades ». Des faits analogues avaient été signalés par Bourneville et Poulet, De Buck, Van Gehuchten, Bechterew, Oppenheim, Gowers, Sternberg, Déjerine. Le clonisme a été encore signalé dans la fièvre typhoïde (Dalliez), à la suite de certaines lésions traumatiques des membres (Maurice de Fleury) (2).

Ayant même observé le clonisme avec l’absence des réflexes rotuliens, certains auteurs ont pu penser qu'il n'y avait pas toujours origine commune à la trépidation épileptoïde et aux réflexes tendineux (3).

Pour M. Babinski, la trépidation épileptique va

(1) Croce. Etude de la réflectivité dans l’hystérie. Revue neurologique, 1904, 15 novembre.

(2) M. ne FLeury. Notes sur les rapports de la trépidation épileptoïde du pied avec l’exagération des réflexes rotuliens. Revue de médecine, août 1884.

(3) Prrees et M. pe Fzeury. Notes sur les caractères graphiques de la trépidation épileptoïde du pied et de la rotule. Revue de médecine, juin 1886.

toujours de pair avec l'exagération des réflexes tendineux; on ne la rencontre pas plus dans l'hystérie qu’en dehors des manifestations organiques du système pyramidal ; et il y aurait lieu de distinguer la trépidation épileptoïde fruste, phénomène physiologique, de la trépidation parfaite, phénomène pathologique.

« J'appelle parfaite l’épilepsie spinale lorsque, dans le cours d’un examen que je prolonge quelques minutes, je puis la provoquer sous la simple influence d’une flexion passive imprimée au pied avec une certaine brusquerie, lorsque je puis la reproduire autant de fois que je le désire et que le sujet ne fait pas contracter volontairement les muscles de la jambe, ce que je reconnais à ce que, quand j'imprime au pied avec douceur des mouvements passifs de flexion et d'extension, l'étendue de ces mouvements et le degré de résistance que je suis obligé de surmonter sont toujours identiques, quel que soit le nombre de mes explorations et alors même que l'attention du sujet et détournée des recherches auxquelles, je me livre. |

« Si la trépidation épileptique, tout en se manifestant à certains moments, comme la variété précédente, par une série régulière de mouvements alternatifs de

flexion et d'extension et privée d’un des caractères

So taree"

que je viens de relever, elle sera dite fruste (1) ».

Ce que les neurologistes pensent de l’exagération des réflexes dans l'hystérie, ils le pensent du clonisme ; et cette question n'est pas encore réglée, à savoir : peut-on rencontrer l'exaltation des réflexes et du clonisme dans l'hystérie, dans les paralysies avec contracture notamment ?

Voilà qui montre la nécessité de rechercher chez les malades contracturés, pour faire un bon diagnostic, les

petits signes que nous allons maintenant décrire.

IT

Le signe de Babinski. — Il est classique d'admettre qu'au cours des affections constituées des voies pyramidales les réflexes cutanés proprements dits (abdominal, plantaire, crémastérien, etc.) sont abolis, alors que les réflexes tendineux et les réflexes de défense sont exagérés,

Dans les hémiplégies récentes, le réflexe plantaire

est généralement normal, Ganault, dans sa thèse

(1) Bamisrt. De l’épilepsie spinale fruste. Revue neurologique, 1903, p- 111 et 1906, p. 287. — Réfiexes tendineux et réflexes osseux. Bulletin médical, 6 et 23 nov. 1912.

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