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l’adduction associée 19 fois positive, l’abduction associée 12 fois positive (1).
Stroehlin, sur 22 hémiplégiques qu'il a observés, na pu trouver l’adduction et l'abduction syncinétiques dans un cas qui s'accompagnait de contracture très prononcée (2). Ces symptômes étaient positifs ou ébauchés dans les 21 autres cas : 14 hémiplégies anciennes avec contracture et 7 hémiplégies flasques. qui offraient déja des signes de spasticité.
Dans un cas que nous avons observé dès le deuxième jour de l'hémiplégie, nous avons constaté l'abolition du réflexe plantaire, l'impotence musculaire presque totale, en même temps que la présence normale du réflexe rotulien. Le troisième jour, le signe de Babinski apparaissait, et le quatrième jour, en même temps qu'une exaltation des réflexes rotuliens, se montraient ébauchées l’adduction et l’abduction syncinétiques.
Raïmiste (3) est revenu, plus récemment, sur certains mouvements associés du membre inférieur dans l'hémiplégie organique, montrant les mouvements
combinés d’adduction et de flexion syncinétiques,
(1) Romacna-Manoïa. Sur deux signes d’hémiplégie organique du membre inférieur. Hncéphale, 10 septembre 1909.
(2) SrroexriN. Loco citato.
(3) Raïmisre. Sur les mouvements associés du membre inférieur malade chez les hémiplégiques organiques. Revue neurologique, 30 janvier 1911.
phénomènes déjà entrevus par Cacciapuoti, et qui sont aussi fréquents que l’adduction et l’abduction associées (1).
Streohlin, enfin, a décrit la flexion et l'extension , syncinétiques plus rares (flexion cinq fois, extension douze fois positives ou ébauchées sur vingt-deux cas). Le « phénomène de la main ». — Décrit par Raïmiste, le « phénomène de la main », est des plus intéressants au point de vue qui nous occupe.
Le travail de M Raïmiste démontre que, dès les
heures premières de l’hémiplégie flasque typique, il existe déjà une ébauche d'’hypertonie des fléchisseurs ; c'est tout au moins la théorie pathogénique qu’invoque cet auteur, pour expliquer ce signe de l’hémiplégie organique.
Voici en quoi consiste le phénomène de Raïmiste: | le membre supérieur du sujet étant placé en pronation, le droit par exemple, l'observateur saisit la face palmaire de l’avant-bras avec la paume de sa main
gauche tandis que les doigts de sa main droite soutien-
nent la face palmaire de la main à examiner. Ceci
fait, il ramène l'avant-bras et la main du patient en
position verticale de façon que le coude appuie sur la
“ table sous-jacente, la main étant toujours soutenue,
(1) Cacciapuori. Nuovi segui di paralisi organica dell’arto inferiore. Annali di Nevrologi. 1910 n° 1. — Revue neurologique 15 avril 1911.
afin de former avec l'avant-bras correspondant un même plan; détournant alors l'attention du sujet, l'observateur soustrait sa main droite en la glissant doucement sur la main et l’avant-bras examinés.
Chez 100 sujets normaux (75 adultes et 25 enfants), M. Raïmiste a remarqué que la main privée de son soutien gardait sa position verticale (1). Chez 50 hémiplégiques récents, il a observé une chute brusque de la main.
Il y a certaines précautions à prendre pour la recherche du signe de Raïmiste : « En recherchant cette chute de la main, il faut seulement soutenir légèrement l’avant-bras examiné parce que dans le cas eontraire la pression forte que produit notre paume de la main sur les fléchisseurs de l’avant-bras examiné suffit par elle-même pour provoquer la chute de la main examinée ; de même en pressant de nos doigts embrassant la face dorsale de l'avant-bras les extenseurs de la main, nous les empêchons de se dilater et entravons par là même l'apparition du phénomène de la main dans le cas où il existe ».
Le phénomène de la main peut être trouvé immédiatement après l’ictus (Raïmiste l'a noté une fois dix
minutes et trois fois trente minutes après l’ictus).
(1) Raïmisre. Syndrome de la paralysie centrale organique du membre supérieur. Revue Neurologique, 30 novembre 1909,
Lire
On peut l’observer même lorsque le malade est plongé dans le coma; on ne l'obtient pas du côté opposé à celui qui sera paralysé. Sur le cadavre, on ne retrouve pas le phénomène de la main; il est négatif pendant la narcose chloroformique,
Raïmiste en conclut qu’il s’agit 1à de phénomènes mécaniques et que s’il y a chute de la main c'est que le tonus des fléchisseurs de la main de l'hémiplégique surpasse à un certain degré celui des muscles extenseurs.
Le « phénomène de la main » n'a pas été observé par Raïmiste dans 4 cas d’hémiplégie de nature hystérique.
Le « phénomène des interosseux » de la main. — M. Souques a décrit ce phénomène chez les hémiplégiques contracturés (1).
« Il consiste dans ce fait que, si on commande au malade de lever le bras paralysé, on voit du même côté, en même temps que le mouvement commandé s'exécute, les doigts de la main s'étendre et s’écarter involontairement. Ils reprennent lentement leur attitude primitive, au fur et à mesure que le malade
laisse retomber son bras. L'extension porte essentiel-
(1) Souques. Sur le phénomène des interosseux de la main ou phénomène des doigts dans l’hémiplégie organique. Société médicale des hôpitaux, 28 juin 1907.
NT Len
lement sur les deux premières phalanges, et l'abduction des doigts rappelle parfois le déploiement d’un éventail.
Pour que le phénomène se produise, il est nécessaire que la paralysie du membre supérieur soit incomplète, c'est-à-dire que le bras ne soit pas complètement paralysé et que son élévation puisse se rapprocher de l’horizontale, ou mieux l’atteindre et la dépasser ».
M. Souques a trouvé ce phénomène d'extension et d’écartement des doigts dix-neuf fois sur vingt-sept hémiplégiques pris au hasard. Dans les cas où il faisait défaut, la paralysie était complète et l’état de la contracture ne permettait pas une élévation du bras suffisante. Chez trois autres malades, M. Souques a observé le phénomène inverse, c'est-à-dire que les doigts se rapprochaient et se fléchissaient vers la paume. L'auteur rapproche ce phénomène, produit par la contraction des interosseux, du signe de Strümpell.
Le « phénomène des doigts » de Gordon. — Gordon, de Philadelphie, a décrit le phénomène qui consiste dans ce fait (1).
On soulève l’avant-bras du membre paralysé, et la
main de l'opérateur embrasse le poignet du malade,
(1) Gorpon. Journal of the american medical association, novembre 1911. — Revue Neurologique, 30 octobre 1912, n° 20,