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pied ; la même année (1866) Bouchard (1) décrivait le clonus du poignet : Voici en quoi consiste ce qu'il est convenu d'appeler le clonisme.
« Lorsque les réflexes sont exagérés, si l’on détermine une tension des muscles gastro-crémiens par l'intermédiaire du tendon d'Achille, en soulevant la pointe du pied, on provoque l'abaissement spasmodique brusque du pied, qui cesse immédiatement et se répète en oscillations successives et rythmées, tant que dure la flexion passive, communiquée au dos du pied. Si les réflexes sont très exaltés, ce clonisme du pied peut se propager à tout le membre inférieur, c’est ce qu'on désignait autrefois sous le nom assez impropre d'épilepsie spinale.
« Dans les mêmes conditions, un phénomène analogue se manifeste lorsque le sujet étant dans le décubitus dorsal, on abaisse brusquement la rotule et qu'on cherche à la maintenir abaissée par une pression énergique. Il se produit, à la suite de la traction du triceps crural, une série de secousses qui se répètent aussi longtemps que dure la traction — phénomène de la rotule.
« À la main, beaucoup plus rarement toutefois qu'au pied, on peut, chez les hémiplégiques contrac-
(1) Boucxarr. Des dégénérations secondaires de la moelle épinière Arch. gén. de méd., 1866, p. 272.
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turés, observer un tremblement réflexe analogue, c'est le phénomène la main... » (Déjerine). (1)
Le clonus du pied est en rapport avec l’exagération des réflexes (Charcot, Brissaud, Sternberg, Grasset, Van Gehuchten, Blocq et Onanoff).
Crocq a montré les relations causales étroites qui existent entre l’exagération des réflexes, le clonisme et le signe de Babinski.
« Le clonus tendineux étant manifestement l'expression d'une hyperexagération des réflexes et le phénomène de Babinski se montrant justement dans les cas où il y a exagération des réflexes tendineux, n'est-il pas logique de conclure que ces deux manifestations, sont la résultante d'une même cause pathologique (2). »
Crocq admet cependant l'existence du clonisme en dehors d’une lésion organique du système pyramidal. Chez un jeune homme atteint d'intoxication alcoolique aiguë, une hyperexcitabilité réflexe tendineuse et cutanée, avec clonus rotulien et achilléen, disparut au bout de sept jours, lorsque le sujet fut complètement guéri (3).
(1) Déyerine. Sémeiologie du système nerveux. /n traité de pathologie de Bouchard, t. V, page 995.
(2) Croce. Etude sur le clonisme tendineux. Journal de neurologie, 1901, page 21.
(3) Croco. Physiologie et pathologie du tonus musculaire, des ré-
flexes et de la contracture. Rapport au Congrès de Limoges, Journal de neurologie, 1901 p. 455,