‹ Les Petits Signes de la ContractureChapitre 19 sur 27 · SOU · texte numérisé non relu

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articulation est la conséquence de l'extension forcée de l'articulation voisine dans l'hémiplégie (1). « Lorsquon cherche à étendre passivement les doigts du malade, on y parvient souvent plus ou moins complètement, à la condition d'agir avec lenteur ; de même pour les articulations de l'avant-bras : mais assez souvent lorsqu'on cherche à étendre l'une de ces articulations on voit l’articulation voisine se fléchir plus fortement comme pour compenser par cette flexion l'extension obtenue par force ».

Les mouvements associés du membre supérieur. — Le signe de Sterling.— Les mouvements associés s'observent fréquemment au membre supérieur.

A côté du signe du pouce et du signe des interosseux que nous avons décrits séparément, parce qu'ils sont d'un intérêt tout particulier, on peut prendre dans leur ensemble les autres syncinésies, qui ont été mentionnées.

Stroehlin, dans sa thèse, a fait l'étude des mouve-

ments associés qui suivent : 1° La fermeture énergique de la main.

2 La flexion de l’avant-bras sur le bras avec oppo-

sition à ce mouvement.

(1) Pierre Marre et A. LÉr Sémeiologie nerveuse. Hémiplégie. Nouveau traité Brouardel et Gilbert, 1911, page 301.

Meurisse

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3° L'élévation du bras jusqu’à l'horizontale, avec opposition à ce mouvement.

Tous ces phénomènes peuvent s’observer passivement du côté malade quand on demande à l’hémiplégique d'exécuter ces mouvements du côté sain; on les met en évidence ens’opposant à l'effort musculaire.

Ces mouvements s’observent dans les hémiparésies, jamais dans les paralysies complètes: dans les hémiplégies récentes, qui témoignent d'une hypertonicité commençante et dans les hémiplégies avec contracture, à condition toutefois que la raideur ne soit pas un obstacle à la mobilisation.

Sterling, de Varsovie, a décrit un autre mouvement associé à l’adduction syncinétique du bras malade dans l’hémiplégie organique (1), tout à fait identique au signe de Raïmite.

« On laisse le malade couché sur le dos, et on met les deux membres supérieurs en abduction extrême. C'est alors qu'on engage le malade à exécuter l’adduction active avec le membre supérieur, sain, et on observe comment se comporte le membre malade. On constate une faible contraction du muscle pectoral et des autres adducteurs du membre. Il arrive souvent

(1) W. Sreruinc. Adduction syncinétique du bras malade dans l’hériplégie organique, 80 octobre 1912, n° 20.

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