‹ Les Petits Signes de la ContractureChapitre 16 sur 27 · RAM · texte numérisé non relu

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comme un hémiplégique du côté gauche : sa réflectivité est régie par les mêmes lois qu’eux.

« Chez un autre paraplégique, au contraire, l'excitation du pied du côté le moins atteint, qui pourtant peut être à peine soulevé au-dessus du plan du lit, provoque un mouvement contra-latéral d'extension, avec extension également du pied sur la jambe (dissociation du réflexe pathologique ordinaire), tandis que que l'excitation de la plante du pied du côté le plus atteint ne provoque aucun réflexe contra-latéral.

IL résulterait donc que l'on puisse avancer que l’exagération légère de l’excitabilité d’un faisceau pyramidal provoque le réflexe plantaire contra-latéral, dont le réflexe plantaire hétérogène n'est qu’une modalité clinique ; que l’exagération plus marquée de l’excitabilité de ce faisceau provoque le réflexe plantaire contra-latéral d'extension (rare), que la dégénérescence

profonde d’un faisceau pyramidal s'oppose à la

production de tout réflexe contra - latéral plan-

taire.

L'étude des réflexes contra-latéraux permettrait donc de dire quel est le degré d'altération d'un faisceau pyramidal ».

Le réflexe contra-latéral a fait encore le sujet d’au-

tres études :

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Byron Bramwell, d'Edimbourg (1), note également l'extension du gros orteil du côté paralysé, par excitation du côté sain, et de même la flèxion.

* Fairbanks (2) et Léonard Kidel enfin ont noté des réflexes contra-latéraux rares, consistant dans l'absence de réaction par l'excitation du pied paralysé, avec réaction dans ce même pied par excitation de la plante du côté sain.

Pierre Marie et Léri (3) n’ont pas trouvé le réflexe contra-latéral aussi fréquent que l’ont mentionné ces divers auteurs. '

De même Stroehlin (4), qui ne l’a trouvé positif que dans un cas de contracture sur 22 cas d’hémiplégie.

Nous-même avons constaté la rareté de ce symptôme.

Le réflexe des raccourcisseurs. — MM. Pierre Marie et Foix (5) ont décrit un phénomène qui consiste essentiellement dans le retrait de membre inférieur, consécutivement à la flexion forcée des orteils ou à la pression

transversale du pied. Ce réflexe n'existe pas chez

(1) Byron-BramweLz. Review of Neurology and Psychiatry, vol.1X, n° 2, p. 49-53, février 1911.

(2) FarrBanxs. Review of Neuwrology and Psychiatry vol. 1x, n° 5. p. 225-240, mai 1911,

(3) Pierre Marie et A. LÉri: Sémeiologie nerveuse. Nouveau traité de médecine et de thérapeutique, p. 314.

(4) Srroexun. Les syncinésies. Thèse Paris, 1911.

(5) Pierre Marie et Foix. Sur le retrait réflexe du membre inférieur provoqué par la flexion forcée des orteils. Société de neurologie 7 juillet 1910. — Les phénomènes d’automatisme médullaire. Revue neurologique, 31 mai 1912, n° 10.

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l'homme normal ; il est d'ordre pathologique et s’observe plus spécialement dans les affections du faisceau pyramidal.

Pour le mettre en évidence, il faut prendre à pleine main l'ensemble des orteils et les porter progressivement en flexion forcée sur le métatarse, mais sans exagérer le mouvement, ce qui risquerait de provoquer, non plus un réflexe, mais un mouvement de défense, qu'il est aisé, du reste de distinguer. Le réflexe des raccourcisseurs comprend la flexion de la cuisse sur le bassin, la flexion de la jambe sur la cuisse, la flexion du pied sur la jambe avec adduction et rotation interne du pied par contraction du muscle jambier antérieur, que l'on peut voir se dessiner comme une corde au niveau du cou-de-pied.

La pression transversale provoque une réaction analogue, moins sensible cependant.

Le réflexe des raccourcisseurs est un signe précoce de lésion pyramidale ; il apparaît dans les mêmes conditions que le signe de Babinski. À peu près constant dans les paraplégies organiques, la sclérose en plaques, la paraplégie du mal de Pott ou du cancer vertébral, les paraplégies syphilitiques du type d'Erb, la paraplé gie spastique familiale, dans l’hémiplégie constituée enfin. Le retrait réflexe des membres inférieurs est sur-

tout un signe de contracture.

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Ce symptôme était déjà connu avant la description de Pierre Marie et Foix, mais il n'avait jamais fait l’objet de recherches particulières. Ce phénomène avait été déjà signalé par d'autres auteurs, Charcot, Duchenne de Boulogne, Bechterew, le professeur Pierre Delbet. M. Claude (1) quelques mois avant la communication de MM. Pierre Marie et Foix, avait attirél'attention sur certains phénomènes d'hyperkinésie réflexe observés chez les hémiplégiques et leur valeur pronostique. M. Claude à montré qu'un membre absolument paralysé dans tous ses mouvements peut, dans certains cas, être encore capable de se contracter lorsqu'on exerce sur lui certaines excitations cutanées ou musculo-articulaires,

Dans trois cas d'hémiplégies de cause cérébrale, le membre supérieur, totalement indifférent à toutes les sollicitations volontaires, présentait un mouvement de flexion lorsqu'on lui iMprimait un mouvement de pronation ou de supination forcée. Au membreinférieur un mouvement analogue se produisait si l’on lançait dans le membre un courant ou si l’on excitait la peau de la région externe de la cuisse en la pinçant.

Dans les cas où le mouvement automatique de retrait du membre s'était produit, laguérison de l'hé-

miplégie fut rapidement effectuée. M. Claude en con-

{1) CLaupe. Sur certains phénomènes d’hyperkinésie réflexe observés chez les hémiplégiques; leur valeur pronostique. Encéphale, mars 1910, n° 3.

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clut que le phénomène de l’« hyperkinésie réflexe » est d’un heureux pronostic et autorise à supposer que l'hémiplégie à pour cause un trouble circulatoire (anémie, hyperhémie, œdème), plus qu'une lésion destructive.

Nous signalerons encore, dans le même ordre de symptômes, le phénomène de Remak, qui consiste en ce fait que si l’on vient à pincer la peau de la cuisse, on obtient une flexion des orteils, avec flexion de la jambe sur la cuisse (1).

Le réflexe contra-latéral des adducteurs. — « Le phénomène consiste en ceci que, lorsqu'on percute le

tendon rotulien d’un côté, on voit chez certains indi- vidus présentant une réflectivité exagérée, se produire une contraction plus ou moins énergique de la masse des adducteurs du membre inférieur opposé à celui sur lequel a été exécutée la percussion ». (Pierre Marie et André Léri). La contraction réflexe se traduit par un mouvement de rotation en-dedans du pied opposé au tendon rotulien percuté.

Thüe et Strumpell (2) ont montré les premiers l'exis-

tence de ce réflexe. Pierre Marie en a fait l’élude (3).

(1) Remak. Neurol., centralbl., 1893 n° 15, p. 506.

(2) Taus. Tillfälde of tumor thalamici optici et capsulae internae. Med. Hemianästhesie, Mag. f. Lügewidensk, 1888, p. 567. — Srrum- PELL. Ueber primäre acüte encephalitis. Deutsches arch. f. Klinische med. Leipzig, Bd. 47, p. 58.

(3) Pierre Marie. Société médicale des hôpitaux, 13 avril 1894.

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Ganault l'a reprise dans sa thèse; il a constaté Le réflexe contra-latéral des adducteurs 24 heures après le début de l'affection, dans les hémiplégies récentes. Dans les hémiplégies anciennes il existe dans 57 p. 10Q des cas. Dans 70 p. 100 des cas il se manifeste par la percussion du tendon rotulien du côté sain; dans 20 p. 100 des cas par l'excitation du tendon du côté paralysé, dans 10 p. 100 il est bilatéral.

L'auteur, au nombre de ses conclusions, admet que la prédominance de la contraction des adducteurs du côte paralysé peut constituer un bon signe de présomption pour le diagnostic du côté de l’hémiplégie.

On peut aussi bien déterminer le réflexe contra-latéral des adducteurs par la percussion du condyle interne du fémur ou du tibia (Valobra et Bertolloti) (1).

Ajoutons que le réflexe contra-latéral des adducteurs existe chez 70 p. 100 des personnes normales pour Jouault, 20 à 50 p. 100 pour Hinsdale et John Madison.

Le phénomène du jambier antérieur. — Strümpell a signalé ce signe :

« Si l’on commande à un hémiplégique banal, placé dans le décubitus dorsal, les membres étendus, de fléchir la jambe sur la cuisse du côté hémiplégique,

on voit se produire, en même temps que le mouve-

(1) Vazogra et BerroLorri. Journal de l'Acadèmie royale de Turin, 1904, nos 11-12, p. 680, 689.

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ment commandé, du même côté, un mouvement associé involontaire consistant dans l'élévation du bord externe du pied et la rotation en dedans de Ia plante du pied. Ce mouvement est dû à une contraction du muscle jambier antérieur (tibialis anticus) dont on voit quelquefois le tendon saillir sous la peau au même moment.

Pour produire ce phénomène, il est utile de provoquer un effort de la part du malade dans le mouvement qu'on lui commande, et dans ce but, on doit s’opposer, dans une certaine mesure, à la flexion de la jambe sur la cuisse et en pressant légèrement de l'autre main la face dorsale du pied. Il est nécessaire enfin, pour produire ce phénomène, que l'hémiplégie soit incomplète, qu'il subsiste dans les muscles quelque activité fonctionnelle, »

Strümpell. Pierre Marie ont bien montré les rapports de ce phénomène avec les lésions pyramidales qui s'accompagnent de spasticité et de contracture. (1).

Les phénomènes de l'opposition complémentaire. Hoover a dénommé « phénomène d'opposition complémentaire », un symptôme qui consiste en ce fait que si l'on demande à un sujet sain étendu d'élever

une jambe, l’autre jambe s'appuie fortement sur le

(1) SrrumPeLr. Deutsche Zeitsch. f. Nervenheilk, 1901. — Pierre Marie et Crouzon. Société de neurologie, 2 juillet 1903.

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plan du lit. Le phénomène est plus manifeste encore si, en même temps que l’on commande le mouvement au malade, on cherche à s'y opposer.

Hoover, (1) Zenner (2) ont étudié ces phénomènes d'opposition complémentaire dans les hémiplégies, Lhermitte (3) en a repris l'étude.

Au cas d'hémiplégie flasque, le phénomène s’accuse du côté sain, alors que le malade essaie de soulever sa jambe paralysée ; il est d'autant plus fort que le membre parésié ou paralysé a besoin d’une stabilisation plus forte du bassin pour tenter de se mobiliser, Par contre, le phénomène de l'opposition complémenmentaire est absolument négatif du côté paralysé.

Si l'hémiplégie s'accompagne de contracture, l'opposition complémentaire est manifeste des deux côtés.

Dans l’hémiplégie du pithiatisme, au contraire, le phénomène de la contre-pression du côté sain fait absolument défaut lorsqu'on commande au sujet d'élever la jambe paralysée ; l'opposition se fait,en général, énergiquement du côté paralysé (Lhermitte).

Le signe de Grasset et Gaussel. — La flexion combi-

(1) Hoover. À new sign for the detection of malingering und functional paresis of the lower extremities. Jour. of the americ. med. association, 29 août 1908.

(2) Zenner. À new sign for the detection of malingering and functional paresis of the lower extremities. Jour. of the amer. med. association, 17 octobre 1908. ‘

(3) Laermirre. De la valeur des phénomènes de l’opposition complémentaire, Semaine médicale, 25 novembre 1908,

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née de la cuisse et du tronc. — Grasset et Gaussel (1) puis Bychowski (2) ont décrit un signe intéressant de paralysie organique du membre inférieur, qui consiste dans la possibilité de soulever isolément le membre paralysé avec impossibilité de soulever simultanément les deux membres inférieurs.

Ce signe est le phénomène inverse de ce qu'ont décrit à la main Pitres et Camus, l'augmentation de la force de serrement dans la main paralysée, quand on demande au malade de serrer la main saine en même temps.

Le signe de Grasset et Gaussel est un indice de stabilisation du bassin dans les mouvements de flexion de la cuisse sur le tronc. Si l’on prend soin, en effet, de fixer les crêtes iliaques, en appuyant fortement avec les mains contre le plan du lit, on peut obtenir l'élévation simultanée des deux jambes chez l'hémiplégique.

Ce phénomène, qui s'observe dans les paraplégies et dans les hémiplégies flasques ou avec contracture,

peut être rapproché du phénomène de la flexion com-

(1) J. Grasser et A. GausseL. Un signe de paralysie organique du membre inférieur. Possibilité de soulever isolëment le membre paralysè avec impossibilité de soulever simultanèment les deux membres inférieurs. Revue Neurologique, 15 septembre 1905, no 17.

(2) Bronowskr. Zur Phenomenologie der centralen hemiplegie. Neurol, centralb, 15 février 1907,

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binée de la cuisse et du tronc décrit par Babinski (1).

Lorsqu'on fait asseoir sur son séant un hémiplégique, la cuisse du côté paralysé présente un mouvement de flexion sur le bassin, et le talon se détache du sol, tandis que du côté opposé, le membre inférieur reste immobile. Babinski a étudié ce phénomène, sous le nom d'asynergie musculaire.

Grasset et Calmette, qui ont repris cette étude, ont trouvé ce signe soit chez des hommes débiles, âgés, soit chez des malades affaiblis par des maladies chroniques (comme la tuberculose, le diabète) ou aiguës comme la fièvre typhoïde (2).

Noïca et Paulian ont attiré l'attention sur un signe qui coïncide toujours avec ces signes précédents ; la flexion du genou (3), quand on demande à un hémiplégique. dont la paralysie est flasque, de soulever sa jambe malade. Ce symptôme disparaît petit à petit au fur et à mesure que la force renaît dans les exten-

seuTs.

(1) Bagmsxr. De quelques mouvements associès du membre inférieur paralysé dans l’hémiplègie organique. Société médicale des Rôpitaux, 30 juillet 1887. — De l’asynergie cérébelleuse. Revue Neurologique, 30 novembre 1899, n° 22.

(2) Grasser et Cazmerre. De la flexion du tronc dans le décubitus dorsal (acte de se mettre sur son séant). Société de neurologie de Paris, 5 décembre 1901.

(3) Noïca et PauLran. Un signe organique : la flexion du genou. Revue Neurologique, 15 mars 1913, n° 5.

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Le signe de Néri. — Néri a montré, par ses re-

cherches sur les hémiplégiques, que, dès les premiers és temps de la paralysie, il y avait une ébauche d'hyper- ‘4 tonie des muscles fléchisseurs de la jambe (1).

à Si l'on soulève passivement et alternativement les

jambes d'un hémiplégique comme pour la recherche

du signe de Lasègue, on observe du côte sain un angle de 70 ou 75 degrés, tandis que du côté malade on

D n'obtient qu'un écart de 40 à 50 degrés. Chez l'hémi-

p'égique ancien il est plus aisé de mettre le signe en évidence dela manière que voici : le malade étant : debout, on lui fait fléchir le tronc sur le bassin en lui 7 recommandant de tenir les jambes droites ; on observe une flexion de la jambe du côté paralysé, tandis que la jambe saine reste droite. Cette flexion est due à | l'hypertonie des fléchisseurs.

Abduction, adduction, flexion ét extension synciné- : | tiques. — Raïmiste, d'Odessa, a décrit deux signes intéressants d'hémiplégie organique du membre inférieur, l'adduction et l'abduction associées (2).

« a) Le malade étant couché sur le dos, les bras

croisés sur la poitrine, écarte les jambes jusqu'aux

(1) Nérr. Sur un nouveau signe d’hémiplégie organique. Société de neurologie, 2 décembre 1909.

(2) Raïmisre. Deux signes d’hémiplégie organique du membre infé. rieur. Revue Neurologique, 15 février 1909.

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bords du lit ; il est invité alors à ramener son membre inférieur sain, sans l'élever, à côté de celui qui est paralysé. En même temps, l'observateur cherche à empêcher ce mouvement; il se place pour cela du côté sain du malade; il applique une main sur la partie moyenne de la surface interne de la cuisse saine et, de l’autre main, il saisit la partie moyenne de la surface interne de la jambe correspondante, Le malade qui veut exécuter le commandement et ne peut se servir de son membre inférieur sain, retenu par l’observateur, ramène son membre inférieur paralysé à côté de celui quiest sain.

b) Le malade, couché sur le dos, avec ses deux jambes rapprochées l’une de l’autre, est prié d’écarter son membre inférieur sain, Comme dans le cas précédent, l'observateur s'oppose à ce mouvement en retenant des deux mains la cuisse et la jambe du côté sain. Si la force empêchanteest suffisante, le membre inférieur sain reste immobile et c'est le membre inférieur para- Iysé qui s'écarte. »

Ces phénomènes n'existent pas chez l'homme normal; on ne note, en en faisant la recherche, qu’une simple contraction des muscles adducteurs ou abducteurs. Ils apparaissent en cas de lésion du faisceau pyramidal. L'abduction et l’adduction syncinétiques se

montrent, en général, dans l’hémiplégie après l’appa-

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rition du signe de Babinski. Dans un cas de Raïmiste, le malade ne pouvait faire aucun mouvement de la jambe malade pendant les quatre premiers jours qui suivirent l'ictus. Au cinquième jour, les mouvements volontaires reparurent quoique très faibles; ils augmentèrent d'intensité les jours suivants, en même temps que la force musculaire s’accroissait. Dans un autre cas du même auteur, on notait, dès le deuxième jour, le signe de Babinski du côté de l’hémiplégie; deux jours après, se montraient les phénomènes d'abduction et d'adduction syncinétiques. Dans un autre cas de Raïmiste ces deux symptômes existaient du côté droit chez un malade le jour de son entrée à l'hôpital, (10 jours après l'ictus), et ce ne fut que 6 jours après qu'on notait le signe de Babinski,

Raïmiste, dans 18 cas d'hémiparésie organique, a constaté 6 fois le rapprochement complet brusque et sans arrêt du membre inférieur malade au membre inférieur sain; 5 fois la jambe paralysée ne parcourait que les 3/4 du chemin; 7 fois elle faisait un peu plus de la moitié du chemin, en deux ou trois étapes, et d'une facon telle que chaque nouvel effort pour mettre en mouvement le membre inférieur sain provoquait un rapprochement nouveau du membre inférieur malade.

Romagna-Manoïa, sur 20 cas qu'il a étudiés, a trouvé

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