‹ Les Petits Signes de la ContractureChapitre 18 sur 27 · ENG · texte numérisé non relu

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le pouce placé sur l'os pisiforme et les autres doigts sur la face dorsale du poignet. Si l'on comprime alors l'os pisiforme, on voit les doigts s'élever, se mettre en extension, et quelquefois en éventail. « Dans quelques cas seulement les deux derniers doigts s'étendent ; dans d’autres c’est le pouce, l'index et le médius, ou bien c’est le pouce et l’index ».

L'auteur a observé ce phénomène chez 55 hémiplégiques ; il ne l’a jamais observé chez les individus sains, ni chez les hystériques.

M. Souques, dans une note à la Revue Neurologique (1), fait remarquer que le phénomène qu'il a décrit en 1907 et le signe décrit par Gordon sont une seule et même chose ; ils ne diffèrent que par la manière dont on les provoque. |

Pastine, de Gênes (2), a repris l'étude de Gordon et arrive à des conclusions diamétralement opposées à celles de l’auteur américain. Pour lui, le signe des doigts de Gordon est physiologique ; chez les hémiplégiques avec contracture, il n'a pu mettre ce signe en évidence, et dans les cas qui s’accompagnaient

d'hypertonie, il était peu manifeste ; dans les cas

(1) Souques. Le phénomène des doigts. Revue Neurologique, 30 novembre 1912, no 22.

(2) Pasrine. Le phénomène de l'extension des doigts, normal et pathologique. Revue Neurologique, 15 mars 1913, n° 5.

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d'hémiplégie flasque le phénomène était sensiblement identique du côté sain et du côté malade.

« Le signe du pouce ». — MM. Klippel et P. Weill, ont trouvé, chez les hémiplégiques contracturés, le signe du pouce (1). Voici comment ils le décrivent :

« Lorsque, chez un sujet normal qui a misles doigts en demi-flexion, et qui laisse les muscles de son membre supérieur, et plus particulièrement les muscles de sa main, dans une flaccidité complète, on essaie de redresser, lentement, avec douceur, ses quatre derniers doigts, on peut voir parfois le pouce, abandonné cependant à lui-même, ébaucher, pendant ce mouvement provoqué des quatre premiers doigts, un mouvement spontané d'extension ; ce mouvement est d’ailleurs constant ;, mais Jamais on ne provoque ainsi un mouvement net de flexion du pouce. Si, au contraire, on fait la même manœuvre avec la main, raidie en flexion, de l’hémiplégique contracturé, on observe un mouvement de flexion du pouce dans la paume de la main, mouvement de flexion dont l’ampleur est plus ou moins grande, qui est parfois très étendue, toujours assez marquée. Pour rechercher ce phénomène,

le médecin prendra dans ses doigts les quatre derniers

(1) Kurwrez et M.-P. Werz. De la flexion spontanée du pouce par redressement provoqué des autres doigts chez des hémiplégiques contracturés, Société de neurologie, 17 avril 1908.

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doigts fléchis par contracture de la main de l’hémiplégique, et Les redressera doucement. La flexion spontanée du pouce frappera, alors, d'autant plus vivement que, fréquemment, on est en présence d'un malade qui volontairement ne peut faire aucun mouvement ni de son pouce, ni de ses autres doigts...

On peut observer le signe du pouce par le redres-

sement de l’index seul : on peut l’observer très ébau-

ché par le redressement isolé des doigts, mais il est toujours beaucoup plus marqué lorsqu'on redresse ensemble les quatre derniers doigts de la main.

Il est un point sur lequel nous voulons maintenant attirer l'attention ; le signe du pouce s’atténue et disparait par la fatigue. Si on essaie de le provoquer plusieurs fois consécutives chez le même malade, on voit l'ampleur du mouvement spontané du pouce diminuer peu à peu, et bientôt, par Le redressement des quatre derniers doigts, on ne peut plus provoquer le signe du pouce ».

MM. Klippel et M. P. Weill n'ont pu trouver le signe du pouce chez 5 hémiplégiques non contracturés ; 9 hémiplégiques avec contracture présentaient ce signe. Ils pensent qu’il peut servir encore au diagnostic différentiel entre l'hémiplégie organique et l’hémiplégie hystérique. F

Pierre Marie et Léri estiment que la flexion d’une

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