‹ Les peuples orientaux connus des anciens ChinoisChapitre 22 sur 87 · I. Ethnographie des peuples étrangers, t. I, p. 22 n · texte numérisé non relu

I. Ethnographie des peuples étrangers, t. I, p. 22 n

ciens textes chinois, a été, comme le mot li « lieue », employé avec des significations différentes, et que, sous le pinceau des bons écrivains, il a changé de valeur suivant qu'il précédait ou suivait le nom de nombre auquel il se rapportait; de telle sorte qu^il faudrait alors interpréter le mot fang de la manière suivante :

Fang, lorsqu'il précède un nombre de //, indique un carré dont un côté a ce nombre de li pour mesure : Jang-\ li m x* li ^.

Au contraire, lorsqu'il est placé après le nombre de //, il indique des carrés d*uN // qui sont groupés d'une manière quelconque dans Tensemble des li indiqué par le nombre : x-li-fang zz x li *.

Voyons maintenant à appliquer ce principe à Texplication d'un texte dont on lira plus loin la traduction, et dans lequel se trouve une évaluation du territoire de la Corée à l'époque des Trois-Han (San-kan), évaluation reproduite dans le Weti'hien-toung-kao de Ma Touan-lin ^

I D'Hervey de Saint-Denys, Ethnographie des i^eupies étrangers, loc. cit.

Ce territoire, à l'époque en question, était, suivant les Chinois, de plus de 4 000 // ^ (/angsse-tsienyu li), c'est-à-dire de 16 000 000 de li ^. La Corée actuelle, d'après les meilleures sources, mesure 79,414 milles anglais carrés, non compris les îles, soit 206 476 kilomètres carrés, et avec les îles, environ 25o kilomètres carrés. Or cette surface représente un carré de 5oo kilomètres de coté (\/ 350,000 kil. * = 5oo kil.). Ce sont donc ces 5oo kilomètres qui répondent aux 4 000 // de coté du texte chinois, soit i25 mètres pour I //. Ce calcul ne saurait satisfaire, si l'on admettait que le // de cette époque, était de 55o à 600 mètres; mais cette mesure itinéraire (qui notamment ne représentait que 329 mètres au viii« siècle) était alors beaucoup plus petite, ainsi qu'il résulte des observations présentées plus haut. On arrive de la sorte, malgré le chiffre considérable que donne ici la manière exacte de traduire le vçiOX fangy bien plus près de la vérité, qu'en cherchant, par le procédé artificiel mentionné plus

go KTHNOGRAPHIK DES CHINOIS

haut, à réduire en un bloc une évaluation territoriale qui, en dépit de cet effort, reste inconciliable avec les indications les plAis exactes de la géographie contemporaine.

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