‹ Les Petits Signes de la ContractureChapitre 20 sur 27 · NOT · texte numérisé non relu

NOT

qu'on ne peut pas voir cette contraction, mais qu'on peut la sentir en palpant les muscles ‘correspondants ; il se peut enfin qu'il n'y ait ni effet moteur ni tonique.

Si, par contre, nous engageons le malade à faire le plus énergiquement possible l’adduction du membre et si,en même temps, nous nous opposons à ce mouvement, le membre paralysé exécute passivement l’adduction vers le thorax. Quant au caractère de cette adduction passive, sa vitesse et son amplitude, il se présente trois possibilités : 1° Le membre, par un mouvement rapide et brusque, parcourt toute la distance qui le sépare du thorax ; ce mouvement est d’une telle amplitude que le membre malade se jette sur la région mammaire. 2° Le mouvement est plus lent et durable, continu, tout en étant aussi ample ou un peu moins ; de sorte que le membre se colle par sa face interne contre le thorax, ou bien ne l'atteint pas. 3 Dans un troisième cas, enfin, le mouvement est exécuté d’une manière discontinue, saccadée, avec des poussées correspondant plus ou moins aux efforts actifs du membre sain ».

L'auteur a recherché le phénomène dans 25 cas,

Il s'agissait de parésie ; le phénomène n'apparaît pas

dans la paralysie complète.

Le phénomène de Sterling peut s'observer, quand

on recherche le phénomène de Raïmiste.

SP + LYSRISS

RARE en

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AA (Eee

Sterling dit que, dans certains cas, ce phénomène apparaît plus distinctement et avec une amplitude plus grande au cours de l’adduction forcée de la hanche que de celle du bras sain.

Dans deux cas d’hémiplégie hystérique observés par Sterling, le phénomène manquait.

Le « signe de l'avant bras ». — M. André Léri a décrit sous le nom de « signe de l'avant-bras», un: mouvement d'ordre réflexe, positif chez l'individu à système nerveux normal et négatif au cours de certaines affections pyramidales (1).

Voici en quoi consiste ce signe physiologique: « On recommande au sujet de laisser complétement passif le membre supérieur examiné et on le soutient avec la main gauche au niveau du poignet ou de l'avant-bras. Avec la main droite, on fléchit alors ses doigts dans la main, puis sa main sur l'avant-bras : on « enroule » la main sur elle-même. On force un peu; à ce moment on voit l'avant-bras se fléchir progressivement, comme sous l'influence d'un ressort ou d'une traction élastique. » Pour éviter de produire en même temps cette flexion de l'avant-bras en poussant.

involontairement le poignet, il suffit de chercher avec

(1) André Léri. Un phénomène réflexe du membre supérieur : Le- « signe de l’avant-bras ». Revue Neurologique, 15 mars 1918, n° 5.

op

le pouce ou l'index de la main à s'opposer à ce mouvement.

« Le phénomène peut disparaitre pathologiquement quand il existe une lésion organique sur l’une quelconque des longues voies réflexes qu'il emprunte, à savoir : nerfs périphériques, voie sensitive ou motrice dans la moelle cervicale au-dessus du cinquième segment, le trou cérébral et le cerveau jusqu’au niveau de la corticalité. »

I! peut, par suite, disparaître ou diminuer dans tous les cas d'hémiplégie organique cérébrale, pédonculoprotubérantielle ou bulbo-protubérantielle. Il persiste

LA

dans les paralysies fonctionnelles,

Un premier point se dégage de l'étude des faits, c'est que, dans la généralité des cas, la flaccidité consécutive aux lésions cérébro-médullaires du faisceau pyramidal, si élle est totale, s'accompagne d’abolition des réflexes cutanés, de la suppression des réflexes rotuliens et de l'absence de mouvements associés.

Si, au contraire, la flaccidité n’est pas totale, on

peut dès lors observer des signes d'irritation du fais-

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